KAWASAKI
 L’image du constructeur japonais Kawasaki repose essentiellement sur la moto. Pourtant, ce département deux-roues motorisés n’est qu’une petite pièce du puzzle de l’imposant groupe industriel nommé Kawasaki Heavy Industries, crée par Shozo Kawasaki en… 1896 ! Une marque plus que centenaire, mais dont activité “moto” est toutefois bien plus récente. Ce n’est qu’à l’après guerre, en 1949, que la firme se lance dans la fabrication d’un petit moteur KE destiné à mouvoir mécaniquement un vélo. L’idée de la ZZR 1400 est encore bien loin (!), même si le groupe Kawasaki en connaît déjà un rayon en missile et autre torpille avec son expérience dans la construction navale militaire acquise durant la guerre… Au milieu de années 50, les premières motos à moteur Kawasaki 125 cm3 sont commercialisé sous la marque Meihatsu, et ce n’est qu’en 1961 que sera réellement produit le premier modèle 100 % Kawasaki : la 125 B7, une machine purement utilitaire. A partir de 1965, Kawasaki s’attaque aux cylindrées supérieures, singeant alors sans retenue les twins anglais (les références de l’époque) et plus particulièrement la BSA A7 avec une 650 W1 au moteur bicylindre vertical. Une réussite commerciale mitigée – malgré une belle qualité de réalisation - qui pousse alors Kawasaki à se monter plus audacieux. L’accent est mis sur le moteur 2-Temps sportif ou Kawa adopte une alimentation par distributeur rotatif que l’on retrouve sur les 250 Samurai et 350 A7 Avenger bicylindres. Un succès ! L’orientation sportive prend encore une direction plus radicale à la fin des 60’s lorsque Kawasaki met en chantier ce qui allait devenir la 500 H1. Ce 3-cylindres en ligne deux-temps de 60 ch marquera les esprits par son audace technologique, mais aussi et surtout par ses performances hallucinantes pour l’époque ! La 500 H1 Mach III (1969) sera l’aboutissement de cette ligné de sportives 2T de caractère, une moto de 175 kilos capable de friser les 200 km/h et qui offre encore de nos jours des sensations d’un autre monde, entre la mélodie stridente, le caractère violent de son 3-pattes 2-Temps, les douces effluves de ricin et le freinage plus que sommaire… Au point que cette machine sera surnommé la « faiseuse de veuve » ! Kawasaki gagne ainsi ses galons de marque sportive et récidive avec la 750 H2 (1972), toujours un 3 cylindres en ligne 2T. Le virage du 4-T sera pris dans la foulée avec la 900 Z1, un 4 cylindres en ligne bâti pour concurrencer la Honda CB 750, puis aussi d’autres modèles marquants à l’image de la généreuse Z 1300 6-cylindres à cardan (1978), Z750 turbo, les séries Ninja…. Parallèlement, la marque s’investi en compétition. En France, la coupe Kawa (formule de promotion toujours d’actualité) aura ainsi formé de nombreux pilotes, et l’endurance écrira quelques jolies pages de l’histoire de la marque verte (notamment avec Godier-Genoud) durant ses affrontements au Bol d’Or ou 24H du Mans. Les modèles à forte personnalité restent une spécialité Kawasaki, à l’image de la ZZR 1400 (Sport-GT) ou la sportive ZX-10 R qui passe désormais la barre des 200 ch. Le succès commercial ses dernières années du roadster Z (Z 750 et Z 1000) au look original semble donner raison au petits hommes verts que seule l’audace paye encore. Ce qui n’empêche pas Kawasaki de proposer dans sa gamme actuelle des modèles plus sages : customs, routières, GT, citadines ou trails, banissant ltoutefois les scooters ou grand bonheur des plus sectaires !
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