Vidéo : La Moto Guzzi V7 fête ses 50 ans aux Wheels and Waves

50 ans ! La Moto Guzzi V7 fête son cinquantenaire ! Pour l’occasion, on est allé essayer la petite italienne durant les Wheels and Waves à Biarritz. Des barbus, des tatouages, du surf mais surtout de superbes motos…

RETRANSCRIPTION DE LA VIDEO

MOTO GUZZI V7 III SPECIAL

  • Prix : 9 099 €
  • Puissance : 52 ch
  • Poids : 193 kilos

 

On a aimé

  • Le look sympa
  • La prise en main facile
  • Les vibrations juste comme il faut
  • Le passé historique de la V7

 

On n’a pas aimé

  • La boite un peu dure
  • La sécheresse des amortisseurs

Salut à tous, aujourd’hui on est à Biarritz. Il fait super beau, l’eau est chaude, y’a des gens à la plage, mais on est là pour bosser. Et ouais, on est aux Wheels and Wave et on va profiter de cet événement pour fêter les 50 ans de la Moto Guzzi V7. Et promis, on ne va pas se moquer des hipsters. Enfin, juste un petit peu ».

La course de flat track El Rollo

Les Wheels and Wave, c’est un rassemblement placé sous l’égide du cool où la moto est à la croisée d’autres disciplines comme le surf, le skate, la musique, les expos… Ou encore la coiffure (24.41)

Un endroit idéal pour se pencher sur la nouvelle Moto Guzzi V7 III, qui vient de fêter ses cinquante ans de carrière.

Mais avant de vous livrer un essai approfondi de la petite italienne, on va tenter de vous faire ressentir l’esprit qui règne ici.

Et pour commencer, rendez-vous directement sur l’hippodrome de San Sébastien pour El Rollo.

Une course de flat track organisée pour la deuxième année consécutive.

Pas de frein avant, des meules plus ou moins puissantes, et aussi plus ou moins récentes, une recherche assez pointue dans la déco et le style vestimentaire (moto joker 11.00), voilà l’idée générale de cette course bon enfant.

Et au milieu de cette troupe d’amateurs de poussière qui aiment tourner en rond, on est tombé sur Marco de l’atelier OMT Garage.

En bon tiffosi, il a décidé de préparer une Moto Guzzi V7 Racer façon dirt bike pour s’aligner sur l’épreuve d’el Rollo.

Il faut savoir que ces artistes transalpins ne sont pas les premiers venus en matière de Moto Guzzi. En 2016, ils ont remporté Lord of the bikes, une émission de télé consacrée aux préparateurs, avec une superbe création sur base de V9 baptisée Silver Knight.

« Les modifications principales concernent les roues. Elles sont en 19 pouces à l’avant et à l’arrière pour pouvoir monter des pneus de flat track. Le guidon est plus large, pour augmenter le contrôle de la moto. On a enlevé le frein avant, car on n’en a pas besoin. Et les suspensions sont plus souples (…) Comme il n’y a pas de frein avant, c’est mieux d’avoir une fourche souple.

– Pour toi, que représente Moto Guzzi ?

– Pour moi, les Moto Guzzi sont les meilleures motos au monde. Pas parce que je suis italien, mais à cause de l’histoire de Moto Guzzi. Dans le passé, ils ont fabriqué tous les types de moteurs, un, deux, quatre, six ou huit cylindres. Aujourd’hui, les gens redécouvrent le 8 cylindres que Guzzi a construit en 1957. (…)

– Giulio Cesare Carcano, le concepteur de la V7, est-il ton héro ?

– Oui, oui. Il a montré que ses idées étaient bonnes. Son moteur n’est pas un Boxer car les cylindres sont trop bas, ce n’est pas un V-Twin comme Harley car le cylindre arrière est trop chaud. Selon moi ce moteur est la meilleure solution. (…16.58) Moto Guzzi a augmenté la cylindrée, mais l’architecture est toujours la même. C’était donc une bonne voie à suivre. (17.03)

Il semblerait que la V7 Speed Demon soit aussi flatteuse à la rétine qu’efficace une fois en piste !

Car à son guidon, Marco a terminé deuxième en catégorie Super Hooligan, celle des motos de plus de 750 cm3.

LE VILLAGE des Wheels and Waves

On quitte rapidement la piste de dirt d’El Rollo pour se rendre à la cité de l’océan de Biarritz, où se situe le Village des Wheels and Waves.

Un espace cool tranquille avec musique, boissons, démo de skate… et shopping !

C’est dans ses tentes militaires que les marques exposent leurs produits. Le paradis pour les fans de mode vintage. Car ici, y’a tout ce qu’il faut pour équiper un motard hipster venu les mains vides !

Des casques !

C’est con, j’ai déjà un casque »

Des T-shirt

C’est con, j’ai déjà un T-shirt en plus »

Des chaussures

C’est con j’ai déjà des pompes. Par contre c’est vrai que j’en ai pas pour marcher sur un glacier. Mais bon, vu la météo ça ne risque rien »

Des coiffeurs tailleurs de barbes

C’est con, je me suis rasé avant de venir »

Et y’a même des statues

C’est con, je comprends rien à l’art Moderne »

Et ben malgré tout ça, y’a encore des mecs qui veulent se la jouer différent en venant saper comme des motards normaux !

La palme de l’anticonformisme revenant à ces trois gars pas du tout corporate avec la mode ambiante !

Au milieu de cette friperie géante, on trouve aussi tout type de motos. Des motos en bois (23.03) mais aussi des machines plus traditionnelles.

« Ha le stand Moto Guzzi. Ça tombe bien, j’avais pas de moto »

L’HISTOIRE DE LA MOTO GUZZI V7

« Ça c’est la V7 anniversaire, qui fête les 50 ans du modèle. En fait, si la moto a été présenté au salon de Milan en 1967, le premier prototype date de 1964. L’idée de faire la V7 est née chez Moto Guzzi après un appel d’offre de l’armée et la police italienne qui cherchaient à remplacer la vieille Falcone (photo). Et le projet a été confié à l’ingénieur Giulio Cesar Carcano. Il a utilisé pas mal de concepts qui venaient de l’automobile. Et la base du moteur est un dérivé de celui d’un tracteur trois roues motrices. C’est dingue non ? »

Voici donc le drôle d’engin dont est issu la base moteur de la première V7. Un tracteur militaire d’à peine 20 chevaux mais doté d’un couple énorme.

Le Twin longitudinal de la V7 fut construit pour combiner la simplicité de fabrication à la robustesse.

Voilà notamment pourquoi il était équipé d’un carter monobloc en alliage léger et d’un vilebrequin forgé en une seule pièce. A noter que la boite ne comptait que 4 vitesses.

Sur ces photos d’époque, on note le cadre double berceau tubulaire, les freins à tambour de 220 mm avec double came à l’avant, les roues de 18 pouces équipées de jantes en alu ou encore la fourche Marzocchi qui pouvait paraître énorme à l’époque à cause des caches en tôle qui protégeaient les tubes plongeurs.

 

Évidemment en 50 ans, la petite Guzzi a beaucoup évolué. Et la nouvelle V7 III bénéficie de nombreuses modifications par rapport à la version précédente.

La géométrie de la direction a été revue, tout comme les amortisseurs arrières Kayaba.

Les reposes pieds ont été avancé et la hauteur de selle légèrement abaissée.

Côté moteur, afin de répondre aux normes euro4 tout en gagnant un peu de puissance, les ingénieurs ont changé le vilebrequin, les culasses, les pistons, les cylindres ainsi que l’échappement.

Au final, la V7 Anniversario libère 52 ch à 6 200 tours pour un poids de 193 kilos à sec.

Avec son look rétro et son coloris chromé, la belle italienne est parfaitement à son aise au milieu du village des Wheels and Waves.

Et avant d’aller cruiser le lendemain à son guidon sur les routes du Pays Basque, on n’allait pas partir se coucher sans poser quelques questions à Vincent Prat, l’un des organisateurs de cet événement.

Partie d’une réunion entre potes, les Wheels and Waves ont pris une sacrée ampleur en moins de 10 ans.

Surfant sur la mode du vintage qui attire les néophytes, tout en tentant de satisfaire les purs et durs de la moto classique. Pas simple comme grand écart.

INTERVIEW DE VINCENT PRAT, organisateur des wheels and waves

« – Est-ce que tu as l’impression de faire naître le plaisir de la moto à des gens qui ne le connaissait pas ?

– Je pense. (…) j’ai vécu à l’époque où cet esprit n’existait pas, la ségrégation. Je suis dans les motos anglaises depuis 40 ans, et dans ce milieu très fermé, on n’accepte pas les nouveaux venus. On n’accepte pas ceux qui ne tournent pas leur boulon eux-mêmes. Et je trouve ça un peu dommage, un peu limité. Je n’ai pas hésité à faire du prosélytisme pour convaincre des copains de se payer leur rêve. Et ouais, y’a quelques vocations qui sont nées comme ça.

– Et dans le sens inverse, est-ce que les Wheels and Waves ont ouvert l’esprit de ces mecs qui font partie de cercles très fermés ?

(…) Je pense que pendant des années on a été ultra critiqué. Et que petit à petit les esprits s’ouvrent. Parce que des gens ultra légitimes comme des Franck Chatokhine en France, Dimitri Coste, qui sont au-dessus de toutes critiques. Ou des Go Takamine au Japon, ou Steve Caballero pour le skate, ou encore Rolland Sands. A la fin, les gens se disent : « c’est peut-être pas si mal, on devrait y aller ». Seuls ceux qui ne sont pas venus critiquent encore. Généralement quand on est venu une fois, on se dit que c’est pas si mal ».

Bienvenu au Pays Basque ! Une région où tu t’endors avec un soleil radieux pour te réveiller sous un crachin bien relou.

Mais il en fallait plus pour décourager Coralie et Jérôme, nos deux fans Facebook qui vont avoir la chance de nous accompagner découvrir les différentes versions de la V7 III.

Et qui au passage, vont bénéficier de mon savoir à la fois encyclopédique et divertissant !

« Bon ben on va y aller. Et vous savez pourquoi elle s’appelle la V7. Car quand elle est sortie, elle avait un moteur en V et elle faisait 700 cm3. Ouais, ils ne se sont pas foulés les italiens. Allé, c’est parti ! »

Sous cette météo bien pourrave, la V7 est finalement plutôt plaisante à conduire. En effet à la différence d’une sportive ou d’un roadster radical, le manque d’adhérence n’est pas trop handicapant car la transalpine plonge rapidement son pilote dans un mode balade.

De plus, la facilité de prise en main tout comme le freinage plutôt efficace rassurent dans ces conditions parfois apocalyptiques où même les branches d’arbres s’y mettent pour nous barrer la route.

Dans cet environnement hostile, la moindre pause pour échanger nos V7 Stone, Special et Anniversario permet de se relâcher un peu. Et aussi de se cultiver.

« Là je vais vous expliquer pourquoi l’Aigle est l’emblème de Moto Guzzi. La marque a été crée en 1921, mais ce sont trois amis qui ont eu l’idée de faire Moto Guzzi pendant la première guerre mondiale. Ils étaient dans l’aviation et hélas, l’un des trois est mort dans un test d’avion en 1919. Et en guise d’hommage, les deux autres ont choisi de mettre l’aigle sur leur réservoir. Qui était un peu l’emblème de leur escadrille. C’est super ce que je vous raconte hein ?

– Ouais, c’est super intéressant.

– Je suis hyper calé en Moto Guzzi. Il fait mauvais mais il y a une bonne ambiance. On y retourne ?

– C’est parti on y va.

– C’est pas tout ça mais faut bosser un peu quand même.

Les kilomètres s’enchainement, les gouttes tombent encore et toujours et nos trois Guzzi changent régulièrement de mains.

L’occasion de faire un point sur leurs différences.

Les Différents modèles de Moto Guzzi V7 III

La version Stone est l’entrée de gamme. A 8 499 €, c’est la moins chère du lot. Elle profite d’une peinture mate, de pots d’échappement noirs, d’un compteur simple, de jantes à bâtons, de soufflets sur la fourche et d’une selle plus fine.

Ensuite, la version Spécial est légèrement plus cossue avec sa peinture bicolore, ses jantes à rayons et ses pots chromés, son tableau de bord à double cadrans ainsi que sa selle molletonnée dotée d’une poignée passager. Elle coute 9 099 €.

Le modèle Anniversario est une version Spécial upgradée avec ses chromes à foison, sa selle en cuir marron avec un rappel le long du réservoir et sa plaque officielle. C’est une édition limitée qui s’affiche à 10 899 €.

A noter qu’il existe aussi une version Racer à 10 499 €, mais que nous n’avions pas en essai. Et dont le look colle plus à la course avec son cadre rouge, la selle monoplace ou les plaques numéros.

Alors, quelle V7 a le plus plu nos deux gagnants ? bah il suffit de demander.

« On va profiter de cette petite pause pour se désaltérer, vue qu’on a pas eu assez d’eau, et on va un petit bilan sur cet essai de la gamme V7. En commençant par toi Coralie, que peux-tu nous dire de cette moto ? »

 

« Vraiment sympa à prendre en main. Facile à conduire, agréable. Dommage pour la météo mais j’ai vraiment appréciée de rouler avec cette moto (…36.10) C’était fluide. Tu accélères, ça tremble un peu. Il est vraiment sympa ce bicylindre et c’est cela qui donne le charme à cette moto. (…36.19) Ca manque de bruit, de sonorité. Je ne sais pas si on peut mettre un pot où une ligne mais cela manque de bruit.

« Ho ben la version 50ème anniversaire. J’ai adoré, elle est vraiment belle. Un petit look rétro qui brille, c’est parfait. Elle te va très bien d’ailleurs. Elle est superbe. » 

« Merci Coralie. A toi Jérôme, même question, quelles sont tes impressions sur cette gamme V7 ?

« Ça se passe super bien. C’est facile à prendre en main. On se sent instantanément bien dessus. Grâce à la selle plus épaisse, la version anniversaire est vraiment confortable. C’est vraiment sympa à conduire.

« Toi, c’est intéressant car tu as un bicylindre avec la Z650, est-ce que tu as vu des différences avec le moteur en V ?

« J’aime bien les vibrations. Rien qu’au démarrage, la moto bouge de droite à gauche. Et puis le couple est vraiment pas mal. En revanche je trouve que la boite de vitesse est parfois limite. Mais sinon c’est une bonne moto qui donne de bonnes sensations.

Ce n’est pas du tout le type de motos que vous avez actuellement, mais est-ce que vous pourriez vous laissez tenter par ce type de motos rétros ?

– Ouais, je pourrais.

– Complétement oui. Pour aller au boulot ou pour se promener en bord de met c’est idéal.

– Pour des petites balades, c’est très bien.

– Et pour finir, quelle version as-tu préféré ?

– La version anniversaire aussi. Avec son look, elle est vraiment sublime. Elle est vraiment sympa ». 38.38

« Et au fait, avant de retourner rouler, vous saviez que la première V7 avait comme cylindrée 703,717 cm3, ce qui est hyper rare. (…41.23) Alors que la nouvelle, la V7 III, elle fait 744 cm3. Car l’alésage et la course dont de 80 et 74 mm. C’est top non ? Allé, on y retourne ! »

« Sinon, vous saviez aussi qu’au début, la V7 a été faite pour répondre à un appel d’offre de la police et de l’armée. Et ce n’est qu’en 1965, alors que la V7 est sortie en 67, qu’ils ont décidé de faire une version civile. C’est fou l’histoire de cette moto non ? »

Notre balade se poursuit tranquillement sur les petites qui serpentent entre la France et l’Espagne. La météo est un peu plus clémente, et je profite du moindre arrêt pour transmettre mon savoir sur l’histoire de la V7 à nos chers accompagnateurs.

« Au fait j’y pense, en 1966 Moto Guzzi a été placé en redressement judiciaire car ils étaient en difficulté. Et du coup ils ont viré tout le monde, même Carcano, le mec qui a conçu la V7. La moto est sortie en 1967 et Guzzi en a vendu un bon millier, ce qui a bien aidé ses comptes. Hé ben Carcano, qui était parti dans la conception de bateau, n’a pas vu sa moto se vendre. Et là, on n’est qu’en 67, aujourd’hui on est en 2017, j’ai donc 50 ans de V7 à vous raconter !  Ça va être génial. »

« Comment il nous a soulé avec l’histoire de la V7 »

 

« Non mais attend, en plus il a dit qu’il lui restait 50 ans à nous raconter. Moi je vais jamais tenir »

 

« Bon allé viens, on se casse de notre côté »

 

« Et vous savez que.. ? Ha ben ils sont passés où ? Putain, t’emmènes des gens en roulage et ils se cassent de leur côté !! Tant pis… En plus c’est ballot, il ne pleut plus ! »

L’essai de la Moto Guzzi V7 Special

Et bien me voilà seul pour finir l’essai de la V7. A l’image de la plupart des machines rétros, la Moto Guzzi mise plus sur le charme que sur les performances pures. Et elle tape juste, distillant juste ce qu’il faut comme dose de mouvements et de vibrations.

Comparé au bloc de la V9, certains pourront trouver que ce 750 manque un peu de coffre. Mais le twin de la V7 offre des accélérations suffisantes. D’autant qu’il ne sert à rien de le cravacher car l’essentiel se passe entre 3 et 5 000 tours, sans parler de la boite de vitesse plutôt lente.

Et puis, si le freinage demeure convainquant, le châssis de l’italienne exige de la douceur. Si vous brusquez la V7, elle se mettra à dandiner et élargira sa trajectoire. Enfin, gaffe aux rétrogradages trop appuyés, qui peuvent occasionner quelques blocages de la roue arrière.

Pour tirer la quintessence de la Guzzi, il faut se mettre à son rythme. Celui de la dolce vita !

« Grâce à son moteur coupleux la V7 n’est pas frustrante sous la pluie, du coup c’est agréable de rouler même quand l’adhérence n’est pas terrible. Mais bien évidemment, c’est quand même mieux sur le sec. Et ce qui est vraiment charmant sur cette moto, c’est son moteur. Avec le couple de renversement qui rend le twin bien vivant. Comme quoi, pas besoin d’une grosse moto pour avoir des sensations ».

« Par contre si niveau sensations c’est pas trop mal, côté confort ça pourrait être mieux. Les amortisseurs arrières sont plutôt secs, et quand on prend des chocs à moyenne vitesse, cela vous remonte directement dans la colonne ».

« Quant à la selle, elle est moelleuse au touché et plutôt agréable sur de courts trajets. En revanche, elle a tendance à se tasser au bout d’un moment, et sur les longs voyages cela fait mal aux fesses ».

« Bon, à la décharge de la V7, ce n’est pas non plus une GT. Rares sont les gars qui vont se faire 500 ou 600 kilomètres d’affilés à son guidon. C’est plutôt une moto urbaine, voir périurbaine, et pour faire de petites ballades, elle fait très bien son taf ! »

La V7 fait partie de ces motos que l’on est content de prendre chaque matin. D’abord par sa plastique réussie, puis par le coup de démarreur qui fait vibrer la belle et enfin par ses prestations dynamiques accessibles à tous.

Pour un peu moins de 10 000 euros, vous pénétrez dans la famille de la légendaire marque située sur les bords du lac de Côme. Certes, ça fait un peu cher le billet d’entrée, mais pour qui souhaite une chouette meule chargée d’histoire et franchement plaisante à piloter, on vous la conseille fortement.

Sans oublier le côté fashion, qui n’est pas à négliger quand on vient aux Wheels and Waves.

LA SOIREE ART BIKE

« Après un bon essai de la V7, dont la moitié était un peu humide, on est venu ici, à l’Art Bike, c’est une soirée organisée dans le cadre des Wheels and Waves. Et qu’est-ce qu’on voit sur le parking ? Et bien on voit ça !

C’est une V7 Sport. Une moto qui date du tout début des années 70 et qui a été développé par un mec qui s’appelle Lino Tonti, c’est un ingénieur qui va beaucoup marquer l’histoire de Moto Guzzi. C’est l’une des premières motos de série à dépasser les 200 km/h. Son moteur faisait à peu près 70 ch. Sauf que celle à un frein à disque alors que l’original avait des freins à tambour. Et elle a surtout une jante avant de Supermotard Seura 3. Qui est très belle, mais qui n’est pas vraiment d’époque ».

L’Art Bike résume en soit l’intérêt des wheels ans Waves, c’est-à-dire que dans un même endroit, plusieurs disciplines se côtoient. Si une partie du spectacle se passe sur le parking, à l’intérieur de l’ancien marché au poisson de la ville de Pasaia on trouve de tout.

Des vieux surfs (51.58 – 53.08), des barbus (52.40), des vieux skates (51.46), des vieilles guitares (51.15), des photos (51.53), des barbus (52.35), un DJ (52.19), des dessins (53.34), de l’art moderne (55.30), de la bière (50.59), des barbus (53.59)… Et évidemment des motos anciennes ou customisées !

Mais surtout, j’ai enfin trouvé un mec qui s’intéressait à toutes mes anecdotes sur l’histoire de la V7.

Hé, tu savais que la V7 Sport disposait d’un guidon multipostions réglable en hauteur et en écartement qui sera ensuite abandonné sur la 750 S3 de 1975.

Non ? Sérieux ?

Et en 1973, Moto Guzzi est racheté par l’industriel Argentin de Tomaso qui au début n’avait pas forcément d’intérêt pour les V Twins ?

Hooo ? Hé ben…

Et ça fait un bail que Moto Guzzi mise sur la mode rétro. En 89 ils sortent la 1000S qui hérite du moteur de la Le Mans mais qui ressemble comme deux gouttes d’eau à la S3 de 75.

 


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