Essai Moto Guzzi MGX-21 : forteresse de carbone

Moto Guzzi a de grandes ambitions pour sa nouvelle MGX-21. Pas pour la France puisque seule une soixantaine d’exemplaires est réservée à notre marché, mais pour les USA, la patrie des customs. La MGX-21, surnommée Flying Fortress par ses concepteurs, est en effet une moto taillée pour les grands espaces. Pur bagger, la Guzzi compte faire la différence par son exotisme, avec une roue avant énorme de 21 pouces et un habillage faisant la part belle au carbone. On vous livre nos premières impressions sur cette nouveauté italo-américaine, en attendant l’essai complet dans Moto Journal.

Design

La MGX-21 ne laisse personne de marbre. On aime ou on n’aime pas, mais on réagit forcément devant ce monstre de plus de 2m50 de long. La moto reprend les codes stylistiques d’un pur bagger, avec une silhouette basse, des valises latérales en dur et un large tête de fourche incluant la sono, mais elle y ajoute une vraie personnalité. D’abord avec son architecture typique de la marque et son gros bicylindre longitudinal dont les culasses débordent du réservoir, ensuite par le coloris noir ponctué de rouge vif (au niveau des culasses justement, ainsi que des étriers de frein), et ensuite par l’emploi de la fibre de carbone pour certaines parties de l’habillage. Un matériau habituellement réservé à des motos à caractère sportif. La MGX-21 se démarque aussi par un détail qui lui donne son nom : une très grande roue avant de 21 pouces qu’elle partage uniquement sur le marché avec la Victory Magnum (en excluant bien sûr les trails taillés pour l’enduro).

Le moins qu'on puisse dire, c'est que la MGX-21 ne passe pas inaperçue !
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la MGX-21 ne passe pas inaperçue !

Moteur

Deux cylindres à 90° face à la route, 1380 cm3, des couvres culasses rouges aux arrêtes usinées… La MGX-21 présage d’un caractère mécanique très marqué, voire méchant. On presse le démarreur et la Guzzi semble confirmer. Ça vibre un maximum ! Les deux gamelles de 104 mm se calent sur le ralenti et pulsent en cadence. Un petit coup de gaz et la moto se relève de sa béquille sous l’effet du fameux couple de renversement (dû à l’implantation longitudinale du moteur). La bande son suggestive est aussi de la partie, malgré l’homologation du moteur pour la norme Euro 4. Bref, tout y est ! Pourtant dès qu’on roule, la MGX-21 se révèle très douce, souple. Elle permet d’enrouler tranquillement en sixième. Mais pour le côté méchant, on repassera. Le bloc tracte efficacement jusqu’à 6 500 tr/min, mais sans aucun accès de colère. Dommage…

Le twin à 90° déploie ses cylindres juste devant les genoux.
Le twin à 90° déploie ses cylindres juste devant les genoux.

Dynamique

La MGX-21 a beau se parer de pièces en carbone, pas de miracle, elle reste un véritable custom. La moto est lourde, longue, dotée d’un train avant très ouvert et elle se complique la tâche avec sa roue de 21 pouces qui la distingue tant de ses concurrentes. Résultat, à basse vitesse, il faut vraiment de la poigne pour guider la Guzzi et on ne peut franchement pas parler d’une moto maniable. Quand le rythme s’accélère un peu, les choses rentrent dans l’ordre et la MGX-21 se montre même surprenante de facilité dans des enfilades de virages. La garde au sol est bonne, la suspension aussi et le freinage est efficace. Mais la moto reste avant tout faite pour le cruising où elle fait parler son confort, le charme de son moteur ainsi que son équipement multimédia (radio, bluetooth…).

Un essai à lire en entier dans Moto Journal 2193, en kiosques depuis mercredi 5 octobre.

Michael Tora

  • Le look original et agressif
  • Le confort en balade
  • L'équipement multimédia embarqué
  • La lourdeur à basse vitesse
  • Le moteur trop linéaire

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