Archive pour février 2009

Quand les jeunes fument autre chose que du haschich!

Cette semaine, les « djeunzes » de Moto Journal ont « réglé leurs comptes avec leurs fantasmes » comme ils disent.

Et ce en allant essayer quatre reines du 2-temps des années 80

  • Yamaha 350 RDLC 4LO
  • Yamaha 500 RDLC
  • Yamaha 250 TZR 3MA
  • Honda NS400R.

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Avec à  la clé, l’envie de savoir ce que valent réellement ces motos à la réputation autrefois sulfureuse, ces répliques de motos de Grand Prix disparues soudainement du paysage moto au profit des « pièges à soupapes ». Peut être même avaient-ils une pointe de doute quant à la réalité de leurs performances et aux sensations qu’ils allaient éprouver. Faut dire que, quand on passe sa vie sur des obus de 180 chevaux sur piste, les 47 chevaux d’une 350 RDLC ont de quoi prêter à sourire.

Pourtant, la conclusion de cet essai ne se joue pas du tout sur ce terrain et n’est pas banale.

D’un côté, elle me rassure sur mon propre choix de rouler au quotidien sur une collection de trois Yamaha RDLC 350. Car son auteur, Zef Enault, écrit: « Maintenant, on sait. Ce qu’on a perdu : de la légèreté, de la finesse, de l’implication du pilote par rapport à sa moto. Je m’explique. Ces 2-temps se distinguent tous de la production actuelle par des poids très contenus, des hauteurs de selle plus que raisonnables, quasi inconnues aujourd’hui, et des jantes à section très fines qui favorisent la maniabilité. Ces motos nécessitent aussi qu’on s’intéresse à leur fonctionnement (la procédure de démarrage de la RD 500, ses bougies qui claquent, le caractère pointu de la 250…). Les motos que nous connaissons aujourd’hui ont l’énorme avantage de la fiabilité, mais elles ont étrangement toutes pris de l’embonpoint. Comme les voitures, d’ailleurs. Assurément une question de look, de mode. Les formes agressives et larges flattent l’ego contemporain. On y a perdu de la facilité. »

En revanche, je suis un peu moins d’accord avec la suite: « Mais on a gagné : des motos qui puent beaucoup moins, qui freinent, qui tiennent la route. Des motos fiables, qui démarrent tous les matins, par tout temps, dans n’importe quelle condition. Des motos aux performances incroyables, en toute quiétude. » OK, ça pue, c’est absolument pas « planète friendly » et ça freine à condition qu’on s’intéresse à leur fonctionnement, justement. En revanche, la plus vieille des trois, la 350RDLC, est sans doute celle qui se montre la plus fiable, démarre au quart de tour et tient parfaitement la route, témoin ses performances régulières en championnat de France de rallye avec à la clé cette petite vidéo que nous avons faite l’an passé au rallye du Dourdou.

Un débat qui ne doit surtout  vous empêcher de consommer cet excellent Moto Journal n°1846 en kiosque dès aujourd’hui, pas plus que de vous rendre au circuit du Castellet, le 22 mars prochain, pour assister et à la réouverture de ce mythique circuit lors de la Sunday Ride Classic où vous pourrez admirer tous ces 2-temps et bien autres « antiquités » comprises entre 1969 et 1985.

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par Laurent Cochet le 26 février 2009

Vidéo : les dangers du téléphone au guidon

Cardo, fabricant de systèmes intercom sans fil (bluetooth) pour moto vient de sortir cette pub fabuleuse!

Un pur délice.


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par Laurent Cochet le 25 février 2009

Quand Hyundaï s’acharne encore et toujours sur Tucson!

Vous le saviez sans doute déjà, Tucson, c’est fini. Le petit constructeur français a finalement perdu son procès face au géant Hyundaï. Et ce bien qu’ayant une très large antériorité (9 ans) sur l’utilisation du nom de « Tucson ».

Loin de se décourager,  son propriétaire Jean-François Robert a rapidement trouvé un nouveau nom à sa marque, celui de Roadson, et se démène pour mener à terme son actuel projet, la Superleggera, un V2 de 550 cm3 de 98.5 kilos qui doit disputer le championnat Top Twin cette année.

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Mais rester concentré et zen semble bien difficile, puisque  Jean-François Robert se voit contraint de verser la somme de 2000€ au 7ème constructeur mondial, plus, et c’est la dernière nouvelle en date, les frais de l’avoué de Hyundai qui s’élèvent à 1306,67 €.

Alors si vous en avez l’envie, Jean-François Robert vous demande de lui apporter son soutien et vous propose de régler l’avoué de Hyundaï en une multitude chèques de …1 EURO.

L’idée nous plaît, mon chèque part cet après-midi. S’il n’y avait eu les timbres et le gâchis d’enveloppes, perso, j’aurai demander 10 centimes d’euro à chacun.

Si vous souhaitez aider Roadson, vous pouvez envoyer votre chèque de 1 euro à Roadson,  6 Bd du pays de Retz, 44 640 Le Pellerin.
Attention, les chèques doivent être établis directement à l’ordre de : SCP BAZILLE Jean-Jacques en précisant le N° du dossier: 20803095

Tous les chèques reçus seront regroupés et adressés en colis à leur destinataire. De plus afin de ne pas payer de frais supplémentaires, l’intégralité des chèques doit partir au plus vite, c’est à dire au plus tard première semaine de mars.
Jean-François Robert ne pourra sans doute pas remercier tous les participants mais sachez que vos nombreux soutiens l’ont vraiment touchés!

FORZA ROADSON!
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par Laurent Cochet le 25 février 2009

Enquête exclusive sur … « Enquête Exclusive »

Dimanche soir, lors d’un ultime coup de zapping, je tombe sur l’émission « enquête exclusive » sur M6. Au menu: « les dangers des deux roues ».

Plus par conscience professionnelle que par espoir qu’une émission enfin constructive parle de nous, je me force à regarder.

Bernard de la Villardière enchaîne les habituels poncifs:

– « bla, bla, bla, bla » … journée en compagnie d’un coursier plutôt sympa mais qui doit livrer ses plis à donf pour gagner sa croûte.
- « bla, bla, bla, bla » …  direction Garches et son service des accidentés de la route.
- « bla, bla, bla, bla » … direction le bureau des accidents de Paris qui traque l’auteur d’un accident en scoot et piège finalement un « sans papier ».
- « bla, bla, bla, bla » …  sans fin!

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L’émission est assez décousue, confuse, les interviewés semblent piégés (y compris les flics), on ne parle quasiment que du scooter 50, et malgré un titre généraliste ( »les dangers des deux roues »), l’enquête est circonscrite à Paris et à sa surpopulation de moyens de locomotion.

Qu’ai-je appris? Pas grand chose si ce n’est que les forces de l’ordre testent en ce moment un matériel pour contrôler la vitesse des deux roues. Un banc à rouleau assez sommaire grâce auquel on mesure une vitesse à la roue arrière, mesure qui est ensuite empiriquement pondérée du fait de la résistance au vent. Ce n’est qu’à partir de là que les forces de l’ordre déduisent que le scoot est débridé.

Soyons honnêtes! Oui, tous les cas filmés dans cette émission existent. Mais ils représentent une population infime face au reste des usagers du deux-roues. Aucun père de famille responsable, passionné de moto ou usager lambda d’un 2 roues pour un simple besoin de mobilité, ne pourra se reconnaître dans ce reportage. Oui, le conducteur d’un deux-roues (surtout à Paris) s’offre des libertés avec le code de la route. Mais plutôt que s’en tenir bêtement à ce qui est interdit et à ce que les automobilistes auront toujours du mal à comprendre, n’est-il pas possible de franchir une fois la barrière et qu’une émission à forte audience se demande s’il est intelligent de brider un scoot à 45 km/h, d’interdire les voies de bus, s’il n’est pas possible de changer la législation sur la circulation entre les files de voiture, etc, etc…

Oui, il y a des cons et des comportement stupides à moto. Et non, contrairement à ce que souhaite démontrer M6, prendre son deux-roues, ce n’est pas se rendre à Gaza, avec au bout une mort assurée. Oui, pratiquer la moto est plus dangereux que la voiture. Et c’est bien pour ça, qu’être motard, c’est tenter d’être intelligent, responsable, vigilant et même avec un temps d’avance sur ses actes et ceux des autres.

Mais comment faire pour avoir, un jour, une belle émission sur les vrais dangers du deux roues?

- ALLO, JULIE, PREPARATRICE DES PLATEAUX DE BERNARD DE LA VILLARDIERE
-  » Je suis d’accord avec vous. C’est vrai que le sujet n’est pas top et peu original. On s’attendait à mieux. Effectivement, le coursier a peut-être été piégé. Mais, nous, on voulait juste dire aux gens de faire attention en deux-roues. Et l’émission a super bien marché. »

N’y avait-il pas moyen de le montrer autrement?

- ALLO? BERNARD DE LA VILLARDIERE?
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« C’est une émission sans idéologie aucune. Notre seul objectif :  faire progresser la prise de conscience de la dangerosité de l’usage du 2 roues chez les jeunes et les moins jeunes. Je suis d’ailleurs toujours étonné par ce réflexe communautariste, voire corporatiste que certains usagers de 2 roues ont, en pensant défendre l’ensemble d’un groupe. Les usagers des 2 roues, c’est moi, c’est vous, c’est tout le monde. C’était une émission de sécurité routière où on met en cause le comportement de tout un chacun. »

- Pourquoi ne pas avoir tenu compte des chiffres de mortalité en baisse chez les 2 roues en 2008?
« Même si la mortalité est en baisse chez les usagers de 2-roues, je reste frappé par le millier de morts en France. C’est 20% des tués sur la route. Ce chiffre me révolte. Et pourtant, je suis motard depuis 25 ans, je fais un usage quotidien de la moto, j’ai eu un accident assez grave sur le périf et je sais que je suis imprudent sur ma moto. Il m’est arrivé de prendre l’autoroute du nord à200 km/h sur ma Fazer. Maintenant, je le fais moins. »

- Quand même, avec votre émission, on a l’impression que rouler à moto, c’est aller à Gaza?
« C’est votre interprétation et elle est tellement caricaturale et je n’ai pas envie de réagir à ça. »

- Réduire le 2-roues à l’unique ville de Paris, ça ne vous dérange pas?
« On n’a pas pour vocation de faire une émission où tout le monde va se reconnaître. C’est peut-être trop parisianiste mais lors d’une émission d’1h20, on ne peut pas parler de tout le monde. Pourtant, l’audience s’en est très bien sortie alors que c’était au départ une émission anxiogène et pas facile. C’était une émission assez disparate puisqu’il y avait le travail d’un coursier, le bureau des accidents, Garches… »

- Les habituels poncifs sur la moto quoi! Votre conviction profonde  sur le comportement des usagers du 2-roues?
« Il y a un véritable problème parce qu’il n’est pas normal qu’on ait ce chiffre effarant de tués. Il y a des choses que j’aurai voulu évoquer et que je n’ai pas pu, c’est le mobilier urbain qui est très responsable. On a multiplié les obstacles sur la chaussée. Peut être qu’on en parlera un jour. J’ai d’ailleurs déjà fait un plateau là-dessus déjà dans l’émission « ça me révolte ». Il y a aussi un vrai problème psychologique du 2 roues. Le tempérament et l’humeur du jour ont une influence importante sur la manière de conduire et de prendre des risques avec des conséquences bien supérieures à celles de la voiture. »

Ca reste une émission purement à charge?
C’est notre vocation. Je ne suis pas Turbo, pas un magazine de sport, de tourisme, de découverte. Si je vais couvrir  le problème des otages de la Colombie, les Colombiens vont m’appeler en me demandant pourquoi j’ai réduit la Colombie à ça, et pourquoi je n’ai pas dit que c’était le deuxième exportateur de fleurs au monde. Le reproche traditionnel que je comprends d’ailleurs pas,  puisque je suis motard et que le rédacteur en chef de l’émission est aussi motard. Et si cette émission a été vue comme parfois un peu noire, caricaturale, brutale, mais a contribué un tant soit peu à rendre les gens plus responsables et raisonnables et bien tant mieux. »

Ca va largement au delà de ça, c’est à vous dégoûter du 2 roues!

 

 

 


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par Laurent Cochet le 24 février 2009

Edito Moto Journal du jeudi 19 février 2009

Folklore oblige, c’est sur une remorque arrimée à une Renault 25 de la même époque (1988) que notre Honda RC 30 de l’équipe Moto Journal gagnera le circuit Bugatti pour y disputer les prochaines 24 Heures du Mans. La Honda de nos rêves les plus fous est bientôt prête, et Aurélien nous a trouvé la caisse, modèle TS.

Notre chance, c’est que nous ferons le trajet le 14 avril, veille de l’entrée en vigueur de la procédure VE (comme véhicule endommagé), que redoutent tous les motards qui en ont lu les termes.On aurait l’air malin, avec nos moustaches, à se faire confisquer notre machine de course. Rigolez pas, le déclenchement de cette procédure sur un simple soupçon de dangerosité sera laissé à l’appréciation des forces de l’ordre.

C’est dire si le risque est grand de se voir confisquer un véhicule âgé vu les objectifs vertigineux de verbalisations auxquels sont tenus les pandores. A tel point qu’on en vient à se demander si, plutôt que d’aller effectuer nos premiers tours de roues au Castellet le 22 mars, on ne ferait pas mieux d’aller à la manif prévue contre cette énième procédure liberticide.

Et si on en parle aux gars de l’usine Renault de Sandouville, d’où toutes les 25 sont sorties, sûr qu’ils nous rejoindraient, sur la lancée de la grève générale du 19 mars à laquelle ils ne manqueront pas de participer. On les remerciera en les invitant un mois plus tard à tenter quelques extra-ball sur l’un des premiers flippers électroniques, propriété de Fifèvre, qui trônera dans le fond de notre box. Avec Trust dans les oreilles, évidemment.

 

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par David Dumain le 18 février 2009

Moto GP : jour 3 des essais à Sepang

Dernier jour d’essai à Sepang, et amélioration des chronos malgré la chaleur (35°c) et l’humidité ambiante. A peine la journée terminée, les pilotes mentionnent déjà les prochains tests qui auront lieu les 1er, 2 et 3 mars au Qatar. Tout va décidément très vite en MotoGP…

YAMAHA TECH3
- Colin Edwards :

« Ces trois jours d’essai se sont bien passés. Yam a bien bossé, tout comme Bridgestone. Le châssis s’est un peu amélioré, mais c’est surtout le moteur qui va mieux. On avait un creux à bas régime, et on a désormais suffisamment de couple. J’ai fait une simulation de course hier (une rareté pour Edwards, selon son chef mécano Guy Coulon, car ça le gonfle et d’ordinaire, il s’arrête avant, ndr). Pour savoir comment se comportent les Bridgestone, et surtout à la vitesse à laquelle ils s’usent. »
« Pour avoir été pilote Michelin ces dix dernières années, je peux te dire que tu n’utilises pas ces pneus de la même manière que les Bridgestone. Il y a une certaine technique à utiliser pour tirer toute la quintessence des Bridge, que j’ai découvert en novembre dernier à Jerez en essayant différent types de réglages et de trajectoire sur la M1. En raison de leur carcasse plus dure, ces pneus réclament plus de charge que les Michelin pour fonctionner. En clair, il faut tout le temps les mettre en contrainte pour aller vite avec. »

- Moto Journal : comme Hayden qui garde du frein avant dans la descente ?
« Non, à mon avis, c’est plutôt un problème de réglage d’assiette de la moto qu’il essaie de compenser. La répartition de poids avant/arrière de la M1 me donne satisfaction, et l’on doit juste affiner nos réglages de suspensions. Mais avec le package moto/pneus dont on dispose, je pense pouvoir briguer une ou deux victoires en GP l’an prochain. »

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HONDA HRC
- Andrea Dovizioso :

« Je suis satisfait car les chronos sont bons. J’ai fait onze tours au plus chaud de la journée, et mes temps sont très proches de ceux qu’ont effectués Rossi et Capirossi au même moment. Je suis moins satisfait du comportement du moteur, que je trouve toujours trop agressif, et du comportement de la moto au freinage. Je n’ai toujours pas réussi à solutionner ce problème d’embrayage (en fait, il ne s’agit pas d’un problème de frein moteur comme annoncé la veille, ndr). On a réussi à améliorer légèrement la motricité de la RCV en sortie de courbe, mais ce n’est pas encore ça.é
éCôté châssis, on a finalement décidé de ne pas utiliser le nouveau cadre, qui offre moins de motricité que l’ancien. On est fort, mais pas encore suffisamment. On doit encore adapter le châssis aux Bridgestones, d’autant qu’à la fin de la simulation de course, même les pneus durs étaient trop dégradés. Pour la course (en octobre prochain), je pense que leur choix de gommes sera plus dur. On re-réglera le châssis en fonction.

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DUCATI MARLBORO
- Casey Stoner :
sa journée m’est racontée par Livio Suppo, le team manager Ducati, car j’étais en train de d’interviewer Andrea Dovizioso quand Casey a bien voulu se montrer. « La journée ne s’est pas trop mal passée. Le feeling avec la moto s’améliore, tant en termes de réglages de suspension qu’en motricité. L’équipe technique commence à avoir une idée de la façon de régler le nouveau châssis carbone de la GP 9 (différent du treillis acier de la GP 8, ndr). »
« Casey pense avoir de bonnes chances au championnat même s’il sait que ce sera très dur. Il dit qu’il a beaucoup appris l’an passé, et que le fait de retrouver sa compétitivité en cours de saison après plusieurs contre-performances l’a rendu plus fort, et lui permettra de se battre. Il dit qu’à chaque fois qu’il a testé la GP9, que ce soit à Barcelone, à Valence ou ici, il a été le plus rapide en piste. »
- Moto Journal : Et son poignet, il en a parlé ?
« Non »
- Moto Journal : Ah…

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- Nicky Hayden :
Nicky a chuté deux heures plus tôt sur la même tache de bitume sombre que Valentino deux jours plus tôt. « Je me suis retrouvé légèrement hors traj’ au deuxième virage, et dès que j’ai mis les roues dessus, je suis tombé. On dirait qu’ils ont mis du sable dessus pour absorber de l’huile ou quelque chose comme ça. Bizarre…  »
« En essayant d’être positif, je peux dire qu’on a encore gagné six dixièmes, et réussi à faire fonctionner la moto en pneus durs en faisant 19 tours d’affilée, ce qui représente mon premier long run avec cette machine, à peu près au même rythme qu’avec la RCV l’an dernier. De plus, je n’ai plus de problème de surchauffe de l’étrier arrière que j’ai connu à Jerez en novembre dernier (comme Jean-Michel Bayle, Nicky utilise beaucoup son frein arrière sur piste, ndr). Néanmoins, la vérité est que nous n’avons pas fait autant de progrès que ce que j’espérais, c’est-à-dire me rapprocher de la pôle ».
« On a amassé un tas de données ces trois jours et le team est extrêmement motivé, j’ai de la chance à ce niveau. Mais je suis déçu et le retour à la maison va être long… Mon plus gros problème aujourd’hui reste les pompages du train arrière à l’accélération qui rendent la moto imprévisible. D’autant que le phénomène s’aggrave à mesure que les pneus s’usent. Mais la moto est rapide, Casey en apporte la preuve. »

- Moto Journal : Colin Edwards disait hier que contrairement aux Michelins, qui connaissent une première baisse de régime dans les premiers tours, puis une grosse baisse de régime au bout de dix tours, les Bridgestone s’usent de manière assez régulière tout au long de la simulation de course. Ca a été le cas pour toi ?
« Oui, d’autant qu’avec les Michelin, quand la piste est aussi chaude et que tu perds plus de gomme d’un côté que de l’autre, la moto se met à dribbler. Mais je n’ai pas eu ce problème avec les Bridgestone. En revanche, plus les pneus s’usent, plus la moto bouge. »
« J’admire ce que fait Casey avec la moto. Et il faisait la même chose avec la Honda avant, même s’il ne restait pas tout le temps dessus. C’est un bad boy ! »

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YAMAHA FACTORY :
- Valentino Rossi :

« Comme je l’ai dit hier, je suis heureux des chronos réalisés. La moto est bonne, elle est rapide depuis le début. Déjà, je suis content car je me faisais du souci à cause de ma blessure, et je suis déjà remis à presque 100%. Il ne me reste plus qu’à me faire enlever les points de suture (c’est théoriquement fait depuis deux jours), à rester une dizaine de jours tranquille, et je serai remis pour le Qatar. En trois jours, on a bouclé la totalité de notre programme de tests sans jamais quitter le sommet de la feuille des temps, ce qui est très encourageant. »

« Bien sûr, il reste du travail (mécanique comme électronique), en particulier à l’accélération, dont on s’occupera lors des prochains essais. Mais mon chrono réalisé le dernier jour (2.01.137) est le plus rapide jamais obtenu à bord d’une M1 sans avoir recours aux pneus qualif. L’année dernière, on pouvait adapter les réglages châssis aux Bridgestone, mais la partie-cycle avait été réglée pour fonctionner avec les Michelin. En ce sens, on était un peu limite. »

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« Cette année, on a défini une nouvelle base de réglage châssis qui correspond mieux aux Bridgestones, mais il y a encore moyen d’affiner (je vais essayer d’en savoir plus, parce que je m’explique difficilement comment on peut mettre une saison entière à régler un châssis et des suspensions pour les adapter à des pneus, ndr), mais j’aime la moto et je pense que nous sommes compétitifs.
Je pense que Casey sera mon principal rival. On doit attendre que Pedrosa sois remis pour voir quel est son potentiel. La surprise, c’est Capirossi, mais Vermeulen est rapide aussi. Je pense que Lorenzo a encore besoin de roulage, mais qu’il sera compétitif pour la première course. »

« Pour reparler de Stoner, je ne pense pas qu’il n’a si mal que ça. Parce que si tu es capable de faire de tels chronos en souffrant, quand tu ne souffres plus, tu colles une seconde et demie à tout le monde. Et je ne pense pas que ce soit la réalité. »

- Moto Journal : En deux ans, Casey et toi avez un championnat 800 chacun, Casey compte seize victoires et toi treize. 2009 va décider de la suprématie ?
« Non, 2009 sera juste une autre bataille. Mais je suis prêt pour la bagarre ! »

- Moto Journal : Et Pedrosa ?
« Pedrosa est un bon pilote, rapide, mais Stoner est plus fort mentalement. Pedrosa doit progresser sur ce point s’il veut se mêler à la lutte pour le titre. »

- Moto Journal : Beaucoup de gens pensaient qu’avec le monomarque, les chronos allaient baisser, alors qu’il n’en est rien. Tu es surpris ?
« Pour moi, ce n’est pas une grosse surprise car Bridgestone est impressionnant. Les pneus sont fantastiques, et avec seulement trois ou quatre types de pneus, nous avons réussi à être rapides sur tous les circuits du championnat. Je n’attends pas de baisse de performance des pneumatiques, mais je pense que contrairement à l’an dernier, plus de pilotes se battront pour la victoire à chaque course. »

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- Moto Journal : et ta simulation de course ?
« On n’a pas pu la boucler à cause de la douleur. Mais on a fait dix tours, le rythme est bon, il ne nous reste plus qu’à comprendre quelques éléments à propos des pneus, mais mon team n’est pas inquiet. »

- Moto Journal : Quelle est ta principale force ?
« De rouler vite en toutes circonstances, mais à chaque fois juste en deçà de
la limite. Pour y parvenir, comme tout pilote, j’ai besoin d’une bonne moto et de bons pneus. Aujourd’hui, le package Bridgestone/Rossi/Yamaha est compétitif pour rester au top. »
- Un reporter australien intervient : – en matière de football, maintenant que Beckham est au Milan AC, avez-vous pensé à changer de camp ?
« J’ai toujours été un grand fan de Beckham. Malheureusement, il joue pour le Milan AC, il est donc devenu un adversaire. Mais fack (traduction valentinesque de fuck, ndr), il joue super bien et je suis content pour lui. »
- Et le prochain match de l’Inter de Milan face à Manchester le 24 février prochain ? renchérit l’Australien.
« Je ne suis pas optimiste. En ce moment, Manchester est un peu plus fort que l’Inter. En un match, tout est possible, mais il faudra un super Inter pour battre Manchester ! »

HONDA LCR
- Randy de Puniet

- Moto Journal : Alors Randy, ça s’est passé comment ces trois jours ?
« Difficile. Là je dirais qu’on découvre une toute nouvelle moto, des  nouveaux pneus, beaucoup de choses nouvelles. Je m’attendais à ce que ce soit plus facile. Les deux premiers jours on a vraiment galéré, on tournait en rond sans évolution. Aujourd’hui, je dirais qu’on avait trois steps (trois paliers en anglais, ndr) à gagner, on en a gagné un. J’étais confiant ce matin, j’ai gagné une seconde. »
« Je pensais en gagner un deuxième cette après midi pour essayer encore d’aller chercher une seconde, malheureusement, on a eu des soucis de frein (une vibration dans un disque de frein qu’ils n’arrivaient pas à localiser, ndr) qui nous ont fait perdre une heure. Du coup, on n’a pas pu tenir le planning qu’on s’était fixé. On faisait un pas en avant, trois pas en arrière, donc pas facile. »

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 » Sur la fin, je pensais pouvoir gagner encore une demi seconde, donc je sais où me situer, mais il m’en manque encore une petite pour être avec mes collègues autour de la cinq, sixième place, quoi… Donc y a du boulot. Maintenant, c’était la première séance d’essai. Les autres ont déjà roulé deux fois sur les motos (sur les quatre jours d’essai de fin de saison, Randy n’en a fait qu’une car il a ensuite soigné son scaphoïde, ndr). La moto élargit moins en entrée de courbe qu’au début, mais ce n’est pas encore comme j’aimerais au relâché de freins pour faire tourner la moto ni au freinage car elle n’est pas très stable.  »

 » D’ici le Qatar, je vais repenser à tout ça à froid, Christophe (son chef mécano, ndr) va regarder la télémétrie, comparer avec l’an dernier, voir si les orientations qu’on a pris pour me permettre de gagner du temps sont logiques, pour continuer dans cette direction de développement ou changer. Y a pas mal de choses à voir.  »

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- Moto Journal : Et avec Yves Demaria, ça s’est passé comment ?
« Il a fait pas mal de bord de piste et me parle de ce qu’il voit. Il est aussi là pour me calmer quand je suis trop énervé et que ça se passe mal. Maintenant qu’il m’a vu rouler, qu’il a vu ma position sur la moto, ça va nous permettre de bosser différemment physiquement entre les courses (c’était la première fois qu’Yves assistait à une séance d’essai de GP, ndr). Mais pour ce qui est de bosser ensemble à l’année, rien n’est fait, on prendra une décision après les essais de Jerez (28/29 mars, ndr). L’an dernier, entre les essais de Malaisie et d’Australie, j’en étais déjà à sept chutes. Heureusement, cette année, je ne suis pas tombé,  mais ça aurait été l’année dernière, je me serais énervé et j’aurais fini par m’y mettre. Parce que de me retrouver dans une telle situation me tape sur les nerfs. »
- Moto Journal : Yves analyse les choses de manière suivante : tu es sujet au stress comme à l’énervement, du coup, tu perds tes moyens à l’approche de la course, et tu finis par terre. Il pense qu’en bossant sur la concentration, tu peux parvenir à faire baisser la pression et ainsi rester sur tes roues.
« Il a raison, mais il n’y a pas qu’en course que ça m’arrive. Y a des fois comme cette après-midi où ça m’énerve, et je me dis, je me lâche et on verra bien si ça passe ou ça casse.  C’est ce que j’avais fait l’année dernière. Alors que là, je préfère y aller étape par étape. Je n’ai peut être pas été aussi rapide que j’aurais du, j’ai pris moins de risque, mais ça permet d’avancer.  »
- Moto Journal : Avoir un moteur plus puissant, ça te permet de prendre moins de risque ?
« Heu, y a plus que des moteurs puissants aujourd’hui. Même les Suzuki marchent fort.  »
- Moto Journal : Non, je veux dire, par rapport à ton moteur de l’an passé.
« Ah ! Oui, oui, mais je suis tellement loin au chrono que ça ne m’avance pas à grand-chose. On prendra les risques quand on devra les prendre ».

Suite des aventures de Randy et ses petits camarades les 1er, 2 et 3 mars au Qatar.

Photos Gold and Goose

Les chronos du troisième jour :
1        Casey Stoner (Ducati) : 2’01”043
2        Valentino Rossi (Yamaha) : 2’01”137 (+ 0”094)
3        Loris Capirossi (Suzuki) : 2’01”262 (+ 0”219)
4        Colin Edwards (Yamaha) : 2’01”413 (+ 0”370)
5        Toni Elias (Honda) : 2’01”560 (+ 0”517)
6        Chris Vermeulen (Suzuki) : 2’01”666 (+ 0”623)
7        Dani Pedrosa (le 2è jour) Honda : 2’01”860 (+ 0”817)
8        Jorge Lorenzo (Yamaha) : 2’01”907 (+ 0”864”)
9        Andrea Dovizioso (Honda) : 2’01”955 (+ 0”912)
10      Mika Kallio : (Ducati) : 2’02”386 (+ 1”343)
11      Nicky Hayden (Ducati) : 2’02”497 (+ 1”454)
12      Alex de Angelis (Honda) : 2’02”523 (+ 1”480)
13      Sete Gibernau (Ducati) : 2’02”727 (+ 1”684)
14      Randy de Puniet (Honda) : 2’03”418 (+ 2”375)
15      Yuki Takahashi (Honda) : 2’03”474 (+ 2”431)
16      Niccoló Canepa (Ducati) : 2’03”901 (+ 2”858)
17      James Toseland (Yamaha) : 2’03”953 (+ 2”910)


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par Laurent Cochet le 13 février 2009

L’ultimate Rally est né

Un tout nouveau rallye routier vient de naître, l’Ultimate Rally, et a donné sa première conférence lors des Journées Professionnelles Moto à Lyon.

L’ultimate sera court, dense et sportif annonce son organisateur Patrick Bournisien (au centre sur la photo) du Xzeos Team.

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A y regarder de près, ce rallye est un mélange entre la longueur et la difficulté que représente le Moto Tour et une classique épreuve du championnat de France puisque l’Ultimate se déroulera en seulement 48 heures.

Ce rallye présente de nombreuses originalités:

  1. Il s’élancera des 4 coins de la France : circuit du Mans pour le Nord Ouest, Ornans à côté de Besançon pour le Nord Est, Marsac-sur l’Isle à côté de Périgueux pour le Sud Ouest, Montfavet à côté d’Avignon pour le Sud Est et sans doute la ville du Puy pour tous les pilotes du centre.
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  2. Il s’élancera le vendredi 26 juin 2009 à minuit précise pour une étape de liaison (dit de concentration) longue d’environ 550 kilomètres (9 heures de route) pour relier un point central qu’est la ville de Marcillat-en-Combraille dans l’Allier. Le GPS est interdit sur ce parcours, il n’y aura pas de fléchage et des C.H surprises seront organisés!
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  3. Les pilotes n’auront que peu de temps pour souffler puisque à 11h, soit 2 heures plus tard, ils s’élanceront pour 3 étapes émaillées de 9 spéciales chronométrées (7 sur route + 2 sur un circuit de kart). La première étape fera 250 kilomètre, la deuxième (de nuit) 160 kilomètres, avant de devoir repartir le samedi 27 juin pour une boucle de 350 kilomètres. Une sorte de Cannonball du rallye quoi, ça va être très dense.
  4. L’attrait de la nouveau a déjà déclenché 174 pré inscriptions parmi lesquels 50 débutants qui n’ont jamais fait de rallye (125, débutants, anciennes, tout est accepté).
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  5. Autre grosse nouvelle, l’Ultimate Rally aura des frères et soeurs puisque son organisateur a d’ores et déjà annoncé la tenue cette année d’une « Ultimate Race », un rallye faisant la part belle (unique?) aux spéciales sur circuit. En 2010, Patrick annonce carrément un Ultimate Challenge avec 4 courses au profil très varié et inexistant jusque là! Bon, son organisateur a beau dire dire qu’il n’entre pas en concurrence avec l’IRC (International Rally Championship) ou le championnat de France et même si la discipline est en pleine expansion, on doute qu’il y ait de la place pour autant de monde et d’organisations.
    Qui plus est, le rallye est en ce moment sous haute surveillance puisque la gendarmerie a voté contre la tenue de la boucle de nuit lors de l’ouverture du championnat de France, aux Garrigues (14 et 15 mars prochains) dans l’Hérault, avant de devoir s’incliner devant un vote favorable  lors d’une récente commission. 

    En même temps, la place est, pour l’instant, à celui qui la prend mais surtout à ceux qui sauront faire preuve d’un énorme sens des responsabilités pour tenir des épreuves professionnelles, bien organisées et sans drâme. Reconnaissances, parcours de liaison et courses comprises.

 

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Renseignements:
Ultimate Rally – Xzeos Team
15 rue de l’Etoile, 83 000 Toulon
04.94.92.85.93.60
Mail: xzeosteam@gmail.com
Site officiel: www.ultimate-rally.com

Photos Laurent Cochet

 


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Publié dans ULTIMATE RALLY 2009
par Laurent Cochet le 12 février 2009

MotoGP: jour 2 des essais à Sepang

Sepang,  jour 2 de ces premiers  essais MotoGP en Malaisie.Certains progressent, d’autres doutent, certains en sont même déjà à panser leurs blessures de la vieille.Déclarations brutes de fonderie, comme si vous y étiez et finalement pas trop langues de bois, de ceux qui dans deux mois, vous feront vibrer au Qatar, pour l’ouverture de la saison 2009.

YAMAHA TECH 3
- Colin Edwards :
Le Texan fait une simulation complète qui se passe bien, mais il se ressent un peu de ces cervicales suite à sa blessure du Sachsenring l’an dernier.
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- James Toseland :
James roule peu suite à sa blessure de la veille : echymoses au genou gauche et au coude droit plus un gros problèmes de concentrations suite au choc à la tête.
Commentaires de Guy Coulon, le responsable technique du team : « avec 20 000 km d’essai et de course par an, les pilotes courent aujourd’hui l’équivalent de trois catégories il y a vingt ans, à un rythme bien plus soutenu. Aujourd’hui, avec la puissance des moteurs et la qualité des pneumatiques, les contraintes absorbées par les pilotes à l’accélération et au freinage sont bien supérieures qu’avant. T’as qu’à voir de nombre de pilotes opérés du syndrome des loges (tétanie des avant bras). Beaucoup de pilotes roulent trop, trainent des blessures (NDR: Guy dit vrai, un bon tiers des pilotes présenst étaient handicapés par leur physique à Sepang), et n’ont pas le temps de récupérer. Avec la règle du monomarque pneumatique, ca va leur permettre de rouler moins, ce qui est une bonne chose. »
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YAMAHA FACTORY :
- Valentino Rossi :
« Une autre journée positive où nous sommes parvenus à maintenir un bon rythme. On est dans des bons chronos : 2’01’’, c’est déjà rapide. Grâce à notre travail sur l’électronique, nous sommes parvenus à améliorer l’accélération en sortie de virage lent, même si ce n’est pas encore parfait. Cet après midi, mes blessures me faisant souffrir, j’y suis allé un peu plus mollo, mais nous avons accumulé suffisamment d’informations pour la journée. Demain, il faut que je fasse une simulation de course, mais je ne sais pas si c’est possible à cause des points de suture. On la ferapeut-être en deux séries de dix tours.
Cet après-midi, on s’est quand même tiré la bourre avec Loris Capirossi, ce qui m’a fait plaisir car il fait partie de l’ancienne génération, et qu’il est toujours excitant de se battre contre un tel pilote. Il a du se faire plaisir aussi, parce qu’il était plus rapide que moi, et il m’a fait le freinage.
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Ca m’a rappelé la baston de 2006 avec lui sur la Ducati et moi sur Yam (NDR: Ah, les 990 et leurs gros travers à l’accélération, c’était le bon temps !). Ca me fait aussi plaisir parce que l’an dernier, il a été handicapé par des blessures et une moto qui n’était pas au niveau, mais cette année, il va vite. A 36 ans, c’est pas mal. Du coup, je me dis que j’ai encore huit ans de carrière devant moi ! 
Cette semaine, on me retire mes points de suture (ça se garde 8 à 10 jours). Après, il faut que je reste tranquille pendant dix jours, et pour les prochains essais au Qatar, je serai remis.  »

- Jorge Lorenzo :
« On a essayé beaucoup de choses sur la moto, mais je n’arrive pas à descendre mes temps. Je ne sais pas pourquoi. Peut être qu’il me faut juste accumuler les tours pour retrouver de la confiance. Comme hier, la moto élargit en entrée puis en milieu de courbe, et je ne peux donc pas accélérer. Ca vient peut-être des pneus. En arrivant en MotoGP, je me suis très vite adapté aux Michelin, mais avec les Bridgestone, ça met un peu plus de temps. Il faut que je continue à rouler afin d’adapter mon style de pilotage à cette moto.  »
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DUCATI MARLBORO
- Casey Stoner :
« Je n’ai fait que peu de tours, pas autant que j’aurais souhaité, et on a peu modifié la moto. J’espère que le temps se maintiendra demain pour résoudre les problèmes qu’il nous reste. Le manque de mobilité latérale de mon poignet me fait souffrir, je compense en forçant sur mon épaule gauche pour relever la moto. Du coup, je fatigue très vite. Ca devient frustrant dans la mesure où je ne peux faire que quatre tours d’affilée au lieu de six. Du coup, on prend du retard sur la mise au point de la moto. Je sais que ça ira mieux lorsque je souffrirai moins, mais pour l’instant, ce n’est pas le cas.
Question mise au point, la rigidité accrue du train avant apportée par le châssis carbone accroit sa précision, ce qui me convient. On se concentre maintenant sur l’arrière de la moto, qui bougeait beaucoup. On est parvenu à réduire l’amplitude des pompages de suspension à l’accélération, ce qui nous a fait légèrement progresser en motricité. Mais en ce moment, à cause de mon état physique, je règle surtout la moto pour qu’elle soit facile à piloter, pas pour la performance maxi. Ce n’est pas la bonne solution.
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Je ne peux pas freiner aussi fort que je voudrai, je ne peux pas la relever aussi vite que d’ordinaire… il y a donc moyen d’aller plus vite.
Il n’y a rien à faire, car ce n’est pas un manque de force au niveau de mon poignet car ma guérison a été suffisamment longue (trois mois, ndr) pour que je puisse reprendre l’entrainement. Le souci, c’est la douleur et le manque d’amplitude latérale de mon poignet. J’ai fait de la physiothérapie, et j’en suis au même point qu’il y a un mois. Je ne comprends pas. Lorsque j’étais pilote 125, j’ai subi une opération moins importante à ce poignet où l’on m’a mis une vis. Deux semaines plus tard, je roulais sans souci!. Là, ça fait trois mois. Ce coup-ci, j’ai eu en plus une greffe osseuse, trois mois de convalescence et ça ne guérit pas. De plus, j’ai une cicatrice de 5 cm de long qui me fait également mal. Tous ceux que je connais, y compris les médecins me disaient que tout serait OK après deux mois maxi… Je pense que je vais arrêter d’écouter les toubibs, et prendre mon mal en patience.
De toute façon, je n’avais pas le choix, il fallait que je me fasse opérer (NDR: Carlo Pernat n’est pas de cet avis : il témoigne que Claudio Costa a refusé de l’opérer en disant que c’est précisément les complications qui ont suivi qui avaient mis fin à la carrière de Kevin Schwantz, mais Casey a refusé et les deux se sont brouillés).
Pour l’instant, c’est juste de la colère, mais si dans trois semaines, au Qatar (pour les essais de nuit organisés un mois avant le premier GP, ndr), ça ne va pas mieux, ça va commencer à devenir inquiétant. »

Livio Suppo, team manager Ducati, viendra modèrer les propos de son pilote en disant que c’est un poignet qu’il s’est cassé deux fois, avec lequel il a roulé blessé alors qu’il n’aurait pas du, et que c’est donc normal que ça mette plus de temps à guérir. Il ajoute que plus un pilote est rapide, plus il a de tempérament, et moins il a tendance à être satisfait de lui-même. Doohan n’était jamais content. « Un champion du monde, c’est un animal sauvage ».

- Nicky Hayden :
« On a gagné une seconde ce matin et réduit l’écart avec ceux de devant. Rouler plus vite me permet de mieux sentir les réactions du châssis, surtout dans les endroits rapides.  Cet après midi, on a rencontré quelques problèmes qui m’ont empêché de rouler vite avec constance. Le pneu avant dur (Bridgestone offre une alternative : dur ou médium, ndr) engendre plus de mouvements, notamment en sortie de courbe où elle devient trop instable à l’accélération, avec des pompages d’amortisseur assez violents. C’est notre principal souci. En fin de journée, on a fait une modif qui nous a permis d’améliorer un peu les choses, et j’ai pu enchaîner quelques tours rapides.
Par rapport à la Honda, je suis obligé de garder un peu de frein avant dans les courbes rapides entre la cinq et la six, ainsi que dans les descentes, pour charger le train directeur.
J’ai essayé de suivre Casey, mais ça n’a pas duré longtemps. Il va plus vite partout, y compris en ligne droite, ce qui n’aide pas à rester dans  son sillage ! C’est peut être une question de position sur la moto, on va regarder ça.
(NDR: Canepa avait le même souci par rapport à Kallio, avec le même écart de gabarit entre les deux pilotes, et il a résolu le problème en raccourcissant les rapports de boite de sa Desmosedici, ndr).
Je savais en signant chez Ducati que ce ne serait pas facile et que ce serait du travail. C’est sûr que j’adorerais être le plus rapide en mettant le coude par terre (ce que fait déjà Hopkins, ndr !), mais ça ne se passe pas comme ça.
Aujourd’hui, j’ai fait pas mal bosser mes mécanos en testant des solutions puis en revenant au réglage d’avant car je n’étais pas sûr. En tant que pilote, j’aimerais être plus clair dans les directions que je donne à mon équipe technique, mais ce n’est pas facile.
Heureusement, les nouveaux Bridgestone sont endurants, j’ai fait 35 tours avec le pneu avant sans problème, ce qui fait un souci de moins. »
Livio Suppo  intervient : « même si Nicky doit courir ici en pneus tendres, Bridgestone est convaincu qu’ils tiendront les 21 tours du GP. »
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SUZUKI :
- Loris Capirossi :
« Je me suis bien amusé parce qu’on a amélioré par rapport à hier. On a essayé le nouveau châssis qui va pas mal cet après midi. On doit encore progresser un peu sur le moteur, mais globalement, c’est bien mieux que l’an passé, et l’on est prêt à se battre !
On s’est bien amusé avec Valentino, on s’est doublé tous les deux. La Yam reste meilleure, mais on a réduit l’écart. »
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HONDA HRC
- Andrea Dovizioso :

 » On a deux châssis que l’on avait déjà comparés à Jerez, et que l’on continue à étalonner ici, car Sepang est une piste qui met plus en exergue les différences de comportement. Le nouveau est un peu meilleur au freinage ainsi qu’en sortie de courbe, mais nous n’avons pas encore fait notre choix. 
Le souci, c’est qu’étant toujours en phase d’adaptation aux Bridgestone, qui réagissent très différemment des Michelin.
La carcasse des Michelin est souple, ce qui les fait beaucoup glisser, mais de manière progressive.
Les Bridgestone sont plus rigides, et il faut adopter des trajectoires différentes, surtout dans les chicanes.
En raison de ce travail d’adaptation, je ne suis pas sûr de mon réglage de base sur la moto (géométrie et suspensions, ndr). Il m’est donc difficile de donner une direction de développement.
Cela dit, par rapport à ma RCV satellite de l’an dernier, la moto d’usine est vraiment meilleure, avec un moteur à la fois plus puissant et moins violent. Pas encore autant que je le voudrais, mais presque. La stabilité du train avant est meilleure, mais celle de l’arrière est perfectible. Je pense que ça vient de l’embrayage. Il faut que l’on règle l’antidribbling à la fois mécanique et électronique. Je fais tout ça tout seul, sans me préocuper de la manière dont travaille Pedrosa. » (NDR: Alberto Piug interdit à son pilote de communiquer avec Dovizioso sur les relevés d’acquisition de donnée. Du coup même les mécanos des deux officiels Honda ne se parlent pas. Sorte d’ambiance!).
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- Dani Pedrosa :
« Pour nous, ça a été une bonne journée, on a fait de gros progrès, juste en jouant sur la géométrie du châssis et les réglages de suspension. Il ne nous manque qu’une simulation de course qu’on aurait pu faire demain, mais mon genou gauche me fait mal suite à ma chute de Philip Island l’an passé (qu’il a fait opérer en décembre, ndr) et je préfère me reposer afin d’être en forme pour les prochains essais au Qatar. Aujourd’hui, je ne peux faire que des séries de six tours maxi (soit moins d’un tiers de la course, comme Stoner. C’est peu, ndr !). Mais Sepang est une bonne piste d’essai. Il y a de gros freinages, de fortes accélérations, certains virages dans lesquels tu perds le grip . Avec la chaleur en plus, c’est sûr que c’est physique, mais au moins, il faut vraiment aller chercher le chrono. Sur d’autres circuits, tu peux aller vite plus facilement, mais en fin de compte, tu travailles moins bien. C’est sûr que ce matin, j’avais des courbatures partout, après deux mois et demi sans rouler sur la MotoGP. L’hiver, je ne fais qu’un peu de tout terrain. Entre Valence et Sepang, on a reçu que de nouvelles entrées d’air. Mais ça me convient de rouler sur la même moto deux années de suite. Depuis 2005, j’ai du changer chaque année. A chaque début de saison, c’est dur, et quand j’ai réussi à régler la moto comme ça me convient, on est déjà en milieu ou en fin de saison, et il est temps de changer. Sur ma machine, on va essayer d’améliorer encore la stabilité au freinage, car c’est un point où mes adversaires sont très forts cette année. Le moteur va bien, mais il faut encore adapter le châssis aux Bridgestone, car ces pneus engendrent des réactions plus violentes que les Michelin. »

DUCATI TEAM PRAMAC
- Mika Kallio : 
« Ca s’est plus ou moins bien passé, comme toujours en essai. On ne peut pas obtenir une moto parfaite d’entrée de jeu. Pour l’instant, on est treizième. Je m’étais fixé le top 10 pour objectif, on n’en est pas loin, mais ce n’est pas encore ça. Mon style de pilotage est de freiner très tard et de rentrer fort sur l’avant. Mais jusqu’à présent, je n’ai pas été capable de le faire car la moto élargit, ce qui n’était pas le cas à Jerez. Le monomarque me simplifie la vie en tant que débutant MotoGP, parce que ça évite de se prendre la tête pour savoir quel pneu choisir à travers de très nombreuses références sur chaque circuit, sans compter les pneus qualifs.
Mais pour ce qui est de la mise au point, si l’on discute un peu avec Niccolo Canepa (son coéquipier chez Pramac) je travaille surtout avec mon ingénieur acquisition de données, car les modifs à décider dépendent beaucoup de notre style de pilotage. Mais je sais que nos ingénieurs s’échangent les informations.
Comme tous les pilotes Ducati, nous souffrons de pompage de l’arrière à l’accélération, mais ça me gène moins que mes problèmes de train avant.

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Les chronos du deuxième jour de tests à Sepang:
1. Casey Stoner (Ducati) -  2:01.483
2. Loris Capirossi (Suzuki) -  2:01.555 (+0.072)
3. Valentino Rossi (Yamaha) -  2:01.626 (+0.143)
4. Dani Pedrosa (Honda) -  2:01.860 (+0.377)
5. Chris Vermeulen (Suzuki) -  2:02.086 (+0.603)
6. Toni Elias (Honda) -  2:02.232 (+1.017)
7. Colin Edwards (Yamaha) -  2:02.241 (+0.758)
8. Andrea Dovizioso (Honda) – 2:02.434 (+ 0.951)
9. Nicky Hayden (Ducati) -  2:03.434 (+1.551)
10. Jorge Lorenzo (Fiat) -  2:03.056(+1.573)
11. Sete Gibernau (Ducati) -  2:03.308 (+1.825)
12. Alex de Angelis (Honda) -  2:04.518 (+2.035)
13. Mika Kallio (Ducati) -  2:03.774 (+2.291)
14. Niccolo Canepa (Ducati) -  2:04.021 (+2.538)
…17. Randy de Puniet (Honda) -  2:04.507 (+3.024)
…19. James Toseland (Yamaha) -  2:04.597 (3.114)

 PHOTOS GOLD&GOOSE


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Publié dans HOT NEWS, SPORT
par Tom le 11 février 2009

Edito Moto Journal 1844 : Stars & Bikes

Si je vous dis qu’un type du nom de Ryan Reynolds a plaqué sa femme pour partir à moto sur les routes de l’Alaska avec ses potes, vous me répondez que ça vous fait une belle jambe. Alors j’ajoute que la malheureuse s’appelle Scarlett Johanson et là vous vous précipitez sur Google Images pour voir à quoi ressemble l’inconscient. L’appel de la moto, tous les beaux gosses hollywoodiens y sacrifient, comme une crème pour le visage ou une pub pour des machines à café. C’est une constante, un fait établi.

Le trio du classement officiel universel des acteurs fétiches de ces dames s’affiche régulièrement casqué, Brad-the-Bike en tête. Quant à penser qu’il larguerait sa Jolie femme pour une virée, il y a un monde que seul un splendide bicylindre pourrait combler. James Dean et Paul Newman vénéraient les caisses, le charme cinématographique opère désormais sur deux roues et Jack Nicholson se révèle une nouvelle fois comme un précurseur. Easy Rider n’a pas pris une ride.

Plutôt que de se barrer sur deux roues, Leonardo Di Caprio a choisi lui de joindre l’utile à l’agréable en produisant lui-même un remake du fameux manga Akira, dont la fameuse moto rouge dispute la vedette à Kaneda. On se prend à rêver que pour en construire la réplique il demande conseil à Matthieu Kassowitz. Pour sa grosse production américaine Babylon A.D., le réalisateur français avait fait bosser le préparateur savoyard Lazareth. Après tout Scarlett Johansson est bien l’ambassadrice d’une marque « qui le vaut bien » de notre côté de l’Atlantique.

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Publié dans HOT NEWS
par David Dumain le 11 février 2009

MOTO GP: les premiers essais à Sepang…comme si vous y étiez!

Les premiers essais officiels de la saison 2009 de MotoGP viennent de s’achever à Sepang.

En attendant de pouvoir dévorer le numéro 1844 de Moto Journal en kiosque jeudi prochain avec une analyse complète, le blog vous propose les commentaires recueillis par notre envoyé spécial, Thomas Baujard, auprès des chevaliers de l’asphalte.

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Aujourd’hui, une compilation des réactions de la première journée d’essais. Demain, une autre compil de réactions du 2ème jour, jusqu’à jeudi, dernier de ces trois jours d’essai.

TEAM YAMAHA TECH3

    James Toseland :
    Chute du britannique qui explose la moto à l’entrée du virage 5, en perdant le pneu arrière à 200 km/h (pneus froids). Les mécanos étaient encore en train de la remonter à 20 heures. James : « j’ai l’impression d’avoir fait un match de boxe contre Tyson ». Du coup, il ne fait que 34 tours et prend du retard sur la mise au point.Gary Renders, son team manager, tente de lui remonter le moral en lui disant que lorsque Rossi arrêtera, il pourra être champion du monde (mais qu’avant, c’est pas la peine d’y compter !) « L’an passé, Rossi a marqué une moyenne de 20,7 points par course, qu’est ce que tu veux faire contre un type comme ça… »

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    Colin Edwards :
    Tout de suite dans le rythme ce matin, sa mission du jour était de voir comment réagissait la nouvelle moto (M1 disposant de nouveau moteur et châssis) puis de voir quelles modification il devait apporter à son style de pilotage afin de s’y adapter. Diagnostic du texan : les Bridgestone sont mieux que les Michelin en entrée de courbe, et il faut donc privilégier la vitesse d’entrée afin de l’exploiter.
    Demain : test d’endurance de 21 tours pour les deux pilotes.
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YAMAHA FACTORY

    Valentino Rossi:
    L’idole arrive en s’aidant d’une béquille : il est tombé avec une table en verre en voulant fermer la fenêtre chez lui et s’est découpé comme un jambon. Bilan : deux doigts de la main gauche entaillés, dont l’un a nécessité 6 points de suture, et six autre points sous le pied gauche (Dainese à modifié la semelle de sa botte pour qu’il puisse rouler). «Mais j’ai de la chance car les tendons ne sont pas touchés. Pas de douleur, mais le sang s’est mis à pisser et pendant deux minutes, j’ai vraiment flippé. Même pour vous, achetez une table en bois ! » conseille le maître. « Ca me fait un peu mal au freinage et lorsque je rentre les rapports, mais je suis content d’être capable de rouler car cette année on a moins d’essai, et si l’on n’avait pas pu mettre la moto au point, on aurait pris trop de retard. » Pour se mettre en train, Valentino perd l’avant dans le virage 2 après seulement sept tours « je suis tombé à 55 km/h, heureusement sans me faire mal ». Avec seulement « 31 tours au compteur, c’est le second pilote à avoir moins roulé après Edwards et Stoner. Il est néanmoins content du potentiel de la nouvelle M1. « . Je me sens bien d’entrée de jeu sur cette machine. Le châssis a évolué (bras oscillant plus court, plus d’autres modifications secrètes, ndr). Le nouveau moteur accélère plus fort, mais nous devons encore adapter un châssis conçu pour les Michelin aux Bridgestone, notamment en termes de répartition du poids sur la moto. L’an passé, nous avons eu quelques difficultés avec l’arrière de la moto, qui cette année semble mieux se comporter. J’avais le meilleur temps à Jerez, et ici, je suis dans les chronos du GP de 2008 dès le premier jour, ce qui est bon signe. Question pneus, j’ai réalisé mon meilleur temps en pneus durs. Mais pour Casey comme pour moi, cette règle est un peu pénalisante, dans la mesure où le pneu le plus dur retenu par Bridgestone est un peu moins dur que ceux que nous utilisions l’an passé, surtout l’avant. Mais je pense que certains autres pilotes ne sont pas capables d’utiliser un tel pneu (il faut aller très vite pour mettre suffisamment en contrainte afin qu’il chauffe et adhère, ndr). Ca va donc niveler les écarts au chrono, ce qui sera sans doute bon pour le spectacle. »A noter qu’un deuxième chien a fait son apparition sur le dosseret de selle de la M1 N°46!
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    Jorge Lorenzo :
    Des commentaires recueillis par son team manager, car Jorge a la flemme de me parler…il est trop fatigué. « On est parti de la M1 en configuration Jerez (les derniers tests Moto GP 2008, fin novembre), et le matin, on a eu des difficultés à faire de bons temps. On l’a laissé se réhabituer à la moto avant de toucher aux réglages. On recherche plus de stabilité au freinage pour améliorer la vitesse d’entrée en courbe et plus de grip à l’accélération. Jorge doit aussi mieux comprendre comment exploiter ses pneus, qu’il utilise pour la 3è fois (Lorenzo vient de passer de Michelin à Bridgestone, et l’on a vu en 2008 que même un top pilote comme Pedrosa a mis plusieurs courses à s’y faire, ndr). Enfin, il a chuté en course ici l’an passé en perdant l’avant. Il doit donc prendre son temps et réapprendre (ouais enfin je suppose qu’il se rappelle encore dans quel sens ça tourne, ndr).
    Physiquement, sa cheville gauche se ressent encore de ses crashs en Chine et à Laguna Seca, mais il est presque totalement remis.

DUCATI

    Casey Stoner :
    « Le moteur à bien progressé côté couple, ce qui était sa principale faiblesse depuis deux ans (soit depuis le passage en 800 cm3, ndr). En châssis, on utilise encore les réglages de 2008 en dépit d’un châssis plus rigide. On doit bosser là-dessus. On est habitués aux problèmes de pompages de l’arrière, mais on doit les contourner d’une autre manière avec le nouveau châssis. On devrait recevoir de nouvelles pièces au Qatar pour poursuivre la mise au point, mais la moto a le potentiel pour gagner des course. Personnellement, c’est étrange, je me sens comme une merde sur la moto, je ne pilote pas comme je voudrais mais les chronos sont bons. Ce matin, j’ai roulé en 2’03, j’étais dégouté, et quand la feuille des temps est sortie, j’étais le plus rapide. C’est vraiment bizarre. Peut être que les autres pilotes ont le même genre de problème. Mais ça nous donne de la confiance car une fois que je serai rétabli, ça devrait aller. » Selon Livio Suppo, team manager Ducati, Casey ne peut pas faire plus de cinq tours d’affilée malgré les anti-inflammatoires. Il ne pensait pas avoir aussi mal, mais Sepang est un circuit particulièrement éprouvant (une fournaise qui compte cinq gros freinages, ndr).

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    Nicky Hayden :
    « J’aime cette moto stable au freinage et en grand courbe, grâce au châssis carbone. J’aime l’ambiance dans le team, où toutes des données de Casey sont à ma disposition. Je tente actuellement de cerner la limite du train avant au freinage et celle de l’arrière à l’accélération. Pour l’instant, le châssis carbone ne me prévient pas de l’approche de la limite malgré son ressenti très direct. Je ne suis pas habitué à de tels pompages de l’arrière, ce qui rend la moto instable en sortie de courbe. On ne fait que des modifs de détails (empattement et dureté de ressort d’amortisseur) jusqu’à ce que je sois dans de bons chronos. Après on pourra tenter des trucs plus osés comme changer les déports de té de fourche… On en profite aussi pour valider de nouvelles pièces qui ont été testées cet hiver (par Vittoriano Guareschi, le pilote de développement, ndr) comme la pompe à essence. L’essentiel de mon travail porte sur le châssis et l’électronique. On est plus efficace sans glisser avec ce genre de moto et des pneus offrant autant de grip. J’aime les Bridgestone, même si aujourd’hui je n’étais pas encore assez rapide pour les faire chauffer suffisamment (surtout côté gauche). Et j’aime cette nouvelle règle qui nous permet de moins tester, même si les essais risquent de devenir moins excitants sans pneus qualif’. »
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    Les chronos du premier jour de tests à Sepang:
    1. Loris Capirossi (Suzuki) -  2:01.869
    2. Casey Stoner (Ducati) -  2:02.038 (+0.169)
    3. Valentino Rossi (Yamaha) -  2:02.324 (+0.455)
    4. Chris Vermeulen (Suzuki) -  2:02.803 (+0.934)
    5. Toni Elias (Honda) -  2:02.886 (+1.017)
    6. Andrea Dovizioso (Honda) – 2:03.088 (+ 1.219)
    7. Colin Edwards (Yamaha) -  2:03.088 (+1.219)
    8. Dani Pedrosa (Honda) -  2:03.312 (+1.443)
    9. Sete Gibernau (Ducati) -  2:03.750 (+1.881)
    10. Jorge Lorenzo (Fiat) -  2:03.894 (+2.025)
    11. Nicky Hayden (Ducati) -  2:04.002 (+2.133)
    12. Alex de Angelis (Honda) -  2:04.396 (+2.527)
    13. Mika Kallio (Ducati) -  2:04;405 (+2.536)
    14. James Toseland (Yamaha) -  2:04.502 (2.633)
    15. Randy de Puniet (Honda) -  2:04.882 (+3.013)


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Publié dans SPORT, Uncategorized
par Tom le 10 février 2009