“Kenny, Freddie et les autres” : Un futur collector de l’âge d’or des Grands Prix

Le livre fait partie des bijoux proposés par la FNAC, qui est déjà disponible en pré-commande et dont il ne devrait plus rester beaucoup d’exemplaires à Noël. Si vous êtes fan de Grands Prix et que la saga des Américains vous a fait rêver, ne lambinez pas et commandez dès à présent “Kenny, Freddie et les autres”. Vous ne le regretterez pas. Histoire de vous en convaincre, nous avons interviewé l’auteur, Jean-Louis Basset, qui a eu recours aux archives de Moto Journal pour réaliser son futur collector. Extraits :

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Pourquoi ce livre sur les Américains ? Pourquoi avec la Fnac ?

C’est par l’intermédiaire d’Hervé Tardi que tout est arrivé. Ses photos avaient illustré un portrait d’Agostini écrit par Antoine Blondin. J’avais rencontré Tardi, et il m’avait montré des photos du Tourist Trophy 1973 qu’il avait faites. J’étais tombé dans les vapes en voyant la qualité de ses docs et je lui avais dit que ça méritait un bouquin. On a fini par le faire par l’intermédiaire de Guy Messina, l’un de ses potes, à qui la Fnac avait demandé un bouquin sur la moto. On a donc sorti ce livre il y a deux ans, qui a fait un tabac parce que ce sont des photos du TT, de l’envers du décor, du jamais vu. Le bouquin a été épuisé en un mois et demi… Les gens de la Fnac étaient aux anges, parce qu’on a fait un meilleur score que l’iconique Porsche 911, sortie un an avant et qui était leur meilleure vente dans ce type de produit.

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Comment se découpe le livre ?

Il découle de manière chronologique, avec les grandes époques. Le tout début de l’histoire, ce sont les premières courses de 200 Miles où les Européens vont à Daytona. Saarinen gagne Daytona en 73, Ago en 74, et là des épreuves de 200 miles commencent à apparaître en Europe, dont le fameux Moto Journal 200, au milieu des années 70. Quand Ago bat Roberts en 74, ce dernier finit deuxième, et avec sa mauvaise foi habituelle, il dit : « Je n’ai pas perdu la course, je finis deuxième. » Comme si Ago n’existait pas. Et l’histoire va jusqu’au titre de Schwantz, en 93. Dans l’épilogue, je parle bien évidemment du titre de Kenny Roberts Junior avec la Suzuki et du titre de Hayden en 2006, mais ce sont des one shot, ce ne sont plus des périodes hégémoniques. La machine Rossi était là…

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Par rapport à l’époque actuelle, comment expliques-tu qu’il n’y ait plus de relève américaine ?

L’une des explications, c’est qu’aux USA, les course de vitesse ont perdu de leur audience et sont plus ou moins stoppées. Ils n’ont donc plus de vivier qui permettrait de trouver les meilleurs pilotes. Aujourd’hui, Rainey est en train de remonter un championnat, pour remettre la machine en marche et espérer voir des pilotes américains revenir en MotoGP. Ceci dit, l’hégémonie des pilotes américains ne pouvait pas durer, cela a duré quasiment une génération, tout de même… C’était un certain âge d’or des Grands Prix, avec cinq mecs qui se battaient devant : Lawson, Rainey, Schwantz, Gardner, Sarron pouvaient tous remporter un GP. Plus exactement, c’était l’âge d’or des 500, avec des motos hyperviolentes, qui se sont un peu calmées avec l’arrivée des moteurs big bang, mais on bascule déjà sur l’époque Doohan. Et là on s’aperçoit que les pilotes souffrent énormément. Ils se blessent tous gravement. La moindre chute leur écrase les doigts, leur déchire la peau, parce que l’équipement n’a pas progressé. La moindre chute se paie au prix fort. Doohan a failli perdre une jambe sur une chute à Assen, Sarron a souffert dans son corps d’une manière quasi-christique. Il avait décidé qu’il irait au bout du truc, quel que soit le prix à payer.

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Tu as aussi ressorti une trentaine de couvertures de Moto Journal pour illustrer le livre…

Oui, c’était intéressant de ressortir ces couvertures, et je me suis d’ailleurs aperçu que le sport était beaucoup plus présent à la une qu’aujourd’hui, parce qu’il n’y avait pas de web, pas de télé. Moto Journal était notre seule source d’info ou presque sur le sport. On a aussi glissé dans chaque chapitre une moto iconique liée à un pilote. Les motos présentes sur le marché étaient elles aussi très influencées par la course,
on avait des motos comme la RDLC,
la RG ou la 6-cylindres Honda, dérivée des Grands Prix de la fin des années 60. Les motards avaient déjà besoin de vitesse. Tu changeais de moto d’une année sur l’autre parce que la suivante allait plus vite…

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Le livre comporte un DVD…

Dans cette collection il y a toujours un petit bonus. Dans Tourist Trophy, c’était des tirages photos. Là, c’est un DVD sur Kenny Roberts, qui retrace sa carrière, avec des témoignages de Sheene et d’autres.

Sortie le 11 octobre dans les Fnac.
En prévente dès début
septembre sur fnac.com et
sur boutique.movepublishing.com.
220 pages, 39,90 €.

 

 

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  1. the13duke le 25/09/2016 at 11 h 04 min

    Monsieur Freddie Spencer mérite, de par ses titres et sa notoriété, sa personnalité et tout le reste, le respect de son nom.
    Freddie, Freddie., Freddie.

    I want this book

  2. the13duke le 24/09/2016 at 17 h 22 min

    Freddie SPENCER mérite une orthographe exacte, se tromper sur son nom ou son prénom, c’est limite limite limite …