WSBK : Guarnoni sera de retour en Superbike au Qatar

Après avoir terminé cinquième du Superstock 1000 avec une victoire à Magny-Cours, Jérémy Guarnoni va retrouver le Superbike à l’occasion de la dernière course de la saison. Au Qatar, il remplacera Riccardo Russo au sein du team Kawasaki Pedercini. Entretien avec le Toulousain.

Jérémy Guarnoni en compagnie de son patron, Lucio Pedercini (avec les lunettes), sur la grille de départ à Portimao. ©Gold and Goose

Jérémy, tu remplaceras donc Riccardo Russo au Qatar au sein du team Pedercini pour la dernière manche Superbike de la saison…
Oui, c’est pour me faire un cadeau par rapport à ma saison en STK 1000. Et puis vu que cela ne va pas terrible avec Russo au niveau des résultats, ils ont donc décidé de me faire rouler pour la dernière manche de la saison, au Qatar.

Quand est-ce que tu l’as appris ?
Je l’ai su après la fin de ma course à Jerez. Ils en avaient discuté avec Kawasaki Europe. Et puis il y a aussi une optique pour 2018 car ils aimeraient bien que je monte en Superbike. C’est donc à la fois un test pour la saison prochaine et une récompense pour ma saison en Stock.”

Au terme de la sa saison en Superstock 1000, Jérémy s’est classé à la cinquième place au général, en ayant gagné sa course à domicile à Magny-Cours. ©Gold and Goose

Tu avais déjà roulé en Superbike en 2014 au sein de la structure d’Adrien Morillas, à l’époque de l’EVO. Comment appréhendes-tu ce retour ?
Je vais disposer d’une machine qui est meilleure qu’une EVO. L’électronique est top. La moto est bien équipée. Après, on sait qu’il y a six machines officielles sur la grille donc on est forcément derrière ces pilotes-là. Et puis il y a aussi quatre ou cinq motos privées qui sont très bonnes. Ce n’est donc pas facile de rentrer dans le top dix aujourd’hui en Superbike. Le team en est conscient. Je n’ai aucune obligation de résultats mais j’aimerais au moins rentrer dans les dix sur une des deux manches. Je pense que c’est le potentiel de la moto avec un pilote en confiance. C’est d’ailleurs ce qu’avait réalisé Haslam la saison dernière.

Tu as déjà pu faire quelques tours sur la ZX-10R en version Superbike ?
Je la connais un peu. J’ai fait dix tours à Aragon pendant une séance d’essai avec Pirelli.

Je n’ai aucune obligation de résultat, mais j’aimerais bien rentrer dans le top dix sur une des deux manches. C’est le potentiel de la moto avec un pilote en confiance.

Est-ce que cette dernière course au Qatar va jouer pour ton avenir la saison prochaine ou pas du tout ?
Cela va jouer un peu, c’est sûr. Déjà, pour moi, afin de savoir de quoi je suis capable. Monter sur une machine et faire un bon résultat quand tu n’as pas beaucoup d’expérience, cela n’est pas facile. Ce qu’a réussi à réaliser Sylvain Guintoli à Jerez, c’est vraiment bien mais il a de la bouteille. Mais pour le moment, je ne sais pas du tout ce que je vais faire la saison prochaine. J’étudie toutes les pistes. J’ai un penchant pour rester en Superbike ou en Superstock car ce sont les deux meilleurs championnats pour les machines dérivées de la série. C’est le meilleur niveau en Europe. C’est ma priorité. J’aimerai aussi faire de l’Endurance tout en espérant que le calendrier permette de faire les deux championnats.”

Propos recueillis par Valentin Roussel

Vos avis