Humeur : “En carrière”, le tic à la mode qui m’incommode

« Guy Bertin, le seul à avoir remporté les 24 Heures Motos, un Bol d’Or et un GP de France dans sa carrière. » C’est cette phrase, trouvée dans un papier dont vous vous régalerez dans le prochain Moto Journal, qui a fait étinceler le vase de ma patience quant à l’usage ridicule du terme carrière, qui pullule partout, surtout chez nos zexcelllllllents camarades de la télévision, et, désormais, jusqu’en nos chères colonnes… « Son premier podium en carrière » par-ci, « sa deuxième victoire en carrière » par-là… Quel verbiage inutile ! quelle vaine redondance, quel gaspillage éhonté d’encre et de papier (ou de bande passante)… Bah oui, « dans sa carrière », on se doute bien qu’il a pas gagné le Bol dans sa baignoire, pétarouille !

La peste soit de cette manie déplorable, dont on se demande bien quelle est l’origine (anglicisime ? surdon naturel et généralisé de mes confrères pour le pléonasme ? ou bien ???). Quoi qu’il en soit, ça m’a fait un bien fou de lâcher la vapeur couroucée qui mettait sous pression mon cerveau colérique, merci de votre (indul)gente attention !

L'irascible umbrella-girl va faire avaler son micro à l'infortuné reporter d'Eurosport...
L’irascible umbrella-girl va faire avaler son micro à l’infortuné reporter d’Eurosport…

 

Vos avis

  1. Aliboron le 22/04/2016 at 15 h 41 min

    Ouais, faudrait graver tout ça dans le marbre.

  2. Frédéric Pé le 22/04/2016 at 9 h 52 min

    exCellent jeu de mots de fort bon aloi ! Je valide !

  3. cel le 21/04/2016 at 17 h 36 min

    C’est peut-être une carrière d’en cause ? (hum veuillez m’excuser)

  4. le prof Turbled le 20/04/2016 at 17 h 29 min

    Ouais, y a un S en trop à Pasionaria. Fallait bien que j’illustre la cuistrerie par un exemple.

  5. le prof Turbled le 20/04/2016 at 17 h 25 min

    Cher maître! Votre ire me va droit au cœur!
    Loin de moi l’idée d’être de la science infuse le détenteur sacré, mais le pléthorique emploi du mot carrière, autrefois réservé aux administrations (ne disait-on pas: -” il est entré dans la carrière”, ou :- “il va faire carrière”) me semble du à l’infini grouillement de la multitude affairée des prétentieux, imposteurs, importants, intrigants et carriéristes de tous crins, lesquels, profitant de la déliquescence des repères ancestraux étalonnant la valeur ajoutée, grugent le monde et lui imposent leur sabir de cuistres zanalphabètes.
    Quand à notre Passionaria, Ibérique donc, elle s’ensauve devant la multitude des orateurs onanistes qui la veulent convertir à leur fâcheuses pratiques, patois compris.
    (oui, Fredo, je sais, celle-ci était facile)