999 kilomètres à parcourir en deux jours en Harley, c’est possible ?

L’association « LDD999 », en partenariat avec l’Avignon Bridge Chapter, vous propose de répondre à cette question. Pour parcourir cette distance, vous disposez de 24 heures.

999 kilomètres, ça peut paraître beaucoup et peu à la fois. En tout cas, pour la seconde édition de ce défi, qui se déroulera du 2 au 3 avril, l’organisation s’attend à plus de participants. On parle de 150 concurrents qui vont rouler pendant 24 heures dans les plus belles contrées du sud de la France pour répondre si ce défi est réalisable… ou non.

« Ce road trip, c’est un esprit d’aventure. La passion et le challenge seront les maîtres mots. C’est un défi personnel à relever, l’objectif n’est pas de faire la course, mais de partager une expérience avec les autres participants », prévient l’organisation.

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999 kilomètres en Harley en l’espace de 24 heures. C’est possible ? (Photo Harley-Davidson)

Avant le départ, les concurrents devront s’enregistrer avant de recevoir leur carnet de contrôle et pourquoi pas profiter un peu des nombreuses animations. Cette étape se déroulera le samedi 2 avril au matin, à la concession Harley-Davidson d’Avignon. Les concurrents partiront ensuite vers un site prestigieux pour le départ officiel, prévu à 14h00.

Car cette épreuve se démarque aussi par son secret qui l’entoure. Aucun concurrent ne sait vraiment où il va car l’ensemble du parcours est défini suivant plusieurs road books, dont un sera remis quelques minutes avant le départ. Les autres seront distribués à chaque contrôle officiel. Si le trajet est confidentiel, on sait déjà que les concurrents se rendront vers la frontière italienne mais aussi aux abords de l’Espagne pour une arrivée le dimanche 3 avril, chez la concession Harley-Davidson d’Avignon avec, à la clé, un bon brunch.

L’organisation a aussi prévu des temps de repos pour les participants avant des points de contrôle inopinés qui jalonneront le parcours

À noter que c’est la plus longue épreuve d’endurance européenne en style road book.

Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes. Pour participer, il faudra vous acquitter de la somme de 50 € (T-shirt, Road book, Brunch du dimanche matin et le pin’s « LDD999 » 2016, remis aux participants ayant accompli le parcours dans les 24 heures). Cette course est exclusivement réservée aux possesseurs d’Harley-Davidson et de Buell.

Pour en savoir plus et s’inscrire, rendez-vous sur le site www.le-defi-des-999.com

Vos avis

  1. Barsi le 09/11/2018 at 16 h 04 min

    Bonjour j’aimerais m’inscrire comment faire

  2. Magneto le 06/04/2016 at 11 h 57 min

    Belle 2ème édition avec beaucoup de monde en comparaison avec la première qui ne comptait que 30 participants.
    Nous venions de Suisse et étions curieux de visiter le sud de la france de cette façon en 24h00. Et bien nous avons été servi avec des étapes superbes et que de beaux chateaux. Le départ à 14h30 samedi au Pont du Gard nous a épaté, et sommes partis doucement, nous avons remonté graduellement les petits groupes formés pour arriver à la première étape dans les 40 premiers, un peu de jardinage qui nous a rallongé mais pas de soucis, nous n’avons pas loupé de points de controle sauvage. Nous continuons de plus belle dans la nuit et après le Vercors, halte à Caromb au Shovelhead pour se réchauffer, nous redescendons en direction de Ste Marie où la part de navigation a été importante pour arriver dans les 10 premiers. Café, croissants à 5H00 du matin, avant de repartir en direction du dernier CP au cirque de Navacelle, avec la pluie comme difficulté supplémentaire. Nous arrivons à 8H45 les premiers, comme la crêperie n’était pas ouverte, nous pointons et repartons bien décidé d’en finir car la fatigue se fait ressentir et les routes deviennent bien glissantes. Nous arrivons à la concession à 12H30, toujours en tête, mais bien épuisés, les yeux rougis par la pluie et la fatigue. Contents d’etre entiers, car les routes étaient vraiment très piégeuses sous l’eau. Après la remise des pins, une bonne collation, direction hotel pour un bon bain et l’oreiller! Nous avons vécu une superbe experience et nous le referons avec une plus grosse délégation l’année prochaine. Bravo à l’organisation et à tous les participants qui ont eu leur pin.
    Nous avons fait 1195 km (avec 2 erreurs) alors que le roadbook comptabilisait 1138 km. 60 km en trop…

  3. Hervé le 05/04/2016 at 15 h 40 min

    J’en reviens hier.
    Belle organisation, sérieuse et conviviale et de la bonne humeur à chaque instant.
    Le Vercors à la tombée du jour une merveille. L’ensemble du parcours, excellent.
    Bien plus intéressant qu’un Iron Butt sur autoroute (j’en ai fais deux).
    Bravo aux organisateurs ils ont réalisé un travail énorme (nous étions 130 motards de 8 nationalités différentes). De grosses rigolades et plein de nouveaux potes.
    Un seul regret : nous avons eu ce dimanche 03 avril la pire météo de l’hexagone.
    Hervé

  4. FredP le 01/04/2016 at 8 h 57 min

    Un truc sympa à faire, loin de toute notion de compétition ou de poignée dans le coin… Je l’ai fait l’année dernière, voici ce que j’en avais écrit à l’époque :

    Bon : j’ai dormi 12 heures cette nuit, Katchou s’en est reparti vers Toulouse avec sa moto sur sa remorque, Ange soigne sa grippe au chaud chez lui, Crossbones31 récupère chez un copain, tout va bien…

    Pour ceux que ça intéresse, voici en gros comment ça s’est passé. Malheureusement, pas de photos car pas trop de temps pour ça, mais l’organisation en a pris que nous verrons certainement sur leur site sous peu.

    On s’est donc retrouvé le samedi chez Paul à Lançon avec Katchou et Ange, comme d’habitude pour partager un petit café. Puis vers 11h00, nous retrouvons Crossbones à la concession d’Avignon, il y a déjà une bonne vingtaine de motos, majoritairement des Electras et autres touring. Ange fait figure d’aventurier avec le 48, on se gare un peu à l’écart étant quasiment les derniers arrivés. Il y a un groupe de Belges, un Allemand, pas de locaux.
    Accueil par le chapter ABC du HOG, remise de la pochette cadeau (t-shirt, goodies) et validation de l’inscription. Relevé des compteurs, tout est prêt.

    Un petit repas au resto d’à côté (le Legend’s Valley, partenaire de la concession) : des pâtes, une mousse au chocolat, un café.
    Une petite sieste dans les pissenlits, au soleil, en observant du coin de l’oeil les groupes déjà constitués.
    A 14 heures, remise du premier tronçon du roadbook. Mince, pas de carte, que des instructions “direction/kilomètre/nom de la voie/cumul distance”. Il va falloir lire, suivre et ne pas se perdre : il y a des changements de direction tous les 3 à 5 kms pour cette première étape de jour très “touristique”. Ça va, ça ressemble à ce que j’ai déjà pratiqué en rallye-raid, je suis pas trop désorienté. Je propose de prendre la tête de notre communauté en prenant la moto de Katchou, qui a fabriqué un magnifique support de roadbook !

    Nous partons à peu près en confiance en se disant : on va suivre le gros de la troupe, pis on verra bien. Au premier carrefour (2 km!), tout le monde tire tout droit sauf un Fat Boy devant nous : c’est lui qui a raison, la différence se fait déjà. Au fil des kilomètre, on prend le rythme, les instructions sont claires et il n’y a pas trop d’erreurs. On lâche le Fat, on enroule dans la campagne entre Avignon et la camargue.
    A la première station, un groupe d’electras nous dépasse, vexés de s’être égarés dès le départ. Ils roulent « HOG », forcément cela les ralentit : on va les doubler façon TGV un peu plus loin…

    Au bout d’un moment, nous ne savons plus trop qui est devant nous, qui est derrière : au premier contrôle surprise, nous apprenons que nous sommes les premiers, avec une grosse demi-heure sur l’horaire prévu. On se regarde, on rigole et on repart comme des avions. A ce moment là, on est dans mes terres pas trop loin de la maison : je prends confiance, ça se passe bien, le groupe va bien. Lors d’un plein, une aimable pompiste me donne une pochette transparente que je scotche sur mon réservoir : le road book sera à l’abri si jamais il pleut.

    On enroule le haut var, le Verdon et ses gorges, premier arrêt à Castellane. Repas rapide, les organisateurs nous neutralisent 30 minutes pour nous obliger au repos (excellente initiative). Il est 20 heures, nous nous sommes arrêtés 45 minutes en tout. En repartant, le deuxième tronçon de road book nous emmène vers Digne : le plein des motos, combis de pluie pour tout le monde, surgants, surbottes, polaires et caleçons , il va faire froid cette nuit. Je scotche une lampe sur le casque, pour pouvoir lire en roulant la nuit. Nous roulons de temps en temps avec le Fat solitaire, qui nous rejoint à la pompe vers Seyne les Alpes. Je lui propose de rouler avec nous car ce sera plus sur : le temps menace, il commence à neiger. Nous repartons en direction de Savines sous la neige, puis quand la neige cesse on a un clair de lune sur les Ecrins, c’est beau. On reprend du poil de la bête, le rythme remonte un peu. Au niveau routes, que du bonheur : des cols même pas sur les cartes, du virage, de la navigation.

    Le col Bayard, Gap, le col de Lus la Croix Haute : arrêt sous la neige battante, dans un brouillard à couper à la tronçonneuse, il est 2 heures du matin et tout le monde est gelé. On attrape le troisième road book, on vient de faire 500 km et ça commence à marquer les visages rougis par le froid. Ce sera l’étape la plus difficile, à cause de la neige, du froid, du brouillard, des routes humides et de la fatigue.

    Ange donne des signes de faiblesse, sa grippe le met à plat. Plus loin en redescendant sur Serres, il préfère rentrer se coucher : on le laisse donc, il va prendre l’autoroute, il est gelé et fait de la peine à voir. Des electras nous doublent, on va les dépasser un peu plus loin quand ils feront une pause à leur tour.

    C’est là qu’on commence à avoir vraiment froid, et un peu sommeil : il nous reste à visiter les Baronnies, les routes de campagne se suivent, les villages endormis… Un arrêt café dans un lavoir en pleine montagne : merci Katchou pour ce café thermos, ça nous a permis de reprendre un peu des forces. Pour se réchauffer, nous remontons la rue du hameau à pied, en remuant les bras… Il est dans les 4 heures du mat’. Le Nyonsais de nuit, puis le Ventoux ou nous croisons tout un groupe à contre sens : ils sont tombés dans le piège de la fatigue et du road book !
    Dernier arrêt dans un restau (le Shovelhead Café à Caromb), pour le petit déjeuner vers 7 heures et la remise du dernier tronçon de road book. Le jour se lève, nous espérons enfin nous réchauffer au soleil : c’est sans compter sur le mistral énorme (des rafales certainement à plus de 100 km/h) qui nous accompagne depuis le Ventoux… et qui ne nous lâchera plus !

    Un petit tour dans les coteaux entre Vaison la Romaine, Suze la Rousse, et nous traversons pour le dernier tronçon qui nous fait visiter la Camargue et Saint Gilles. Nous retrouvons Jeff et son Fat, il prend la tête pour les derniers 50 kms : ça me permet de suivre et de me reposer, nous arrivons peu avant midi à l’arrivée sur l’aérodrome de Nimes-Courbesac. Nous sommes les premiers, je peux enfin retirer le casque, il me faudra attendre 10 minutes d’être un peu réchauffé avant d’enlever la combi de pluie et de pouvoir m’asseoir devant un jus d’orange. Nous avons fait 1050 km, et pas plus de 200 km de nationales…

    Le reste de la troupe arrivera ensuite, tout le monde arrivera à bon port sauf un gars tombé en panne : ses compagnons sont restés avec lui et la voiture balai les prendra en charge.

    Remise des pin’s, le responsable de l’organisation en attribue un à Ange car la grippe est « un cas de force majeure ». On se serre la main, on grignote un hot dog, un thé, une pomme, on signe le livre d’or et le poster qui sera exposé au local du HOG à Avignon, les filles du ABC chapter prennent quelques photos qui seront bientôt en ligne, on se sent bien, pas trop fatigués : la pression n’est pas encore retombée.

    Nous disons au-revoir à Crossbones qui rentre sur Avignon, et avec Katchou on file à la maison. Les derniers 150 km d’autoroute pour rentrer à la maison seront les plus longs…

    Une bonne douche, et là oui, la pression retombe et nous luttons pour ne pas tomber le nez en avant dans l’assiette, avant de sombrer vers 20 heures…

  5. Noan Mousy le 03/03/2016 at 22 h 06 min

    Je tenterait bien le même challenge mais en 10 heures avec une bécane à bracelets.