Edito : L’image qui reste

A lire dans Moto Journal n°1976 en kiosque le 3 novembre

Il y a des libertés que l’on prend, au hasard celle de ne pas respecter certaines règles fixées par les constructeurs de motos pour la diffusion partielle de leurs nouveautés, et d’autres que l’on laisse, celle de ne pas diffuser tous les visuels à notre disposition pour évoquer le décès d’un pilote par exemple. Dans un cas comme dans l’autre, nous pouvons le regretter, mais au final, reste l’image que l’on a donnée.

C’est un peu comme pour la compétition. En réalisant son enquête sur le bilan et les perspectives du marché qui figure dans notre dossier spécial Salon, Zef tire la conclusion que les constructeurs qui investissent fort dans la compétition n’en tirent pas vraiment les marrons du feu. Et à l’inverse, certaines marques diffusent davantage leurs motos sportives grâce à leurs tarifs placés plutôt qu’en raison de leurs résultats sportifs. C’est un fait.

Cependant, c’est dans la durée qu’agit l’image.
Longtemps, je me suis demandé ce que pouvait bien signifier Red Bull, dont je voyais le logo sur nombre de casque de déglingos dont je suivais les acrobaties. Idem pour Monster, que je voyais d’abord comme un site de recrutement particulièrement dynamique. Quel drôle de cheminement cela a dû être dans ma tête pour que j’en vienne à consommer ces drôles de boissons sucrées, dont je n’avais aucun besoin. L’image, mon bon monsieur, l’image, qui vaut mille mots. Et par quel vecteur ces marques sorties d’une étude marketing sont-elles parvenues à faire leur chemin jusque dans nos caddies, sinon par le sport ?

Il reste chez Triumph des traces vivaces d’un certain exploit sur un lac salé du nom de Bonneville, MV Agusta profite encore de son image acquise sur les circuits dans les années 70, KTM ne serait pas aussi crédible sans le Dakar et la domination des Japonais en Grands Prix n’est pas plus stérile que celle de Ducati… en Superbike.

Encore, pour les décideurs, faut-il voir un peu plus loin qu’un bilan de fin d’année.

David Dumain, rédacteur en chef.

Vos avis

  1. MISTER NO SOCKS le 04/11/2011 at 20 h 40 min

    Sans parler de certaines marques obscures;exemple la Nomark(R) sur le DDMT.
    Fait non élucidé.Dommage pour une Marque venue en grande pompe
    sur le Village à Toulon de plus la bestiole à l’arrivée pas le cas pour l’ensemble
    des catégories(pas un maxi scoot ,pas de podium le dimanche).Mais bon
    pas grave avec la devise “les absents ont toujours tort” vérification absolue.
    L’important c’est le “plaisir du 2 roues”juste pour une piqure de rappel aux futurs
    pauvres financiers actuels qui vont s’en mettre un profond dans un avenir
    proche.Chez nous Messieurs la passion c’est le gage de la réussite,à bon
    entendeur salut.
    Super triste pour l’avenir du 2 RM en France !!!!!!!!!!!!!!.