Essai BMW R1200 GS 2017 : la GS voit triple !

La nouvelle BMW R1200 GS 2017 évolue sensiblement sans pour autant révolutionner son style. Un look rafraîchi, un nouveau pilotage automatique de suspension, une boîte revue et deux autres variantes font leur apparition. La reine se porte bien !

La R1200 GS 2017 est toujours aussi à l'aise sur la route.
La R 1200 GS 2017 est toujours aussi à l’aise sur la route. (Ph. Jörg Künstle)

La nouvelle GS est en fait… trois. Pour faire simple, ce qui n’est pas si évident avec la gamme BMW, on part d’une base de GS standard pour l’enrichir de deux packs correspondant à des niveaux de finition particulier.

D’abord le pack Exclusive qui intègre des étriers dorés, des panneaux en alu sur les écopes de radiateur et une déco spécifique (coloris chocolat, teinte de la transmission, graphisme sur le réservoir)

Ensuite le pack Rallye qui, lui, propose des jantes à rayons croisés, un pare-brise sport raccourci, une selle monobloc plus apte au TT, des repose-pieds élargis et crantés et diverses protections sur le cadre et les radiateurs.

R1200 GS Exclusive et Rallye
Les GS Exclusive et Rallye sont en fait deux packs d’équipements qui peuvent ensuite être enrichis d’options. Et le choix ne manque pas ! (Ph. BMW)

Après, tout peut être rajouté sur ce modèle plus orienté off-road, y compris le régulateur de vitesse, les modes de conduite pro, le GPS ou les valises alu de la GS Adventure ! Seule option propre à cette version Rallye, la suspension sport présentant des éléments plus longs de 20 mm.

Extérieurement, la GS 2017 est reconnaissable à certaines parties plus ou moins modifiées. On note ainsi le nouveau dessin des caches de pipes d’admission, le becquet un peu plus court, les flancs du réservoir revus ou la forme plus onduleuse des enjoliveurs de radiateur. Autre ajout, de petits déflecteurs winglets assez efficaces à la base du pare-brise.

A gauche, la 2016, à droite la GS 20917 légèrement différente dans al paryie avcant.
A gauche, la 2016, à droite la GS 2017 légèrement différente dans la partie avant. (Ph. BMW)

 

Un modèle, trois GS !

Ce qui ne se voit pas en revanche, c’est la nouvelle boîte de vitesses, pour un fonctionnement amélioré, dont bénéficient désormais tous les moteurs Boxer 2017. Enfin, la nouvelle GS apporte un nouveau réglage de correction d’assiette.

L’ESA Dynamic Next Generation, grâce à un capteur sous la selle, est en effet capable de corriger automatiquement, en fonction de la charge (poids du pilote, passager, bagages,…) la précontrainte du combiné arrière. On peut toutefois intervenir manuellement en optant pour l’un des deux positions extrêmes, min (bas) ou max (relevé).

Avec le réglage automatique du ressort arrière, plus de souci de charge de al machine. (Ph. Jörg Künstle)
Avec le réglage automatique du ressort arrière, plus de souci de charge de la machine. L’assiette se corrige d’elle-même (Ph. Jörg Künstle)

GS elle est, GS elle reste

Sur la route, quelque soit la physionomie du parcours, la GS reste ce monstre d’homogénéité que l’on connait, au comportement souverain. La star des trails-GT est impressionnante dans le sinueux tant par son agilité, que par sa précision et sa stabilité sans faille.

Gérée, par l’électronique, la suspension s’adapte (en option) au style de conduite défini par le mode moteur choisi (rain et road seulement en série, les autres en option) et à la charge embarquée. Voilà de quoi rouler l’esprit libéré d’autant plus si l’on dispose des modes de conduite pro qui adaptent le contrôle de traction à l’inclinaison.

Et cela fonctionne aussi avec l’ABS actif aussi en virage. Bref, au guidon de la GS, vous savez que votre pantalon tient parfaitement bien en place grâce à toutes ces bretelles !

Le trail-GT bavarois dispose de tous les atouts pour continuer à caracoler en tête de sa catégorie.  (Ph. Jörg Künstle)

C’est d’autant plus rassurant que le moteur et ses 125 ch ne fait pas semblant même si, naturellement, on est peu tenté de faire des incursions dans le haut du compte-tours. La nouvelle boîte fonctionne encore plus en douceur que par le passé, offrant un agrément de premier plan avec le quickshit pro up & down. Un sixième rapport allongé permettrait sans doute au moteur de moins turbiner à vitesse soutenue.

Le bal des options

Fondamentalement, la nouvelle R 1200 GS n’est pas si différente de sa devancière. En tous cas, pas de quoi jeter la 2016 aux orties. Pour autant, les nouvelles possibilités de cette dernière mouture sont loin d’être inutiles. On pense par exemple au Hill Start Control, l’aide au démarrage en cote disponible via l’un des modes de pilotage pro optionnels.

Mais voilà, pour obtenir une GS aux petits oignons, il faut cocher un paquet d’options. Et faire flamber un prix d’achat qui démarre désormais à 16 200 €. Mais à ce prix-là, vous n’avez même pas les poignées chauffantes, ni l’espoir de la vendre correctement d’occasion dans quelques années ! Damned !

Prix : à partir de 16 200 €

Pack Exclusive : 335 € – Pack Rallye : 595 €

Pack Touring 1685 € – pack confort : 545 € – pack Dynamic : 1465 €

Puissance : 125 ch

Poids à pleins : 244 kg

–> Retrouvez l’essai de la R1200 GS std et Rallye dans Moto Journal en kisoque mercredi 1er février.

Par Xavier de Montchenu

  • Ensemble moteur/châssis redoutable
  • Confort et protection
  • Possibilités de personnalisation
  • Equipement de série limité
  • Prix avec options

Vos avis

  1. Clech le 05/08/2017 at 16 h 20 min

    Vite fait, a “quick shit” ! Up and down ?