WSBK : disparition de Maxime Berger

Hospitalisé depuis un mois, Maxime Berger nous a quittés lundi 02 octobre à seulement 28 ans. Retour sur la carrière d’un pilote au grand cœur.

Maxime Berger, un pilote au grand cœur. ©Gold and Goose

En plus d’un sacré coup de guidon, Maxime Berger était d’une extrême gentillesse. Toujours avenant et disponible pour ses fans ou pour les médias, le Dijonnais avait commencé à se faire un nom dans le petit monde de la vitesse en 2005.

Pour sa première saison complète en Superstock 600, dans le cadre du championnat du monde Superbike, le gamin de la Côte d’Or se retrouve rapidement à la lutte pour la victoire. Son premier succès ne tarde d’ailleurs pas à arriver puisqu’il s’impose en fin de saison en Allemagne. Face à des adversaires comme Xavier Siméon, Claudio Corti, Niccolo Canepa ou encore son compatriote Yoann Tibeiro, Maxime termine troisième du championnat.

L’année suivante, il décide de tenter sa chance en championnat du monde Supersport. Sa saison ne se passe cependant pas comme prévu. Il termine vingt-quatrième au général et décide de revenir en Superstock 600 pour 2007. Cela sera une réussite. Sur sa R6, Maxime remporte cinq courses, dont la dernière manche à Magny-Cours, et s’adjuge le titre à la fin de la saison.

En pleine attaque à Misano ! ©Gold and Goose

Il avait depuis quitté les circuits pour la cuisine

Ce titre lui ouvre les portes de l’écurie Ten Kate. Au sein de la formation néerlandaise, il fait ses débuts en Superstock 1000. Et là encore, il ne perd pas de temps pour montrer sa pointe de vitesse. Dès la seconde course de la saison à Assen, Maxime monte sur la première marche du podium. Il remporte encore deux autres courses cette saison-là, à Brno et à Brands-Hatch. Il échoue finalement à la seconde place du championnat, à seulement sept points du vainqueur, l’Australien Brendan Rodgers.

Il reste chez Ten Kate en 2009 avec l’intention d’aller chercher le sacre. Les choses ne se passent cependant pas comme prévu. Trois résultats blancs, dont une lourde chute à Brno, mettent un terme à ses espoirs de titre face à Xavier Siméon et Claudio Corti. Alors qu’il repart à nouveau en STK 1000 en 2010, Maxime doit cette fois s’incliner face à Ayrton Badovini. Sur une BMW imbattable, l’Italien remporte en effet toutes les courses au programme cette année-là, hormis la dernière. Sur ses terres de Magny-Cours, Maxime parvient en effet à décrocher la victoire.

Après une nouvelle deuxième place au général en STK 1000, Maxime prend la décision de passer à la vitesse supérieure et rejoint le Superbike en 2011 au sein de l’équipe Supersonic Racing Team sur une Ducati. Malgré une roue arrière perdue à Donington, il réalise des débuts solides. Il parvient en effet à rentrer à cinq reprises dans le top dix avec pour meilleur résultat une septième place lors de la première manche à Portimao.

Lors de sa victoire à Magny-Cours en STK 1000, en 2009. ©Gold and Goose

Quatrième à Magny-Cours en 2012

Fort de cette première saison, il rejoint la formation Effenbert en 2012. Mais rien ne se passe comme prévu. Comme Sylvain Guintoli un peu plus tôt dans la saison, il se retrouve sur le banc de touche suite à plusieurs problèmes au niveau de l’équipe. Il trouve cependant refuge pour la dernière manche de la saison à Magny-Cours chez Red Devils Roma. Il termine même au pied du podium lors de la première manche.

À pied en 2013, Maxime se retrouve finalement en endurance au sein du GMT 94 de Christophe Guyot avant d’annoncer la fin de sa carrière. Maxime s’est ensuite tourné vers la cuisine. Hospitalisé depuis un mois, Maxime s’en est allé lundi. À l’âge de 28 ans. Toute l’équipe de Moto Journal présente ses sincères condoléances à sa famille et ses proches. Ses obsèques auront lieu lundi 09 octobre 2017 à 15h00 à la salle omniculte du crématorium de Mirande Quetigny.

Valentin Roussel

Vos avis

  1. Valentine Dubois le 16/10/2017 at 21 h 01 min

    Lettre d’Emmanuel Barbe dans MJ 2217 du 4/10/17 : elle est aberrante ou vous l’avez coupée ? «elle peut … être déchirée » : aucun lien avec ce qui précède, c’est 😊 décousu ; et «quandla sécurité routière gagne deux vies avec les automobilistes», la suite est en vrac. Pas convaincant d’origine ou après coupure du droit de réponse ? Si d’origine, à faire peur !

    1. François Lemaur le 18/10/2017 at 16 h 35 min

      Bonjour,
      Nous avons effectivement fait une fausse manip’ au moment de l’intégration du droit de réponse réponse du délégué interministériel à la Sécurité Routière Emmanuel Barbe dans le MJ n°2217. Nous nous en excusons et avons rectifié le tir dans le dernier Moto Journal (2218), en kiosque le 18 octobre.

  2. PIBOLO le 06/10/2017 at 21 h 01 min

    Merci.
    RIP

  3. Florenve Michelin le 06/10/2017 at 20 h 59 min

    BRAVO CHAMPION.
    TU VAS BIEN MANQUER A TOUS

  4. Florenve Michelin le 06/10/2017 at 15 h 37 min

    Michelin Florence

  5. Fabrice Maignan le 06/10/2017 at 10 h 24 min

    Toutes mes condoléances à la famille berger,repose en paix maxime .