Exclusif : premier essai Benelli Leoncino 500 !

Dans les années 50 et 60, Benelli a produit une foultitude de monocylindres de petites cylindrées 2-temps appelés Leoncino (lionceau, en italien). Aujourd’hui, la Benelli Leoncino, qui ressort de sa tanière, est un twin parallèle de 500 cm3 compatible A2, léger, sympa et polyvalent qui fera le bonheur de tou(te)s.

 


Vie à bord

C’est dans les alentours de Saint-Marin, en Italie, que Benelli nous a conviés pour prendre la mesure de sa nouvelle Leoncino. D’emblée, l’accueil est bon : on a le pied bien à plat, la selle est plus confortable que la moyenne de la catégorie, les mains tombent naturellement sur le guidon. Les rétros, plutôt petits et jolis, offrent un bon champ de vision.

D’autant qu’ils évitent de refléter les épaules ou biceps du pilote. Le compteur ne fait pas dans le chichi : deux boutons pas trop chics pour faire défiler les trips et convertir les unités (F° ou C°, miles ou km) et les essentielles infos (dont le rapport engagé), et basta. Simple, mais efficace, sauf le compte-tours pas très lisible, en tout cas au début.

Moteur !

Le bruit émis par la Benelli Leoncino est un gentil ronron, qui n’éveillera ni le furieux en vous, ni vos voisins lors de vos départs en virée le dimanche aux aurores. La boîte de vitesses est douce et précise, sauf cette tendance à systématiquement se mettre au point mort entre la un et la deux. Le ronron se mue au fil des tours en rugissement, mais ça reste, à l’image de la puissance associée, aimable et loin de tout excès.

Benelli Leoncino 2018 essai
Compacte et élégante dans cette robe noire, la Leoncino a tout pour faire tourner les têtes.


Douce et docile

C’est qu’on a affaire là à une machine à mettre en toutes les mains, et l’on ne risquera jamais d’être débordé par les 47,5 ch. Le bicylindres en ligne de 500 cm3, refroidi par eau, rupte aux alentours de 9 500 tr/mn. Il pourra chagriner les plus saignants, mais les autres se régaleront d’une poussée franche, linéaire et largement suffisante pour se faire plaisir sur petite route.

P’tit gaz à Saint-Marin !

La partie-cycle de la Benelli Leoncino est à l’avenant. Le cadre et le bras oscillant en tubes d’acier ne souffrent aucune critique. Les suspensions réglables (détente à l’avant, détente et précharge à l’arrière) assurent un bon compromis rigueur-confort et permettent d’envoyer un bon p’tit gaz sur les routes viroleuses.

De même, le freinage est adapté à la vocation de la Benelli Leoncino : ça mord sans excès ni mollesse, le feeling et bon et la puissance répondra à l’appel ; les trappeurs pourront s’employer à défoncer le bitume et les novices ne se feront pas de frayeur.

NOTRE VERDICT

Petit engin sympa sans prétention, mais doté de qualités dynamiques certaines à défaut d’être extrêmes, la Benelli Leoncino, vendue 6 000 €, en offre pour son argent. On ne déplorera que quelques éléments de finition (la pédale, les câbles et durites du frein arrière, l’aspect des étriers…), mais rien de rédhibitoire…

Si vous connaissez un concessionnaire Benelli près de chez vous et considérez qu’à notre époque, un colosse tel Qiang Jiang doit savoir concevoir un moteur de 95 ch/litre raisonnablement fiable, n’hésitez pas : y a pas moquerie ! Et on attend de voir les déclinaisons prévues par Benelli dans les prochains mois !

Par Frédéric Poujouly

Chiffres essentiels

  • 5 999 €
  • 47,6 ch
  • 207 kg prête à rouler
  • Conçue en Italie, fabriquée en Chine

Benelli en quelques dates

De gauche à droite : Antonio (dit Tonino), Francesco, Giovanni, Giuseppe, Filippo et Domenico, fondateurs de la marque éponyme

1911 Teresa Benelli, veuve, investit toute la fortune de sa famille dans un garage auto-moto sis à Pesaro au profit de ses six fils, de gauche à droite, Antonio (dit Tonino), Francesco, Giovanni, Giuseppe, Filippo et Domenico.

1919 Ils produisent leur premier moteur pour bicyclette, un 75 cm3 2-temps.

1921 Première motocyclette Benelli, le Velomotore, au moteur 2-temps de 98 cm3.

1940 L’histoire contrarie la carrière de la 4-cylindres double arbre à compresseur de compétition… Benelli s’oriente vers les motos militaires.

1949 Giuseppe splitte et fonde Motobi… que Benelli rachètera en 1962.

1950 Dario Ambrosini champion GP 250 (3 victoires et une deuxième place sur les 4 courses que compte le mondial…).Renzo Pasolini

Renzo Pasolini
Renzo Pasolini

1969 Kel Carruthers champion du monde GP 250 (trois victoires, sept courses prises en compte sur douze), Benelli titré chez les constructeurs (trois autres victoires pour Renzo Pasolini).

1972 Rachat par l’homme d’affaires argentin Alejandro de Tomaso.

1975 Sortie de la 750 Sei, six-cylindres en ligne.

1977 Deux 900 Sei alignées au Bol d’or (abandon pour Espié-Baloche, Boulom-de Montrémy finissent hors classement).

1989 rachat de la marque par l’industriel Selci, qui la réoriente vers les scooters….

1995 Andrea Merloni acquiert Benelli.

2002 Production de la 900 Tornado, puis, en 2004, de la TnT 1130, des trois-cylindres caractériels… Engagement en Superbike, encore un échec

2005 Aquisition par Qjian Jiang, géant chinois du deux-roues (1,2 million/an).

2017 Sortie de la TRK 502, trail routier sur la même base mécanique que la Leoncino, roadster branché dont l’arrivée en concessions est annoncée pour novembre à 5 999 €.

Benelli Leoncino Sport 1952
Cette Benelli Leoncino Sport de 1952 est motorisée par un 125 cm3 2-temps.

La Benelli Leoncino en images (Photos Benelli)

Benelli Leoncino 500 2018 statique 3/4 arrière droit Benelli Leoncino 500 2018 statique 3/4 arrière gauche Benelli Leoncino 500 2018 statique 3/4 av gauche Benelli Leoncino 500 2018 statique plein profil gauche Benelli Leoncino 500 2018 statique arrière Benelli Leoncino 500 2018 statique échappement Benelli Leoncino 500 2018 phare avant Benelli Leoncino 500 2018 selle Benelli Leoncino 500 2018 statique 3/4 av droit Benelli Leoncino 500 2018 statique plein profil droit Benelli Leoncino 500 2018 statique 3/4 av droit Benelli Leoncino 500 2018 réservoir Benelli Leoncino 500 2018 roue arrière Benelli Leoncino 500 2018 tableau de bord

  • La polyvalence et l’universalisme
  • Le moteur sympa
  • La partie-cycle irréprochable
  • L’absence d’esbroufe
  • Quelques détails de finition
  • Avoir des doutes sur la fiabilité et le réseau

Vos avis

  1. beudin le 27/04/2018 at 8 h 47 min

    à essayer prochainement, à voir le SAV et le prix des entretiens !

  2. peps le 05/01/2018 at 15 h 49 min

    bien sympa pour un nouveau permis !

  3. Clement le 25/10/2017 at 18 h 26 min

    Bonjour, j’écris rarement un commentaire sur vos articles, mais je trouve que celui-ci comporte tout de même beaucoup de fautes pour un travail de journaliste.
    Je tiens a dire que le sujet est quand même bien traité, je remonte ça pour l’amélioration pas pour faire mon grammar nazi 😉

  4. beber4342 le 25/10/2017 at 17 h 38 min

    le bras oscillant de la mème couleur que la carrosserie et sa change tous,penser y.hihihi!!!