Essai Triumph Bobber Black 2018 : Good black vibes ! (avec vidéo)

Devant le succès imprévu de sa Bobber, sortie en février 2016, Triumph décide de lui offrir une petite sœur pour 2018. Ou plutôt d’aller jusqu’au bout du concept. Une roue de 16 pouces, un gros double-disque avant, une robe noire unie habillant une silhouette toujours d’enfer, et voici la Bobber Black.

Triumph Bobber Black 2018 essai 3/4 avant droit
La Triumph Bonneville Bobber se décline en une inédite version “Black” en 2018. (Photo Triumph)

Design 

Au premier coup d’œil, la Triumph Bobber Black interpelle. Outre ce look dénudé déjà connu et si unique de la Bobber “classique”, la “Black” vous remet cette petite claque esthétique supplémentaire dans la tronche. Cela vient certes de sa robe entièrement noire, tachetée, çà et là, de quelques touches de chrome, mais surtout de son train avant. Plutôt de sa roue de 16 pouces et des deux disques de 310 mm qui l’encadrent. La Bobber Black paraît donc plus trapue, plus énervée que la Bobber traditionnelle.

Triumph Bobber Black 2018 essai 3/4 arrière gauche
La garde au sol s’avère un problème dès qu’on en met un peu trop. (Photo Triumph)

Vie à bord 

S’installer à bord de l’Anglaise n’est qu’une formalité. Le réflexe veut qu’on lève la jambe assez haut au moment de s’installer sur une moto. Mais ici, point de manière, enjamber les 690 mm de hauteur de la (mono)selle ne requiert aucune précaution. Chez les customs, la Bobber Black n’est vraiment pas la plus contraignante question position de conduite.

La position des pieds, très légèrement avancés, ne surprend pas et le guidon tombe bien sous les mains. Pour preuve, après 200 km aux alentours de Marbella, certes entrecoupés de pause, le fessier ne se portait pas si mal ! Bref, la Bobber Black est bien moins inconfortable qu’elle ne le laisse penser au premier abord.

Triumph Bobber Black 2018 essai 3/4 avant gauche
Assurément, la Bobber Black est faite pour musarder.
(Photo Triumph)

Moteur 

Avec sa gueule, le moteur est l’autre gros point fort de la Bobber Black. Le bicylindre parallèle de 1200 cm3 est identique à celui de la Bobber “classique”, et délivre toujours 77 ch à 6 100 tr/min. Ce bloc distille un agrément remarquable. Ultra-disponible, souple, il permet à la “Balck” d’évoluer sur un filet de gaz, sous les 2000 tr/min, peu importe le rapport. Ses 106 Nm de couple à 4000 tr/min sont un vrai bonheur en balade.

Qui plus est, ce gros bicylindre offre une allonge insoupçonnée. En sortie de courbe, la poussée est un peu timide sous 2000 tr/min, mais devient continue et franche ensuite. A ce tableau plutôt flatteur vient s’ajouter une boîte de vitesse ferme mais précise, bien aidée par un embrayage progressif et à la commande douce. Enfin, la sonorité rauque du 1200 cm3 anglais s’avère parfaitement calibrée. Un régal !

Comportement 

En marche, la Bobber Black ne déçoit pas. Le châssis, tubulaire, offre des réactions neutres et ne piège pas. La fourche Showa, plus cossue que celle de la Bobber classique (un élément KYB), travaille plus efficacement. Le mono-amortisseur KYB, placé juste sous la selle, assure un bon confort. Mais quand la route se dégrade, l’Anglaise ne peut éviter de vous tasser un peu le bas du dos.

Surtout, la Black s’avère un peu moins réactive que la Bobber classique. Un constat logique, quand on sait que cette dernière pèse près de 10 kg de moins et jouit à la fois d’un train avant plus léger et d’un pneu avant de 100 sur une jante de 19. Avec sa roue de 16 et son pneu de 130, la Black est un poil plus paresseuse lors des changements d’angle et fait sentir une inertie plus importante. Mais rien de rédhibitoire.

Triumph Bobber Black 2018 essai 3/4 avant gauche
Malgré son look de “cruiser”, la Bobber Black ne rechigne pas à hausser le rythme. (Photo Triumph)

Equipement 

Dépouillée esthétiquement, la Triumph Bobber Black ne l’est pas tant que ça sur le plan électronique. De série, elle s’équipe en effet d’un accélérateur électronique, de deux cartographies moteur (route, pluie), d’un contrôle de traction déconnectable, ainsi que d’un régulateur de vitesse.

Une électronique bien présente par peu intrusive. Enfin, qui dit custom dit aussi personnalisation. Voilà pourquoi Triumph dédie à sa Bobber Black un catalogue d’accessoires d’environ 120 références.

VERDICT TRIUMPH BOBBER BLACK

Très proche techniquement de la Bobber classique, la Triumph Bobber Black ne pouvait, logiquement, pas décevoir. Son bicylindre distille en permanence de good vibes et un agrément remarquable. Pas maladroite sur la route et presque confortable, l’Anglaise vous scotche surtout grâce à un look d’enfer. Cette version Black, qui s’ajoute à la version classique au catalogue, freine certes mieux, mais perd aussi un peu en vivacité. Rien de rédhibitoire toutefois, tant le plaisir qu’elle procure à rouler est immédiatement perceptible.

Plus

  • Le look d’enfer
  • Le moteur
  • Le bruit
  • Le freinage enfin digne

Moins

  • L’inertie par rapport à la Bobber classique
  • Le surcoût par rapport à la Bobber classique
  • Toujours pas de deuxième selle en option !

Fiche technique Triumph Bobber Black

  • Puissance :  77 chevaux
  • Poids : 237,5 kg avec les pleins
  • Couple maxi : 106 Nm à 4000 tr/min
  • Réservoir : 9,1 litres
  • Cylindrée : 1200 cm3
  • Architecture moteur : bicylindre parallèle calé à 270°
  • Boîte de vitesse : 6 rapports
  • Suspension avant : fourche Showa Ø 47 mm (90 mm)
  • Suspension arrière : mono amortisseur Kayaba (76,9 mm)
  • Freinage avant : 2 disques Ø 310 mm, étriers flottants à 2 pistons
  • Prix : 14 350 € en noir brillant/ 14 475 € en noir mat
  • Disponibilité : janvier 2018

LES PHOTOS DE LA BOBBER BLACK

Triumph Bobber Black 2018 compteur
Le compteur peut s’incliner vers le haut ou le bas via une charnière placée derrière lui. (PhotoTriumph)
Triumph Bobber Black 2018 commodo gauche
A gauche, le bouton pour gérer le tableau de bord, ainsi que le régulateur de vitesse, lui aussi de série. (PhotoTriumph)
Triumph Bobber Black 2018 commodo droit
Sur le commodo droit, on peut régler la cartographie du moteur. (PhotoTriumph)
Triumph Bobber Black 2018 échappement
Le bruit émis pas les échappements d’origine est particulièrement sympa. (PhotoTriumph)
Triumph Bobber Black 2018 statique moteur
La finition ne souffre toujours d’aucune critique. (PhotoTriumph)
Triumph Bobber Black 2018 selle
La selle n’est pas si inconfortable qu’elle ne le parait. A noter que la selle peut s’incliner et se reculer. (PhotoTriumph)
Triumph Bobber Black 2018 statique feu avant
L’éclairage full led est de série sur la Triumph Bobber Black. (PhotoTriumph)
Triumph Bobber Black 2018 train avant
Le train avant de la Bobber Black rassemble l’essentiel des nouveautés. (PhotoTriumph)

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  1. GS 83 le 18/12/2017 at 8 h 58 min

    Je l’aurais certainement choisie comme ma prochaine moto , mais comme il ont eu l’idée saugrenue de la doter d’un dé à coudre en guise de réservoir je vais passer mon chemin. 9 litres c’est vraiment n’importe quoi ! Alors ceux qui achètent un bobber n’ont pas le loisir d’aller plus loin que la sortie de la ville ? Dommage car je la trouve trés réussie…

    1. Eric Dittmar le 11/05/2018 at 8 h 59 min

      Je suis l’heureux propriétaire d’une bobber et la contenance du réservoir me suffit, vu qu’elle consomme 3,6 L/100 en moyenne. A condition bien sûr de respecter les limitations de vitesse, ce que je fais depuis que je me suis fait “laserisé” en 2016. J’ai mal aux fesses bien avant d’avoir vidé le réservoir! Oui, ça fait environ 250 km d’autonomie!

  2. lassere le 16/12/2017 at 11 h 49 min

    le compteur de vitesse a deux graduations: miles et km/h.
    Mais l’indication en km/h est totalement illisible!
    En France nous auront ce même compteur de vitesse ?

    1. François Lemaur le 18/12/2017 at 13 h 05 min

      Bonjour Patrick,

      En France, les Bobber et Bobber Black sont équipées de compteurs gradués en km/h. Nous avions des motos immatriculées en Angleterre lors de cette présentation presse, voilà pourquoi nos compteurs étaient gradués en miles.

      Bonne journée !

      Moto Journal

  3. RC45 le 16/12/2017 at 2 h 23 min

    Belle machine et en plus abordable.