Nouvelle Triumph Street Cup : un café racer qui aime se faire malmener

En adjoignant un Scrambler et une version sportive à sa Bonneville Street Twin, Triumph met le paquet pour élargir le panel de sa gamme rétro. Les tarifs de ces nouveaux modèles élaborés autour du Twin parallèle de 900 cm3 sont contenus un peu au-dessus des 10 000 €, mais une large gamme d’accessoires permet de personnaliser sa machine.

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Les codes classiques du café racer

Le modèle que l’on a vu partout est le jaune, mais la Street Cup existe aussi dans une version plus sobre en noir et gris du plus bel effet. Pour 10 500 €, les amateurs de sport et de rétro pourront se faire plaisir avec un café racer plus que soigné. Les codes esthétiques sont bien en place, avec le guidon “ace”, les silencieux inox/noir remontant de chaque côté, la selle à dosseret amovible, la peinture deux tons et les rétros au bout du guidon. Pour le reste, la finition est commune aux deux autres modèles de la gamme, ce qui ne l’empêche pas d’être en harmonie avec l’esprit “rétro racer” : enjoliveur style carbu, design de culasse à ailettes, cache-moteur noir mat,… et des marquages Triumph en-veux-tu-en-voilà : guidon, bouchon de réservoir, carters, intérieur des feux, saute-vent, etc.

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L’assise est relativement basse, suffisamment pour qu’un conducteur de taille moyenne (1,76 m pour votre serviteur) puisse poser ses sneakers montantes bien à plat au sol. Le rayon de braquage ne paraît pas bien efficace, et les 200 kilos à sec ne faciliteront pas les manoeuvres, mais manipuler sa moto à l’arrêt ne fait-il pas partie des petits plaisirs narcissiques d’un propriétaire de café racer ?

Rigolo dans les virolos

Le claquement du bicylindre s’accorde aussi au style de la machine et suggère bien mieux que les 55 chevaux qu’elle renferme. Heureusement, le couple de 80 Nm permet un démarrage vigoureux, mais il faudra vite passer la seconde pour que l’illusion demeure. Ces Bonneville ne possèdent pas en effet un moteur très puissant, et il est inutile de dépasser 6 000 tr/mn. c’est d’ailleurs à cette plage de régime que la courbe s’inverse par rapport à l’ancienne Bonneville T100. Ce qui n’empêche pas le package électronique de la Street Cup de comprendre un antipatinage en plus de l’ABS et de l’accélérateur ride by wire.

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Dans les virages des environs de Séville, où se déroulait la présentation des nouvelles Bonneville 900 à la presse, la Street Cup a montré de belles aptitudes dynamique. Nous nous sommes essayés à la conduite sportive, en profitant de l’adhérence proposée par les Pirelli Phantom Sportscomb. La Street Cup est évidemment limitée sur bien des points, à commencer par son moteur de 55 chevaux, ainsi que par ses freins un peu mous à l’attaque ou son double amortisseur devant encaisser les contraintes d’une moto pesant 200 kilos à sec, mais la boîte à cinq vitesses autorise tout de même de bonne relances et la moto reste homogène même lorsqu’elle est malmenée. Les étriers Nissin se révèlent également efficaces une fois que l’on a passé le stade de l’attaque du levier et la plongée de la fourche.

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Bref, on peut se faire plaisir sur les petites routes avec la Street Cup, dont nous vous dévoilerons les reste des qualités et des défauts dans Moto Journal en kiosque le 1er février prochain.

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