Exclusif : Premier essai de l’incroyable Brough Superior S.S.100 dans Moto Journal

Brough Superior est sans conteste la marque moto la plus prestigieuse de la planète, et depuis peu, la mythique enseigne anglaise dont les modèles anciens s’arrachent aux enchères contre des fortunes revit sous une forme moderne grâce à l’atelier Boxer Design de Toulouse. Ils nous ont fait confiance pour conduire les premiers tours de roues de leur merveille de 60 000 €.

BroughSuperior-22

Il y avait certes un essayeur anglais, le célèbre Alan Cathcart, qui avait fait quelques tours de roues, mais le modèle était un exemplaire de pré-série, et il ne s’agissait pas à proprement parler d’un essai comme celui qu’a effectué l’essayeur de Moto Journal, Eric Malherbe, quelques jours avant Noël.

Après avoir effectué une visite des ateliers Boxer où est produite la Brough Superior à l’unité, puis avoir suivi le passage au banc chez Akira, Eric avait pris rendez-vous avec Thierry Henriette pour revenir au guidon, avec cette fois un vrai roulage. Celui-ci s’est déroulé dans le Sud-Ouest, évidemment, en profitant des températures clémentes de cet hiver 2015-2016.

BroughSuperior-12

 

Eric décrit l’émotion qui l’étreint au moment de prendre son envol au guidon de la marque fétiche de Lawrence d’Arabie, qui n’a d’ailleurs pas survécu à un accident au guidon de sa merveille… Mais le mieux est de laisser la parole à l’essayeur lui -même : “On pense à l’excellence britannique, à ces motos dont la légende prétend qu’elles étaient assemblées en gants blancs comme chez Rolls Royce. Je pense aussi un peu, égocentrique, que je n’imaginais pas un jour démarrer une Brough Superior, encore moins m’installer à son guidon et partir.

Cette moto est pareille à un ancêtre endormi depuis 75 ans, qui soudain s’éveille dans son costume d’élégance, et découvre des routes goudronnées, des radars automatiques et des gilets fluo. Quelle folie ! Dans un monde vulgaire, codifié et ratatiné, la folie impalpable du beau porte chic à la boutonnière le flegme anglais, s’habille d’une robe échancrée chrome et noir et signe sur le réservoir en lettre d’or son nom : Brough Superior.

Cette folie n’est pas une légende, encore moins un hommage ou un « cold case » exhumé par un médiocre sorcier. Cette folie est une véritable SS 100. A la fois extravagance et moto de série. Faite pour rêver, pour voler et pour les moins « Peter Pan » d’entre nous, pour rouler. Elle est belle dans l’idée qu’elle propose de la modernité et de la technologie. La Brough Superior de 2016 n’a rien perdu de sa superbe et du style des années folles.”

En fait d’essai, Eric n’a pas fait semblant, allant jusqu’à faire frotter le pot de la moto (sans se faire déséquilibrer, heureusement…), avant de se confondre en excuses pour les rayures occasionnées sur les tubulures. Un instant que n’a pas raté notre photographe, Lionel Beylot

Photo : Lionel Beylot, droits de reproduction réservés.
Photo : Lionel Beylot, droits de reproduction réservés.

Vos avis

  1. Renaud le 28/02/2016 at 16 h 54 min

    La classe oui mais il manque l’élégance.

  2. Sébastien le 23/02/2016 at 19 h 33 min

    Gasp, quelle merveille!

  3. Niczko le 27/01/2016 at 20 h 53 min

    Hou! Le vilain canard!

  4. le Prof Turbled le 23/01/2016 at 9 h 45 min

    Quand on voit ce bijou, on se dit qu’en France y a des gens qui savent travailler. Irrésistiblement, cela évoque le gâchis des Voxan, plus démocratiques, elles. Et aussi toutes nos anciennes marques, dont nul ne souhaite reprendre le nom. Sûr que Brouffe-supérior, ça marque mieux que Terrot ou Monet-Goyon. Et puis pourquoi valoriser un patrimoine ancestral, alors qu’on aime tellement cracher dans la soupe chez nous?
    L’exotisme, y a que ça qui fait vendre, surtout si ça vous surclasse de votre médiocrité naturelle. Ouais, j’aime pas beaucoup les riches. Enfin, tant qu’ils achètent des motos, surtout françaises, je les absous.
    Reste que l’engin est very bioutifoule, bravo à m’sieur Henriette, et que Malherbe s’est sorti les doigts. Tout y passe: Rodin, la queen mother et ses fameuses cliquailles, Lawrence d’Arabie, et même le regretté Claude Nougaro! Faut ce qu’y faut!

    1. Werner le 02/04/2017 at 10 h 01 min

      Grâce à Florent Pagny et au talent de Godet motorcycle, ici en France nous avons encore les merveilleuses E.Vincent !

  5. Pascal le 22/01/2016 at 14 h 29 min

    Se confondre en excuse! Non mais, en même temps, sur une machine de ce prix, si les pots frottent avant le cale pied, c’est pas de sa faute quand même.