Julien Toniutti de retour en championnat de France

Alors qu’il ne le prévoyait pas, Julien Toniutti s’est lancé une nouvelle fois dans le championnat de France de Rallye Routier. Les pneus Michelin Power RS qu’il avait en test y sont probablement pour quelque chose.

Le quadruple champion de France a décidé de tester ces pneus en conditions réelles, à l’occasion du rallye de Garrigues. Il a donc lancé un appel sur les réseaux sociaux pour obtenir une moto. Après un grand nombre de propositions, Julien a opté pour une KTM 990 Superduke de 2007. Il nous explique.

Julien Tonuitti en championnat de france
Julien Toniutti sur sa KTM SuperDuke 990 de 2007 (Photo F Scuderi / FFM)

D’où t’es venue cette idée de prêt de moto ?

C’est un peu par hasard. Je dois avouer qu’il m’a fallu faire des choix l’année dernière et j’ai dû faire l’impasse sur le championnat de France de Rallyes Routiers. Ça m’a beaucoup manqué. Lorsque j’ai reçu le train de Power RS je me suis immédiatement dit que ce serait amusant de les associer à un challenge. Tenter de faire un podium avec la moto de monsieur tout le monde… qui plus est sur une manche du championnat. 

Comment as-tu trouvé un généreux passionné ?

J’ai lancé un appel sur Facebook, en proposant de faire le Rallye des Garrigues avec la moto de quelqu’un. On a été très rapidement débordés ! Il y a eu des dizaines de propositions, des plus loufoques aux plus sérieuses. Finalement mon choix s’est porté sur une KTM 990 Superduke de 2007 ! Pour plusieurs raisons. D’une part c’est un clin d’oeil à mon premier sponsor, d’autre part je connaissais personnellement son propriétaire et pour finir la moto avait pile 10 ans. Le challenge était sympa, j’ai foncé !

Comment s’est passée ta course ?

Presque parfaitement ! Après avoir équipé la moto pour le rallye j’ai pris le départ. Très vite j’ai réussi à trouver le bon rythme et malgré un moteur bridé et des freins d’origine je me suis hissé sur la troisième marche du podium de la manche de jour. Une vraie réussite, nous étions très satisfaits de ce début d’épreuve. C’est ensuite que les choses se sont gâtées…

Que s’est-il passé lors de la manche nocturne ?

A l’issue de la manche de jour nous avons mis la bonne cartographie d’injection car la moto d’origine manquait de chevaux. J’ai pris le départ de la première spéciale, les sensations étaient bonnes, j’attaquais avec beaucoup de vitesse quand, en pleine charge sur une portion sinueuse en bord de ravin, tout s’est coupé. Plus de lumière, plus d’allumage. Je me suis retrouvé à plus de 100 km/h dans le noir complet, sans aucun repère. J’ai pris les freins en priant pour m’arrêter avant de tomber dans le vide. Heureusement, j’ai pu stopper la moto avant le drame…  “

A quoi est liée cette panne ?

J’étais en pleine charge et, à cet endroit de la spéciale, il y avait une compression. Je suis arrivé si fort dessus que la pression sur la selle a sectionné un fil du faisceau principal. Le court circuit a été immédiat !

Tes prochains rendez-vous ?

Même si je suis arrivé troisième de la manche de jour je suis resté sur ma faim. J’ai plusieurs propositions pour la prochaine manche, notamment un constructeur que mon challenge a séduit. Je ne peux pas en dire plus pour le moment mais attendez-vous à me revoir sur quelques manches du championnat de France des Rallyes ! En dehors de ce challenge je prépare activement le Tourist Trophy avec Optimark Road Racing Team. Je participerai à cinq courses. Deux en 600cc et les trois autres en 1000cc dont la Senior TT !

Quentin Druez

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