ESSAI BMW R 1250 GS : de la bonne came

Les motards sont tous très différents : certains aiment les sportives, certains aiment les GT…. c’est chacun sa came. Mais ce qui est sûr, c’est que la distribution variable Shift Cam du boxer de la nouvelle BMW R 1250 GS va en rendre plus d’un accro. Matt’ est allé prendre sa dose au Portugal, on vous raconte. 

BMW R 1250 GS

Design 

La BMW est une géante d’alu et de fer et son design, très atypique, n’évolue guère pour 2019. Comme toujours, on aime ou on déteste… La seule différence esthétique avec la génération précédente s’observe au niveau de la culasse moteur, marquée par l’adoption d’une nouvelle distribution Shift Cam. Pas grand chose, en somme, du moins en surface, le travail s’est fait en profondeur…

Vie à bord 

Au guidon, l’amateur de GS ne sera pas dépaysé, logique, c’est la même ! Il retrouvera tout ce qui a fait la réussite de cette moto : confort, protection, commandes douces, hauteur de selle praticable (et réglable) et prise en main évidente au vu du gabarit de l’engin. L’ergonomie générale est parfaite et toutes les commandes du tableau de bord tombent sous la main.

Moteur 

C’est là que tout se passe ! Le nouveau système d’admission variable Shift Cam est vraiment efficace et significatif. Il ne décuple pas les performances -le couple passant de 125 Nm à 143 et la puissance de 125 à 136 ch- mais lui offre un agrément et une souplesse bluffants. Il est possible de descendre à 1 500 tr/mn sur le sixième rapport, aux alentours des 40 km/h, pour repartir sans le moindre à-coup. Une pratique particulièrement intéressante en ville, là où l’ancien boxer n’aurait jamais osé s’aventurer, lui qui commençait à racler aux alentours des 2 000 tr/min, devenant même désagréable en-dessous de ce régime. On vous explique son fonctionnement [ICI].

Comportement 

La BMW R 1200 GS est une référence en terme de comportement. Son équilibre général est toujours remarquable, grâce à son architecture moteur à plat. D’une facilité déconcertante à placer sur l’angle, l’Allemande est capable de virevolter comme aucun autre trail. Le système Telelever, effaçant toute plongée au freinage, sans pour autant figer la fourche, permet de freiner fort et tard sans se poser la moindre question. Sans compter la souplesse et la rigueur mêlée de l’amortissement. Instinctive, la GS pardonne tout. Résultat de cette recette magique : une confiance au guidon rarement égalée.

Equipement 

La BMW R 1250 GS dispose de tout l’équipement qu’une moto rêverait d’avoir. Mais cette bourgeoise a un coût, puisqu’une bonne partie de sa dotation est en option. Heureusement le nouveau tableau de bord en couleur est de série, tout comme la température extérieure, l’indicateur de rapport engagé, les leviers réglables, l’amortisseur de direction, les durites aviations et la bulle réglable (mécaniquement). En revanche, pour ce qui est du régulateur de vitesse, des poignées chauffantes, du shifter Pro up & down, ou encore de l’amortissement piloté ESA Dynamic, il faudra en passer par les fameux packs d’options. A la clé, une addition dépassant sans problème les doucement des 20 000 €.

En options :

  • Pack Confort (550 €) : échappement chrome, poignées chauffantes, protège-mains et contrôle de pression des pneus.
  • Pack Dynamic (1000 €) : clignotants LED blanc, feu diurne, modes de pilotage pro, shifter Pro.
  • Pack Touring (1 585 €) : ESA Dynamic, système clef par transpondeur, préparation GPS, régulateur de vitesse, porte-bagages avec supports de valises.
  • Appel d’urgence (315 €), selle confort (35 €), alarme (230 €), roues à rayons (415 €).

Les rivales

BMW R 1250 GS
19 950€ // 141 ch // 243 kg
BMW R 1250 GS
18 490€ // 158 ch // 232 kg
BMW R 1250 GS
16 990€ // 160 ch // 215kg

Fiche technique de la BMW R 1250 GS :

  • Puissance : 136 ch
  • Poids : 249 kg à sec
  • Couple maxi : 14 mkg à 6 250 tr/min
  • Réservoir : 20 L
  • Cylindrée : 1 254 cm3
  • Architecture moteur : bicylindres à plat à distribution variable
  • Boîte de vitesse : 6 rapports
  • Suspension avant : Telelever triangle
  • Suspension arrière : Paralever
  • Freinage avant : 2 disques de 305 mm
  • Prix : 17 400 € sans options – 21 410 € : prix du modèle essayé
  • La souplesse et l’agrément du moteur
  • Le couple disponible
  • La facilité de conduite et le confort
  • Le shifter un peu dur
  • Le prix élevé

Vos avis

  1. Bastien le 22/10/2018 at 22 h 49 min

    Hi Guys , Moto journal , il y a une boulette qui s’est glissé dans la fiche technique ! son poids n’est pas de 249kg à sec mais TPF ! En lisant les commentaires ici ou ailleurs et je constate que la GS est LA seule moto aussi critiqué , moqué , chambré … a chaque millésime et pas forcément de façon objectif , c’est unique dans la production moto et ça fait longtemps que ça dure , depuis le début de l’histoire GS ! Étrange comme phénomène ! A croire que plus elle est crtiqué et plus elle s’ameliore , plus elle se bonifie , plus elle reste la meilleure , la Reine , La Reine des Alpes ! Hein Moto Journal , ça vous parle ( La Rein des Alpes en 2006 je croies ) ! Looool ! V

  2. WHITEGOLD le 19/10/2018 at 19 h 26 min

    OUAIS…de toutes façon les moteurs flat BM ça marche normalement depuis 2004…
    Je ne vois pas la valeur ajoutée apportée par la distrib variable a part faire augmenter la facture du client.
    Concernant l’anticipation des normes anti pollutions je reste circonspect…

  3. Patrick le 16/10/2018 at 18 h 29 min

    Franchement rouler à 40 km/h en 6 à 1500 tr/mn mais on ‘sen moque ce n’est pas une moto électrique .Il y a une boite de vitesse que je sache. Il est ou le plaisir de
    piloter.

    1. thebub le 19/10/2018 at 8 h 43 min

      Ben disons qu’elle à la possibilité de le faire… Après c’est sûr que c’est pas l’utilisation que l’on en fera…

      Ce qu’ils ont travaillé c’est la plage de couple où l’on se trouve le plus souvent, ce qui améliore (encore) l’agrément de conduite à ces régimes,

      En général la puissance maxi se trouve tout en haut du compte tour et à part en circuit, on y est pas souvent… et pas sur ce genre de moto… D’où le travail sur “l’onctuosité” à bas régime…

  4. Parantau le 12/10/2018 at 22 h 08 min

    Dire qu’avant la moto etait pour les proletaires !

    1. Oliv' d'argentan le 28/10/2018 at 18 h 58 min

      Déjà , quand tu rentre dans une concession BMW tu es prévenu. .. ça sent plus le costard que le blouson cambouis 😁

  5. WHITHEGOLD le 12/10/2018 at 19 h 38 min

    Ce sera fiable???
    Certainement comme le reste mais bon, wait and see.

    1. thebub le 14/10/2018 at 18 h 05 min

      Question fiabilité, c’est un système largement éprouvé dans leurs voitures depuis des lustres (vanos)… pour ceux qui ne connaissent pas c’est une nouveauté…
      Comment recycler un système de longue date et le faire passer pour une nouveauté…

      1. thebub le 14/10/2018 at 18 h 09 min

        Mais c’est top comme système, très agréable, ça va faire un malheur dans une bécane.

  6. De Marin le 12/10/2018 at 18 h 18 min

    Ce n’est pas vrai. Ma 1200 GS Mk II de 2008 repart sans aucun à coup en 6ème à 1500 t/MN. La seule chose qui vibre est le pare vent.

  7. PIBOLO le 12/10/2018 at 12 h 49 min

    Elle s’améliore, elle va bientôt finir par ressembler à une moto.

    1. Jérémy le 12/10/2018 at 17 h 17 min

      Il faut une taille minimum pour piloter cette moto.. Toi, tu dois être trop nain pour pouvoir monter dessus

    2. magicamille le 14/10/2018 at 13 h 16 min

      Y a encore du boulot !!!!!