Nouvelle Triumph Bobber : pas seulement une gueule

Après une première présentation à Londres dans le cadre limité d’une drag race de 48 mètres, la Triumph Bonneville Bobber nous est à nouveau présentée, en grandeur nature cette fois, sur les routes d’Espagne aux alentours de Madrid. Alors cette Bobber, qu’est ce que c’est exactement ? Une bonne gueule évidemment, mais pas seulement…

La silhouette de la Bobber est reconnaissable entre toutes. C'est l'une des rares motos monoplace en vente sur le marché (photo Triumph)
La silhouette de la Bobber est reconnaissable entre toutes. C’est l’une des rares motos monoplace en vente sur le marché (photo Triumph).

Look

La raison d’être de la Triumph Bonneville Bobber, c’est évidemment son look. Sur ce plan la Triumph est radicale et opte pour un parti pris très osé : c’est une pure monoplace. Il est donc impossible d’embarquer un passager sur la Bobber, ne serait ce que pour dépanner quelqu’un sur quelques kilomètres. Partant de là, la moto profite d’une silhouette unique de véritable Bobber, avec une ligne longue et basse, une selle suspendue, des garde-boue minimalistes au ras des roue, etc. La Triumph Bobber n’usurpe pas son nom, on est en plein dedans ! A cela s’ajoute un niveau de finition exceptionnel qui régale tous les amateurs de belles mécaniques. Les câblages en tous genres sont habilement dissimulés tandis que le moteur et son environnement profitent de traitements très flatteurs tout en rusant pour se conformer à la loi sans compromettre l’esthétique (voir vidéo ci-dessous).

Dynamique !

Avec tout ça, on imagine qu’à la conduite la Bobber se rapprochera d’une vieille moto ou d’une préparation bricolée dans un garage. On en est très loin ! Dès les premiers tours de roue, la Bobber surprend en effet par un très bon équilibre. Elle profite déjà d’une position de conduite naturelle qui permet de bien contrôler la moto. Elle est aussi très bien équilibrée au niveau de sa partie-cycle, neutre et intuitive. Et cerise sur le gâteau, elle n’est pas inconfortable. Le faux cadre rigide (la Bobber dissimule sous la selle une vraie suspension progressive articulée via un basculeur) laissait pourtant présager de l’inverse. La Bobber offre enfin des commandes douces et un moteur expressif mais docile dont l’injection bien calibrée facilite la prise en mains. La Triumph est une moto saine qui permet de rouler de façon moderne, son bicylindre coupleux incitant à mettre du rythme. Mais attention, ce n’est pas une moto très fun pour autant. Le potentiel du châssis n’est pas en cause, mais la garde au sol limitée tempère vite les ardeurs. Scraaaaaatch ! (ah le doux bruit du repose-pied sur le bitume…).

La Bobber est étonnamment dynamique. Mais la garde au sol vient vite mettre un terme à la partie (photo Triumph).
La Bobber est étonnamment dynamique. Mais la garde au sol vient vite mettre un terme à la partie (photo Triumph).

Personnalisable

La Triumph Bobber joue la carte du dépouillement fidèle à l’esprit Bobber. Mais elle n’oublie les possibilités de customisation que doit permettre une telle moto. Triumph a déjà pensé à tout avec plusieurs accessoires au catalogue, et notamment avec deux autres types de guidon qui changent radicalement le look et l’ergonomie de la moto. La Bobber peut en effet recevoir une paire de guidon bracelets qui abaisse encore la ligne de la moto, ou à l’inverse un guidon “ape hanger” pour se ventiler les aisselles en roulant. La moto propose par ailleurs d’origine une selle qui peut coulisser d’avant en arrière sur environ 40 mm, ce qui change pas mal la position de conduite.

les bracelets optionnels se fixe sous le té de fourche, comme il se doit. Notez les jolis obturateurs de pontets (photo Triumph).
Les bracelets optionnels se fixent sous le té de fourche, comme il se doit. Notez les jolis obturateurs de pontets (photo Triumph).

 

le haut guidon "ape hanger" change radicalement la position de conduite et la silhouette de la moto. Mais la position de conduite n'est pas désagréable (photo Triumph).
le haut guidon “ape hanger” change radicalement la silhouette de la moto. Mais la position de conduite n’est pas désagréable (photo Triumph).

Retrouvez l’essai complet de la Triumph Bonneville Bobber dans le prochain Moto Journal, en kiosque dès le 18 janvier 2017. A l’année prochaine !

  • le look unique et osé
  • la finition de haute volée
  • les bonnes prestations dynamiques
  • la pure monoplace
  • la garde au sol limitée

Vos avis

  1. Romain le 16/03/2017 at 23 h 30 min

    Enfin une moto pour frotter dans les virages même quand on est un poireau (c’est mon cas). Moto de BOBo-hipstER, d’où le nom. Mais je dois en être un (donc poireau-bobo-hipster) puisque je la trouve sublime. Mais il y a un hic : une fois que tu as emballé, tu dois mettre l’antivol et finir en taxi si tu veux finir la soirée avec ta conquête. Je reste avec mon XJR 2015, qui finalement est pas mal non plus.

    1. Romain le 16/03/2017 at 23 h 31 min

      Je viens de lire ton avis, et ça va barder.
      Ta nana.