Grand Prix de Macao : Xavier Denis : “une épreuve mythique !”

Habitué des courses sur route de l’autre côté de la Manche, Xavier Denis va disputer pour la première fois le Grand Prix de Macao, ce samedi 18 novembre. Interview avec le septième pilote français de l’histoire à participer à cette course.

Xavier Denis (à droite) avec le patron du team Optimark, Jean-Marc Rummler. ©DR

Xavier, tu as déjà participé à plusieurs éditions du Tourist Trophy ou encore de la North West 200. Cette fois, tu vas prendre le départ du Grand Prix de Macao avec le team Optimark de Jean-Marc Rummler sur une Kawasaki. Comment appréhendes-tu cette épreuve ?
C’est une course qui se rapproche un peu plus de la piste. La seule différence, c’est qu’il y a des rails tout au long du tracé. Cela va être différent de ce que j’ai l’habitude de faire. Après, avec l’équipe, nous n’allons pas nous mettre de pression. Nous allons essayer de bien faire les choses. Et puis on verra le résultat à la fin…

Quand tu as commencé les courses sur route, tu n’as jamais caché que ton souhait était le Tourist Trophy. Cet objectif est désormais atteint. Est-ce que tu avais la même ambition pour le Grand Prix de Macao ?
C’est une course qui est vraiment très médiatique. Mais c’est quand même difficile d’y participer car le plateau est très réduit. Je n’y pensais donc pas forcément. Après, je pense que c’est une course qu’il faut avoir fait pour connaître l’ensemble du panel des courses sur route. C’est une épreuve mythique.”

Quatorze BMW sur la grille de départ à Macao !

Macao est un circuit urbain, c’est donc totalement différent des courses dont tu as l’habitude en Grande-Bretagne. Mentalement, abordes-tu cette course de la même façon que pour le TT par exemple ?
Pas forcément. Il y a toujours la notion de risque que nous avons sur les courses sur route traditionnelles. Mais, au niveau du pilotage, je pense qu’on se rapproche un peu plus de la piste. Il faut être plus agressif et précis. En Angleterre, au contraire, on essaye de garder un maximum de vitesse et d’être fluide. Là, c’est du pilotage piste avec un environnement de courses sur route“.

Sur ce circuit, on retrouve des grandes courbes rapides mais aussi un passage à très basse vitesse avec une épingle. Comment vas-tu mettre au point ta machine ?
J’ai la chance d’avoir un chef-mécanicien qui travaille avec des acquisitions de données. C’est un peu nouveau et j’espère que cela va m’apporter un peu de rapidité dans la mise au point de la moto. On s’oriente vers une machine qui va être un peu plus vive que sur des courses comme le TT. La Kawasaki est en tout cas une moto puissante avec un châssis sain. Mais sur les 28 engagés, il y a quatorze BMW !“.

Objectif “terminer la course”

Macao et ses rails. “Une épreuve mythique”, raconte Xavier. ©DR

Tu es seulement le septième pilote français à disputer le Grand Prix de Macao après Amaury Barratin, Pierre Chapuis, Gérald Muteau, Anthony Dos Santos, Fabrice Miguet et bien évidemment Bruno Bonhuil. Est-ce que cela représente quelque chose pour toi ?
Oui, c’est quand même quelque chose de spécial. Les Français en course sur route, c’est vraiment restreint. C’est donc sympa d’en faire partie. Je ne pensais pas que j’étais seulement le septième pilote tricolore à participer à cette course…

As-tu un objectif, en terme de résultat, pour ce Grand Prix de Macao ?
Quand j’ai vu la liste des engagés, j’ai été un peu surpris. Il y a vraiment un gros niveau cette année. L’objectif, c’est de terminer. Et si possible le plus loin possible de la dernière place. Pour l’instant, je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre. Il y a vraiment beaucoup de paramètres à prendre en compte.”

Propos recueillis par Valentin Roussel