Edito : réduction toujours!

Il y a eu le MotoGP passé de 1000 à 800 cm3. Puis la mythique épreuve de Daytona qui ne se court plus qu’en 600. Et maintenant le Dakar qui condamne ses top-pilotes à ne pas rouler avec plus de 450 cm3. Les organisateurs invoquent la sécurité des pilotes. Argument dont on peut douter quand on examine la vitesse enregistrée par la Honda de Dani Pedrosa lors du dernier GP du Mugello, frisant les 350 km/h et reléguant le précédent record de la Ducati 990 Desmosedici aux oubliettes.

Certes, le développement de cette dernière aurait sans doute dépassé l’entendement. Mais qu’on le veuille ou non, en sports mécaniques, quand on est téléspectateur – ou mieux, spectateur – réduction de cylindrée égale réduction du plaisir. Qu’importe si les performances sont quasi-égales, ça casse l’imaginaire. S’il faut en passer par là pour niveler les performances et offrir plus de spectacle, ce bridage nous rappelle celui qu’on subit sur les routes, ô combien hypocrite quand on sait que n’importe quelle sportive de 100 chevaux atteint facilement 250 km/h.

Avec ses règlements de plus en plus restrictifs, la compétition paraît elle aussi étouffée sous un épais couvercle. KTM s’est retiré du Dakar comme Kawasaki du MotoGP. Restrictions de cylindrées ou de budgets, le moins appelle le moins et les organisateurs du Dakar devraient jeter un œil sur la grille de départ des courses de MotoGP…
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Vos avis

  1. Highside le 30/06/2009 at 10 h 20 min

    Pas d’amalgame s’il vous plaît !

    Le bridage à 100 ch réduit un peu la vitesse mais surtout le temps nécessaire pour atteindre la vitesse maxi en dégonflant le couple. Cela a été pensé pour réduire les ardeurs afin de limiter les crashs. D’accord, c’est hypocrite surtout quand on sait que la densité de la circulation , particulièrement en ville, augmente l’accidentologie et que le bridage dénature parfois gravement le caractère d’une bécane.

    Par contre, je refuse le syllogisme : moto = chevaux et chevaux = plaisir donc moto = plaisir.
    J’ai toujours eu plus de plaisir à suivre les courses 125cc que les épreuves MotoGP car on y freine tard et peu sans parler de la masse des concurrents qui nécessite un sacré coup de guidon.
    En ce qui me concerne, je préfère que les constructeurs travaillent sur de petits moteurs économes et pêchus dans des parties cycles allégées. Même à 50 km/h en pointe, je continuerai à taquiner mes potes comme à mes débuts en Solex 1200.

    Comme le monde change, la moto le devrait aussi.

    Rassurons-nous car l’âge d’or est à venir !

  2. impatient le 14/06/2009 at 12 h 51 min

    Ah bah, j’vais peut-être garder ma 125 des fois qu’ils descendent jusqu’à là… Nimporte quoi!