TEST : Michelin Road 5, le pneu Sport-GT techno

Compatibles avec la plupart des motos, les pneumatiques sport-gt ont une importance capitale pour les manufacturiers. A plus forte raison pour Michelin, qui est un des leaders du marché depuis 2002 grâce à sa gamme Pilot Road. Nous sommes partis essayer le dernier né de la lignée, qui porte désormais le nom de Michelin « Road 5 ».

test michelin road 5
Michelin Road 5

Bien qu’il ait perdu le « pilot » de son intitulé, le nouveau Road 5 gagne en sportivité, tout en conservant son grip sur le mouillé ! Cette polyvalence est rendue possible grâce à l’utilisation de nouvelles technologies, mais aussi grâce à son nouveau profil, qui présente dorénavant des flancs « slick » pour plus de grip sur le sec, et des dessins exacerbés pour une meilleure évacuation de l’eau sur le mouillé.

Pneu techno, perf’ haut niveau

Quatre ans de développement et une nouvelle technique de fabrication par impression 3D ont été nécessaires pour mettre au point ce pneu bi-gomme 100% nouveau.

Sa première évolution s’observe tout d’abord au niveau du dessin. Si les fameuses « lamelles » XTS sont toujours présentes, elles se veulent dorénavant plus endurantes dans le temps et devraient conserver leur efficacité sur le mouillé, même après 3000 kilomètres d’usure.

test michelin road 5
La structure complexe est rendue possible grâce à un nouveau système de fabrication.

Pour les avoir testés sur piste inondée, le dispositif est plutôt rassurant et permet des prises de frein efficaces à plus de 140 km/h, sans intervention de l’ABS. D’après Michelin, un utilisateur ne prend rarement plus de 35° d’angle sur le mouillé, alors la structure s’arrête bien avant la limite latérale du pneu et laisse place à une large bande slick.

test michelin road 5
Sur sol mouillé, la première limite reste le pilote.

Cette bande slick a fait l’objet d’un soin tout particulier, avec notamment l’apparition du noir de carbone, un matériau emprunté au monde du MotoGP ! Les clermontois appellent cette technologie « 2CT+ ». Uniquement présent à sur le pneu arrière, l’avant ne dispose pas de la même techno et présente un profil bi-gomme plus classique, seulement composé de mélange de silice.

test michelin road 5
Le système 2CT+, qui allie silice au milieu et 100% noir de carbone sur les flancs, est présent uniquement sur le pneu arrière.

Lors d’un test routier sur le bitume ensoleillé des alentours du circuit de Monte-Blanco, les Road 5 ont montré un grip tout à fait satisfaisant et un feeling au top. Calé derrière l’ouvreur, Dominique Sarron, au guidon d’une Yamaha MT-07, ils nous ont permis de rouler à bon rythme. Il n’y a que sous les assauts des 170 chevaux de la Tuono V4 qu’il ont dû rendre les armes. Mais sans pour autant poser genou à terre, puisque les décrochages se sont faits progressifs.

test michelin road 5
On a même eu droit à un essai sur circuit, nous permettant de repousser le Road 5 dans ses derniers retranchements. Ses perfs sont honorables pour un sport-gt.

Ce comportement sportif est notamment possible grâce au dispositif « ACT+ ». Ce dernier améliore la rigidité du pneu et consiste à une superposition de couches sous la forme d’un pli, qui améliore la stabilité du pneu. Grâce à ce système, Michelin a pu utiliser des gommes plus souples sur les flancs sans engendrer une usure prématurée.

test michelin road 5
Ici, le fameux pli qui améliore la rigidité du pneu.

Vous l’aurez compris, le Road 5 est un pneu polyvalent et très techno. Mais qui dit technologie, dit souvent inflation du prix, donc Michelin conserve le Pilot Road 4 dans sa gamme pour offrir un entre-deux tarifaire.

Pourquoi il ne s’appelle plus Pilot-Road ?

Vous aviez l’habitude de l’appeler PR4 ou Pilot-Road ? Et bien c’est fini, dorénavant c’est Road 5 ! Pour la simple et bonne raison que le service marketing de Michelin s’est aperçu que les clients avaient pris pour habitude de l’appeler par ce diminutif.

Vos avis

  1. chiquet le 04/06/2018 at 9 h 22 min

    Quand la sortie du road 5 GT pour les routières, pour quoi vous ne sortez pas le road GT en premier qui s’adapterais plus a plusieurs type de moto ? Pour commencer

  2. guy le 02/06/2018 at 23 h 30 min

    salut tout le monde! bon je viens de me rendre compte que le R5 est sorti, j’aurais bien aimé avoir une idée plus précise sur la longévité sachant qu’a l’heure actuelle je suis en PR4 (sur un 800VFR FI ) et que j’en suis super content et qu’avec 6000 KM de faits il me reste encore plus ou moins 3,5 MM de sculpture au centre ,bref je voudrais pas changer de modèle sans etre sur qu’il fera aussi bien (meme si il faut mettre 10 balles en plus) ouala ouala quoi ! bye

  3. Le Russe le 23/05/2018 at 14 h 55 min

    Bin les gats vous etes forts ou moi je suis une brute avec mes pneux ,mais je n’arrive pas à passer les 6000 kms (Bridj BT23,PR3,PR4 puis Metzeler Z8);
    Mon profil: BMW1200RT 2013 usage balade en duo et bagages .
    Le pilote 60 ans et pas énervé, mais pas à l’abris de tiré une petite boure de temps en temps.(c’était pareil avec la 1300 fjr et avant la 1400 gsx Suzuki).
    Mon avis sur les Michelin (Très supérieurs aux Metzeler en matiere de resenti)mais tout ces pneux sont très rassurants sur le mouillé et tres largement bon pour mon usage sur le sec.(je vais revenir aux Michelin PR5GT si il sort) Cordialement

    1. BERY GERARD le 19/06/2018 at 11 h 34 min

      Salut , ben moi je ne comprend pas , j’ai un K1300R BMW, je ne roule pourtant pas comme un vieux et a l’arriere j’en suis a 9700km et je pense encore faire 2000
      Gérard de lyon

  4. Presse le 16/03/2018 at 20 h 01 min

    Mercii! Cest vraiment gentil!^^

  5. Oliv le 07/03/2018 at 22 h 14 min

    Le PR3 et PR4 étaient trop souples et ne donnaient pas assez d’accroche sur l’angle. Je me suis laissé tenter par le R5, qui a maintenant 2000, il est plus rigide et à l’arrière la bande slick donne un très bon grip plein angle sur le sec mais attention à la transition sur le mouillé. A voir la longévité sur les côtés.
    L’avant a un profil assez rond qui donne de la progressivité mais la contrepartie est qu’il est moins vif sur les changements d’angle rapides.
    Globalement, pneu proche mais un peu inférieur au M7RR à l’avant et égal voire supérieur au M7RR à l’arrière avec la réserve de la longévité, qui était ma motivation première pour passer de Metzeler à Michelin.

  6. pora emilien le 06/03/2018 at 12 h 22 min

    je pilote des motos depuit 41 ans jai essayer d’autre pneu et depuit plus de 30ans je roule michelin jamais decu tenu de route longevite avec le rod 2 22000km avant changement rod 3 21000km rod 4 22000km le temion d’usure jamais toucher merci michelin

    1. brendel le 27/03/2018 at 17 h 13 min

      pilote 4 15000 mort tu marches à coté de ta bécane