Edito : Des maux de midi

C’était dimanche soir, après la balade entre potes, au moment de se serrer la pogne. Le bout des doigts était glacé, les pieds engourdis, les sourires crispés. On n’a pas encore changé d’heure et déjà, faut penser à ressortir la doublure amovible ouate-polyester-renfort-alu du fond de la penderie pour la rattacher au cuir. Et puis remplacer les petits gants aérés de stunter par de bons gros gants fourrés. Mais pas ceux de l’an passé, qui ont mal séché après l’hivernale et qui puent à dix mètres. Des nouveaux…

Les motards, les vrais, ceux qui roulent l’hiver dit-on, doivent mettre un pécule de côté pour chaque changement de saison. Et cette année encore, le lobby motard n’a pas été aussi fort que celui de la restauration pour abaisser le taux de T.V.A.… Faut remettre un billet pour la paire de gants, de bottes ou le tour de cou qui préviendra de la bronchite, voire envisager des pneus plus adaptés à la période froide (j’ai encore sur la conscience une B-King qui avait compromis mon dernier nouvel an).

« Ceux qui mettent dix mille dans leur moto peuvent bien se permettre d’en remettre aussi pour l’équipement », ai-je déjà entendu. Sauf  que pour rouler toute l’année et se protéger non seulement de la météo changeante mais aussi du vol et des chutes, la rallonge est conséquente. Et la douloureuse dissuade parfois de s’offrir ce qui peut apparaître comme facultatif, genre la plaque dorsale.

« It’s up to you », m’avait-on répondu à Daytona quand je m’inquiétais de l’absence de contrôle des équipements. Sous-entendu : à vous de voir si vous voulez prendre le risque de vous jeter à fond sur un anneau ultra-abrasif en étant mal protégé…

Chacun voit midi à sa porte, dit l’adage. Et à midi, si on s’en remet à la TVA, vaut mieux manger…

 

 

 

 

Vos avis

  1. Xavier-Philippe le 25/10/2011 at 7 h 39 min

    Heureux motard qui a 10000€ pour une moto …