Essai Ducati Scrambler Café Racer : un petit crème….

Ducati continue d’exploiter le filon Scrambler avec cette fois une interprétation sur un thème sportif et nous livre un café racé accompagné de son nuage de lait. C’est plus doux à consommer. Moins excitant aussi.

Esthétique de la Ducati Scrambler Café Racer

Sans grande surprise, nous retrouvons donc sur ce Café Racer une foule de composants communs à la gamme Scrambler : moteur, cadre, réservoir, tableau de bord, phare… Pour autant, sur cette base déjà connue, Ducati a tout de même greffé un train avant inédit composé d’une fourche aux réglages raffermis et d’un maousse disque de frein de 330 mm mordu par un méchant étrier radial lui même actionné par un levier à pompe tout aussi radiale. Sur le papier, ça cause. A l’arrière, la plus délurée des Scrambler reçoit un pneu de 180 et un amortisseur allongé de 6 mm qui relève légèrement l’arrière-train de la moto et charge donc plus l’avant.

La Ducati Scrambler Café Racer dans son ensemble. (Photo Alex Krassovsky)
La Ducati Scrambler Café Racer dans son ensemble. (Photo Ducati)

Comportement en ville

Avec une moto dite Café Racer, difficile de résister à tentation du mettre du gaz. Mais en ville, c’est une vraie tannée, n’ayons pas peur des mots. La position de conduire radicale pour ne pas dire caricaturale, incite à quitter au plus vite la circulation pour gagner la campagne et se soulager ainsi les poignets. Paradoxal me direz-vous pour un engin conçu à la base pour s’affronter entre deux bistrots. J’dis ça… Avec la Ducati, rien à craindre, les bracelets sont bien ancrés sous le té de fourche comme l’impose la tradition mais leur support les fait remonter au dessus. Chaque demi guidon est en outre d’une longueur généreuse, ce qui offre le double avantage de proposer un bras de levier favorable à la maniabilité et de rendre lisible le rétroviseur qu’il accueille à son extrémité.

L'essai de la Ducati Scrambler Café Rafé Racer. (Photo Alex Krassovsky)
L’essai de la Ducati Scrambler Café Rafé Racer. (Photo Ducati)

Moteur 

L’autre bonne surprise en évolution urbaine se trouve côté moteur. J’avais le souvenir d’une mécanique certes vivante. Mais également un peu rugueuse à bas régime. Euro 4 et une nouvelle commande de gaz sont passés par là. Plus souple et progressif. Le moteur Desmodue reprend sans rechigner dès 2 000 tr/mn, avec une quantité de décibels dosée comme il faut, c’est à dire assez pour plaire à vos oreilles sans les casser. Les commandes sont douces, le frein avant full radial pas aussi agressif qu’on aurait pu le redouter. Et le rayon de braquage carrément bon… pour une Ducati ! Et même si la hauteur de selle progresse de 15 mm par rapport à celle de l’Icon, tout le monde y trouvera son compte. Car l’assise reste assez étroite. Bref, tout baigne et de ce point vue-là, le Scrambler Café Racer ne se trompe pas de cible.

L’essai complet de la Ducati Scrambler Café Racer est à lire dans Moto Journal 2206, en kiosques depuis mardi 25 avril.

  • Look et finitions
  • Maniabilité conservée
  • Souplesse moteur
  • Position de conduite pas caricaturale
  • Rigueur perfectible en usage sportif
  • Selle peu confortable
  • Garde au sol un peu juste

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