Archive pour janvier 2009

L’hivernale MJ continue!

Voilà c’est fini…tout du moins pour nous car l’hivernale MJ continue!

minerve.jpg

Entre Toulouse et  Aix-en-Provence, c’était nous, Micou et Lolo. Et vous nous avez surpris. C’était un peu un inventaire à la Prévert, il y avait de tout, pour tous les goûts, ce qui nous rassure sur la moto. Sa pratique n’est pas unique mais multiple et on vous aime tous.

De « à fond à fond », ambiance « rallye routier » avec les Toulousains (on s’excuse pour ceux qui se sont refusés de suivre le rythme et ont préféré décrocher) aux plus bucoliques et tranquilles Biterois qui nous trainé sur des petites routes défoncées du Minervois, en passant par les plus hétéroclites Nimois.

toulouse.jpg

Nous avons tenté de faire de notre mieux, de parler un peu avec tous, des sujets qui vous tentaient, de vos préoccupations ou plus simplement de vos joies à moto. On a aussi roulé et dans ces moments, même sans rien se dire, nous avons ressenti une immense bouffée de chaleur humaine et de bien être motard.

salagou.jpg

Alors, merci à tous: aux pro actifs comme Pierre de Toulouse sur son 1200 GS, Jean de Béziers sur son R 1200 ST, Stéphane du côté de Nîmes qui nous a hébergé, ou à ceux qui sont passés nous voir par simple curiosité de rencontrer les journaleux de Moto Journal.

Ah, j’allais oublier. Pour la fin du périple, rejoignez-nous sur les villes étapes, chez les concessionnaires, et non pas sur le parcours, puisque ce fameux parcours de la journée, nous ne le découvrons qu’au dernier moment, celui où l’un d’entre vous veut bien s’improviser guide pour nous faire découvrir sa région.

Et aussi, venez avec vos femmes ou vos copines…on croirait qu’elle sont timides!

L’hivernale MJ est bien sûr à découvrir dans MJ chaque semaine.

PS: nombre d’entre vous nous ont demandé des photos. On essaie de réfléchir à un système pour que vous puissiez les récupérer sur un serveur!


 270 vue(s)
 » 6 commentaires
Publié dans HOT NEWS
par Laurent Cochet le 29 janvier 2009

Les écolos ne sont pas tous des cons

Comment peut-on défendre à la fois un idéal noble et déborder d’autant de haine ?

A l’heure où des conflits déchirent chaque jour un peu plus le monde, c’est une question que je me suis posée après la lecture d’un article nauséabond paru sur un site écolo nommé Carfree. Titre du brûlot : « Les motards sont des cons ». Tout simplement. Sans nuance, l’auteur liste les défauts de ces hommes qu’il exècre (uniquement des hommes, puisque, entre autres, il prétend « qu’ils préfèrent leur moto à leur femme ».

Je n’ose imaginer ce que cet esprit éclairé a déjà écrit sur les blondes, les routiers, les Anglais, les homos, etc. Ça ne serait pas grave si ça n’était sur un site dont le contenu paraît sérieux par ailleurs. Ce genre de prose décrédibilise du coup ledit contenu, d’autant qu’après le tollé provoqué par tant de haine, Carfree laisse l’auteur récidiver dans un papier intitulé « Les motards sont des cons, ça se confirme ». En censurant (on dit modérer sur Internet) au passage les réponses, notamment celle du site Mototribu. Dans notre Plein Phare, Valérie, elle, n’y va pas par quatre chemins, analysant cela comme une frustration liée au pseudo de l’auteur, Autominus. De notre côté, on n’en conclut pas pour autant que les écolos sont tous des cons. Parce que c’est aussi peu vrai que ça l’est des motards.

A lire et à méditer aussi dans Moto Journal 1842 paru aujourd’hui en kiosque.

couverture-moto-journal-1842.bmp


 312 vue(s)
 » 7 commentaires
Publié dans HOT NEWS
par David Dumain le 29 janvier 2009

VIDEO : LE TAHITI NUI XTREM EVENT

En décembre dernier avaient lieu une sorte de Xgames à Tahiti: le Tahiti Nui Xtrem Event.

Une grande première en Polynésie où les meilleurs pilotes de BMX, freestylers et Skateurs se sont affrontés.

Ils n’ont toutefois pas oublié de prendre aussi du bon temps comme le montre cette excellente vidéo de Mike Jamet, notre reporter favori dans le monde du freestyle! En ces temps de bourrasques et de pluies incessantes, ça énerve un peu!


 235 vue(s)
 » 3 commentaires
Publié dans HOT NEWS, VIDEOS
par Laurent Cochet le 23 janvier 2009

VIDEO : TROP FACILE LE « DECADE AIR »

Notre internaute « Full » va encore dire que c’est pas de la vraie moto.

Le fait est qu’au niveau de la qualité vidéo, c’est limite! Pourtant, ça a valeur de document exceptionnel!

Récemment, le freestyler Charles Pagès a rentré tout seul et en entraînement le « decade air ». C’est quoi t’es-ce?

L’objectif pour le pilote est de faire un tour complet autour du cadre lors d’un saut, guidon dans les mains. Ca n’a l’air de rien, cette figure est plutôt connue en BMX … mais  il faut un système de rotor qui permet de garder le contrôle des commandes (gaz, frein, embrayage) et …une sacrée paire de c……. avant de se lancer.

Je vous laisse apprécier l’affaire.


 175 vue(s)
 » 5 commentaires
Publié dans HOT NEWS, VIDEOS
par Laurent Cochet le 22 janvier 2009

La crise, le retrait de Kawa … Claudio Domenicali, le DG de Ducati Corse, s’exprime sans langue de bois

A l’occasion du lancement du team Ducati 2009 à Madonna Di Campliglio, nous avons également pu interviewer Claudio Domenicali, le directeur général de Ducati Corse. Notre envoyé spécial sur place, Thomas Baujard a abordé avec lui les sujets majeurs qui préoccupent en ce moment le MotoGP.

220365.jpgLA CRISE?
« La situation est mondiale, et doit nous forcer à évoluer. Cependant, nous avons des atouts : la moto est un sport dont la réputation n’est ni éclaboussée par le dopage, ni par des scandales financiers. De plus, nous pouvons compter sur des sponsors qui nous restent fidèles (Shell, Puma, Alfa Roméo…) car ils connaissent l’efficacité promotionnelle que représentent les GP. Cependant, cela ne doit pas nous empêcher de nous réunir avec les autres constructeurs pour faire évoluer le règlement afin de faire baisser les coûts. »

LA BAISSE DES COUTS
« Nous allons baisser les coûts de fonctionnement (nombre de moteurs, de personnes travaillant pour le team), et nous concentrer sur la recherche et le développement. En accord avec les autres constructeurs, nous étudions la possibilité de doubler la durée de vie de nos moteurs. Soit de 800 à 1600 km en ce qui nous concerne (c’est-à-dire au moins deux GP). Pour les moteurs qui ne tiennent pas la distance, comme en F1, il y aura une pénalité. Le pilote part mais ne marque que la moitié des points en fonction de sa place, ou il est rétrogradé sur la ligne de départ, à définir. »

LE RETRAIT DE KAWA
« Cette décision repose sur un simple constat économique. Dans un contexte difficile, une entreprise se doit de supprimer les activités qui lui sont le moins profitables. Kawasaki sortait d’une saison noire, et endossait la majorité des coûts. Ils ont donc choisi d’arrêter les frais. »

UNE FUSION DES CHAMPIONNATS MOTOGP ET SBK?
« Peu probable, car ces championnats ont des histoires différentes et sont difficiles à concilier. De plus, on peut très bien limiter les coûts tout en évitant leur fusion. Mais si le contexte économique se détériore encore, pourquoi pas? »220360.jpg

UNE 3ème MOTO PAR TEAM OFFICIEL ET POUR CHAQUE CONSTRUCTEUR, HISTOIRE DE REMPLIR LA GRILLE?
« En 2009, nous aurons cinq motos en tout (2 officielles, 2 Pramac et une Onde, ou l’inverse). Ensuite, on verra. »

LA RECHERCHE ET LE DEVELOPPEMENT
« Chaque mois, nous avons une réunion avec Philippo Preziosi (concepteur des MotoGP chez Ducati) afin de décider quelles technologies de GP seront transférées sur
la route. Dernière en date : l’antipatinage de série sur la 1198. »

LE BUDGET DUCATI EN COMPETITION?
« 40 millions d’Euros en tout, répartis à hauteur de 70% pour les GP (soit 28 millions d’euros, autant que Kawa d’après l’AFP, ndr), et 30% pour le Superbike (12 millions d’euros). »

220371.jpg

LES DIFFERENCES ENTRE LES MOTOS OFFICIELLES ET LES TEAMS SATELLITES
« Faibles. A noter que Ducati ne choisit pas les pilotes de ces teams (sauf que Livio Suppo, le boss des rouges, a un droit de regard sur la composition des teams, ndr) ».

LE MANQUE DE BASTON EN MOTOGP?
« En 2008, avec le même matériel et les même pilotes, il y a eu des courses passionnantes et d’autres sans suspense. Les écarts sont créés par les pilotes et les machines, qui sont les meilleures du monde. Donc ce n’est pas évident de ralentir le mouvement. Cependant, la règle du manufacturier de pneus unique va permettre de resserrer les écarts en 2009, car le facteur pneumatique était devenu trop important. De plus, les pneus seront identiques pour tout le monde en 2009, ce qui n’était pas forcément le cas par le passé, même en situation de monopole (Claudio fait référence à Michelin dans les années 90, ndr). »

QUID DE LA LIMITATION DE L’ELECTRONIQUE?
« Correct dans l’optique de la limitation des coûts. Mais pénalisant pour l’innovation (et donc les transferts de technologie dont bénéficient les motos de route) comme pour la sécurité des pilotes. Avec sa puissance actuelle, une motoGP sans assistance électronique devient dangereuse. Et nous devons penser à la sécurité de nos pilotes comme à celle de nos clients. »220362.jpg

L’ABS SUR LES MOTOGP ?
Pourquoi pas, mais ça induirait des coûts de développement supplémentaires alors qu’aujourd’hui, on cherche l’inverse.

UN REGARD SUR LA SAISON 2008?
« Les chiffres sont là : six victoires, neuf records du tour, 9 pôles positions : si Valentino Rossi n’avait pas fait une saison aussi impressionnante, Casey aurait reconduit son titre mondial. Mais à seulement 23 ans et vu son potentiel, nous sommes confiants pour la saison prochaine. D’autant que la GP9 (c’est-à-dire la motoGP millésime 2009) propose une rupture avec les précédentes motos de la lignée (GP 6, GP7). Et ce pour améliorer le rapport rigidité/poids. Nous avons pour ce faire remplacé notre cadre treillis acier traditionnel par un cadre carbone dont la partie avant est directement fixée au bloc moteur. Quant au moteur, la puissance maxi reste inchangée, mais grâce à une boite à air et une cartographie d’allumage différentes, nous nous sommes efforcés d’obtenir une courbe de couple aussi plate que possible afin de d’améliorer la facilité d’exploitation. Vittoriano Guareshi a d’abord validé ces solutions techniques, puis Casey Stoner a réalisé de très bons chronos à Barcelone à son guidon. »
Commentaire du rédacteur: Ducati montre ici une vraie volonté d’innovation et risque de prendre une longueur d’avance sur les usines japonaises, plus figées dans leurs choix techniques.

LA CRISE AVEC MELANDRI ?
La relation avec une MotoGP, c’est comme un mariage. On part avec les meilleures intentions du monde et puis qu’on le veuille ou non, on doit faire face à des problèmes. Même s’il y a eu des embellies, comme à Valencia où il a été 2è chrono en course, Marco ne s’est jamais senti à l’aise sur la Desmosedici. On a pourtant travaillé avec lui pour résoudre le problème, mais on n’y est jamais parvenu. Nicky Hayden, lors de son premier roulage post GP à Valencia, a lui connu des difficultés, mais avec une approche différente, il est parvenu à mieux les cerner et à progresser.

Propos recueillis par Thomas Baujard (Moto Journal) photos non reproductibles Gold and Goose.

 


 120 vue(s)
 » 0 commentaire
Publié dans HOT NEWS, SPORT
par Tom le 21 janvier 2009

MOTOGP : Nicky Hayden raconte sa nouvelle vie avec Ducati

Madonna di Campiglio. Sa station de ski chicos, ses caisses de luxe garées devant les hôtels quatre étoiles, et surtout sa présentation presse conjointe des teams Ducati et Ferrari poétiquement baptisée Wrooom ! A la base, ça fait un peu snob et kitsch, mais rapidement, le journaliste en quête d’information y trouve son intérêt. Primo, des conférences de presse y sont organisées avec les deux pilotes officiels Ducati Stoner et Hayden, ainsi que le boss du service course (et directeur de la production des motos de série) : Claudio Domenicali.

Pas d’entretien intimiste mais une grande salle de conférence façon amphi de fac, garnie d’une quarantaine de journalistes armés d’appareils de traductions et d’un caméraman. Plutôt intimidant quand on a l’habitude de cuisiner un ingénieur moteur peinard au coin d’un box lors des présentation presse, mais plus pratique pour les interviewés : ça leur évite de répéter cinquante fois la même chose.

_tin1511.jpg

Résultat, ce vous allez goulument dévorer ici n’est autre que la compile des questions posés par tous les journalistes -dont l’ancien pilote de GP Steve Parish, qui bosse pour la BBC, et d’autres pointures qui connaissent les Gépés sur le bout des doigts. Notez que les pilotes sont très pros et répondent de manière complète à chaque question, même si MotoGP oblige, au lieu de dire que l’épure de leur amorto est ratée, ils vont déclarer « nous avons un ou deux soucis avec train arrière de la machine. PLace au petit nouveau de chez Ducati, Nicky Hayden!

_tin1416.jpg

Alors Nicky, heureux d’intégrer le team officiel Ducati ?
Nicky Hayden : « La première fois que j’ai enfilé mon cuir Marlboro/Ducati avec tous les sponsors du team, j’ai ressenti une grande fierté. Je suis reconnaissant de leur part de me donner une telle opportunité, et j’ai hâte que la saison commence. Jusqu’ici, tout s’est plutôt bien déroulé, mais on sera vraiment fixé lors du premier GP. »

Qu’est ce que ça fait de se retrouver avec un autre champion du monde comme co-équipier ?
Nicky Hayden : « Depuis le début, le team se met vraiment en quatre pour que je me sente le mieux possible. Je leur ai même dit de ne pas trop se mettre la pression ! Mon chef mécano, qui depuis des années n’a travaillé qu’avec des pilotes italiens, est parti deux semaines en Angleterre pour améliorer la communication entre nous. C’est ce genre de détail qui montre la motivation de mon équipe. Casey fait de même, il est resté à Jerez avec son équipe technique pour m’aider à comprendre la moto, et je sens que tout le monde va dans le même sens. Ca permet de venir bosser avec le sourire. »

Ton style correspond-il à la Desmosedici ? 
Nicky Hayden : « Jusqu’ici, ça s’est bien passé. Bon, j’ai besoin de rouler encore plus vite avec pour être dangereux (pour les autres pilotes, hein, pas pour lui, ndr…), mais j’aime cette moto. Le moteur est très puissant, ce qui me plait, et qui est toujours utile en course. J’aime le senti du train avant, très stable, en particulier dans les courbes rapides. Jusqu’ici, je n’ai roulé qu’à Jerez et Valencia, deux circuits sinueux, et je pense que ça sera encore mieux sur des pistes comme Sepang où l’on peut mettre plus de gaz. Je ne vais pas vous dire que la GP9 est une moto facile à piloter et douce. Quand tu montes sur un tel engin, tu as intérêt à être prêt car les choses se passent vite ! En sortie de courbe, il arrive que ce soit un peu chaud. Le moteur réclame beaucoup d’attention et le châssis est très rigide, ce qui donne un bon retour d’information au guidon. »

img_5273.jpg

Que penses-tu du retrait de Kawasaki ?
Nicky Hayden : « Je trouve que c’est vraiment dommage. Plus il y a de motos, meilleures sont les courses, et la grille va faire un peu vide. De plus, les membres de l’équipe Kawa ont des familles, et ça ne doit pas être simple pour eux de se retrouver au chômage. La crise est mondiale, mais nous, grâce à Ducati et à nos sponsors, on est pour l’instant à l’abri. On a donc un sacré bol ! Mais dans la vie comme dans la course, rien n’est acquis et il faut se battre. C’est dans la difficulté que les gens se révèlent, et c’est bon de voir actuellement les décideurs du MotoGP essayer de modifier le règlement pour faire avancer les choses. »

Quelle différence entre les contrôles de traction Honda et Ducati ?
Nicky Hayden : « La plus grande différence entre ces deux MotoGP est l’électronique. Mais les gens ont une conception totalement erronée du contrôle de traction. C’est juste un outil, ça n’a rien de magique. Ce n’est pas parce qu’il est activé que tu ne peux pas te faire un high-side (se faire éjecter de la moto à l’accélération, ndr). Pour l’instant, on bosse encore sur mes réglages de base avec la Ducati, on n’en est pas à chercher les derniers dixièmes, là où le contrôle de traction entre en jeu. Néanmoins, la plus grande différence avec Honda est que Ducati l’utilise aussi pour faciliter le travail des suspensions, ce qu’on n’a jamais fait avec Honda. La difficulté est qu’avec l’électronique, la limite d’adhérence est plus difficile à percevoir, et qu’il va me falloir beaucoup rouler pour la sentir, alors que nous aurons moins d’essais que l’an dernier.

Stoner comme coéquipier, ça doit être plus sympa qu’être en face de Pedrosa ?
Nicky Hayden : « On s’est toujours bien entendu avec Casey. On a des origines assez similaires : on vient tous deux de championnats extérieurs à l’Europe (pas tout à fait exact car les parents de Stoner on quitté l’Australie pour l’Angleterre alors qu’il n’avait que 13 ans pour lui permettre de débuter en vitesse, la limite Australienne étant à l’époque de 16 ans, ndr). On a tous les deux pratiqué le dirt track, et en piste, nous sommes des battants. Bien sûr, on veut chacun devancer l’autre, mais on fonctionne de la même manière, et on est aussi capable de bosser dans le même sens en s’échangeant nos informations pour faire un team plus fort. »

220385-500-x-333.jpg

Lorsque tu es arrivé en MotoGP, tu as été le coéquipier de Valentino Rossi. Quelles différences avec Stoner ?
Nicky Hayden : « Les champions du monde sont tous les mêmes (Hayden sait de quoi il parle, il fut champion MotoGP en 2006, ndr), leur détermination et leur volonté se lit dans le regard. Même si Rossi donnait souvent l’impression d’être en vacances lorsqu’il circulait dans le paddock, une fois dans son box, sa motivation et son sérieux ne faisaient aucun doute. Casey est de la même trempe, il est concentré sur son objectif et extrêmement fort mentalement. On ne se retrouve pas deux années de suite en lutte pour le titre mondial par hasard. Pour moi, c’est à la fois une bonne sensation et un honneur de faire équipe avec lui, en constituant un team fait de deux champions du monde MotoGP. »

Entre Rossi, Stoner et toi, qui est le plus fort ?
Nicky Hayden : « Je me sens fort. Jusqu’ici, on ne peut pas dire que ma carrière en GP ait été une promenade de santé. Mais par rapport aux gens qui disaient lors de mes premières courses (en 2003, ndr) que je ne ferai pas long feu, je suis toujours là, avec un bon guidon et suffisamment de force mentale pour être dans ce paddock et tenir mon rang. »

A jerez, tu es allé en salle de presse pour examiner ton style de pilotage sur les photos. Que cherchais-tu à corriger ?
Nicky Hayden : « En fait, c’est une chose d’analyser l’acquisition de données, mais c’est toujours bien de se voir de l’extérieur. J’ai regardé les vidéos que Ducati tournait à Jerez et Valencia, ainsi que les photos pour confirmer des sensations que j’avais, mais dont j’ai vraiment eu la certitude en examinant mon style de pilotage. Une chose est sûre, au point de vue de l’ergonomie, la Ducati est une moto vraiment confortable, avec une bonne position de conduite et de la place, ce qui ne me procure aucune gène. Du coup, mon attitude est assez naturelle dessus. A part la position du frein arrière (relevé pour ne pas qu’il ne frotte), je n’ai demandé aucune modification sur les commandes. »

Es tu en faveur d’une réduction du nombre d’assistances électroniques ? 
Nicky Hayden : « Oui. Ces deux dernières années, l’électronique a fait de tels progrès que si ça continue à ce rythme, dans une paire d’année, ce sera ridicule. Il serait intéressant de fixer une limite. Mais c’est de la technologie, et on ne peut pas empêcher le monde d’avancer. La Dorna et les constructeurs vont avoir du pain sur la planche pour trouver un compromis qui permette de préserver l’intérêt des courses. Je ne suis pas sûr que la règle des pneumatiques monomarques favorise le spectacle. Et en fin de compte, c’est ce qui est le plus important : la bagarre, les dépassements dans le dernier tour. C’est ce que veulent les spectateurs et que le MotoGP a aujourd’hui du mal à offrir. »

Pourquoi ?
Nicky Hayden : « C’est un ensemble de choses. Le passage de 1000 à 800 cc, le niveau de pilotage qui a augmenté ces deux dernières années avec l’arrivée de nouveaux pilotes, et en particulier de Casey Stoner. Aujourd’hui, la moindre erreur, et la course est perdue. Mais j’aime autant livrer une belle bagarre en piste que vous la regarder ! »

Quelle est la différence d’ambiance entre un team Italien et un team japonais ?
Nicky Hayden : « Je ne veux rien dire de mal sur mon précédent employeur, chez qui j’ai apprécié chaque minute de mon temps, même si à la fin, j’ai eu quelques regrets (Nicky fait sans doute référence à l’attitude négative de Puig et Pedrosa, ndr). Je me bornerai donc à dire que les méthodes de travail sont différentes. Chez  Honda, les motos venaient du Japon et le team était basé en Belgique, tandis que chez Ducati, tout vient du même endroit ! On sent une passion très présente, et des gens motivés pour me faire courir dans les meilleures conditions possibles. Après, ce sera à moi de faire le boulot. »

img_5280.jpg

Qu’est ce qui sera le plus dur pour toi ? S’adapter à une nouvelle moto ou à de nouveaux pneus ?
Nicky Hayden : « A une nouvelle moto, sans aucun doute. Mais la règle du manufacturier unique m’a beaucoup aidé, parce qu’aujourd’hui, on a plus que deux types de pneus (chez Bridgestone, ndr) : tendre ou médium, et ça simplifie le choix. Dès la première séance à Valencia, j’ai pu me concentrer sur l’électronique et les suspensions, tandis que lorsque j’étais pilote Michelin, on passait énormément de temps à tester des pneus dotés de différentes carcasses, qualités de gomme, taille et construction. Et pour comprendre ce matériel et être capable de choisir, il faut être à chaque fois dans des temps de course. »

Combien de temps va-t-il vous falloir avant de gagner au guidon de la Ducati ?
Nicky Hayden : « Il est un peu tôt pour faire des prédictions. Ces deux dernières années, je n’ai pas fait grand-chose pour être honnête. Mon but est de retrouver mon niveau de 2006, année où j’ai gagné des courses, et d’être capable de me battre pour le podium chaque week-end. »

220366-500-x-333.jpg

Une fois les interviews bouclées, c’est la récré et on part skier avec les pilotes. Enfin c’est ce que je pensais, parce qu’en fait, Nicky Hayden n’est jamais monté sur des planches de sa vie (il a parait-il pris une première leçon le lendemain de notre départ). Quant à Casey Stoner, il skie avec sa garde rapprochée : son épouse Adriana, son préparateur physique Anthony, plus un ou deux potes, et pour les accompagner, il faut réserver.

Rendez vous donc en 2010 pour le comparo Hayden/Stoner sur un champ de bosses !

 


 206 vue(s)
 » 1 commentaire
Publié dans HOT NEWS, SPORT
par Tom le 20 janvier 2009

PORTES OUVERTES DES CIRCUITS 2009: inscrivez-vous en ligne à partir du 4 mars !

Les Portes ouvertes des circuits, c’est reparti pour 2009. Dès le 4 mars prochain, vous pourrez vous inscrire à ces journées initiées en 2004, notamment par la Fédé française de moto, et qui font “piste comble” chaque année. 26 sont prévues partout en France ou presque, sur 17 circuits, dont trois nouveaux (Clastres, La Ferté-Gaucher et Bourbonnais).

La première aura lieu le 17 avril sur le circuit Carole, près de Paris ; la dernière se déroulera le 19 octobre à Alès. Une nouvelle fois, il s’agira de vous perfectionner à la conduite tout en roulant sur circuit. Lors de chaque journée, plusieurs sessions de roulage seront organisées, ainsi que des cours, briefings-débriefings et autres animations assurées par les partenaires de l’opération. Le prix d’une journée n’a pas bougé par rapport à 2008 : 25 € pour un “petit” circuit, 35 € pour un “grand”.portes-ouverts-sur-circuit.JPG

Nouveauté cette année : des Portes ouvertes “Formule Plus” destinées à ceux qui ont déjà participé aux journées 2008 et à ceux qui auront participé à une journée “normale” au premier semestre 2009. Quatre journées “Formule Plus” seules sont prévues, les autres étant intégrées aux Portes ouvertes normales. Un contenu pédagogique spécifique sera proposé : découverte des drapeaux utilisés, travail sur les trajectoires, réglage des suspensions, etc.

Pour pouvoir y participer, il sera obligatoire d’avoir un Passe circuit, en cours d’élaboration à la FFM, ou une licence entraînement. Le titulaire de cette dernière licence aura droit à des avantages supplémentaires : deux participations au Portes ouvertes et un baptême de piste en duo avec les frères Foray et Guillaume Dietrich — ces baptêmes seront ouverts à tous mais moyennant 55 €. On a déjà envie d’y être!

LE CALENDRIER 2009
• Vendredi 17 avril : Circuit Carole (95)
• Lundi 20 avril : Anneau du Rhin (Biltzheim, 68)
• Vendredi 24 avril : Le Vigeant (86)
• Dimanche 26 avril : Alès (30)
• Mercredi 29 avril : Le Mans Maison-Blanche (72)
• Lundi 11 mai : La Ferté-Gaucher (77)
• Vendredi 15 mai : Croix-en-Ternois (62) *
• Vendredi 29 mai : Beuvardes (02)
• Vendredi 12 juin : Nogaro (30)
• Lundi 15 juin : Circuit du Bourbonnais (03)
• Vendredi 19 juin : Albi (81)
• Vendredi 26 juin : Anneau du Rhin (Biltzheim, 68)
• Lundi 6 juillet : Magny-Cours (58)
• Vendredi 17 juillet : Croix-en-Ternois (62)
• Mercredi 22 juillet : Lédenon (30) **
• Lundi 27 juillet : Pau-Arnos (64)
• Vendredi 31 juillet : La Ferté-Gaucher (77) **
• Samedi 1er aoûtLurcy-Lévis
• Dimanche 9 août : Circuit de Clastres (02)
• Lundi 24 août : Circuit de Bresse (71)
• Vendredi 28 août : Nogaro (32) **
• Lundi 31 août : La Ferté-Gaucher (77)
• Samedi 12 septembre : Beuvardes (02)
• Lundi 14 septembre : Val-de-Vienne (86)
• Lundi 28 septembre : Le Mans Maison-Blanche (72) *
• Lundi 19 octobre : Alès (30)
Toutes les journées seront Portes ouvertes “normales” et “Formule Plus” sauf : * uniquement les Portes ouvertes ; ** uniquement “Formule Plus”

PRATIQUE:
• 17 circuits
• 100 à 140 participants maxi par journée
• 25 € la journée sur les petits circuits, 35 € pour les grands
• Seules les motos complètement stock seront acceptées
• Une seule inscription possible par personne pour les portes ouvertes
• Inscriptions uniquement par internet et à partir du 4 mars
• Infos et inscriptions sur le site de la Fédération Française de Moto.

 


 239 vue(s)
 » 3 commentaires
Publié dans HOT NEWS
par Pierre Orluc le 20 janvier 2009

Premier essai de la Yamaha R1 2009 Big Bang

C’est fait, la Yamaha YZF 1000 R1 2009 vient de livrer ses premiers secrets sur le circuit australien d’Eastern Creek. Son tout nouveau 4 cylindres doté d’un vilebrequin à calage Cross Plane (Big Bang) comme sur la M1 de Valentino Rossi est une vraie surprise. Doux, coupleux, ultra exploitable, jamais vicieux et offrant une motricité sans précédent. Et maintenant, place à un petit quizz en vidéos, interview et photos.

r1_statics_06.jpg

SI LA YAMAHA R1 ETAIT UN CIRCUIT ?
Ce serait celui d’Eastern Creek en Australie
où le pilote Yamaha Jeff de Vries vous livre un joli tour chrono avec la belle. Tendez l’oreille,la sonorité de ce 4 cylindres est détonnante.

SI LA R1 ETAIT UN INSTRUMENT DE MUSIQUE ?
Ce serait une batterie.
Un moyen idéal pour comprendre ce nouveau type de calage vilebrequin, proposé de façon fort crétaive par Yamaha.

SI LA R1 ETAIT UN ARTICLE,
Ce serait LE prochain Moto Journal
à découvrir en kiosque avec l’essai complet de la Yamaha R1 en Australie.

qg3j2732.jpg

ENFIN? SI LA YAMAHA R1 ETAIT UN HOMME BIEN ?
Ce serait de T.Noshida,
son project leader que nous avons interviewé et qui n’a pas sa langue dans la poche

ale_8656.jpg

Moto Journal : pourquoi ne pas utiliser tout simplement le terme de “big bang“ pour votre moteur ?
- T. Noshida :
Je ne sais pas si ces termes sont protégés, mais dans l’esprit , la technologie “big bang“ appartient à Honda et a débuté sur la NSR 500 de Mick Doohan en 1992. Furusawa, le boss du MotoGP chez Yamaha, n’a jamais utilisé le terme de “Big Bang“ mais toujours celui de “Cross Plane“. Ce n’est d’ailleurs pas pour jouer sur les mots puisque les philosophies de Honda et de Yamaha sont profondément différentes. A l’époque, Honda cherchait, sur les 720° de révolution d’un moteur 4-temps, à rapprocher les explosions de chaque cylindre afin de pouvoir offrir plus de répit au pneu arrière entre chaque cycle. Nous, c’est autre chose, nous avons cherché à réduire le couple inertiel induit par le mouvement du vilebrequin. Ce couple contrarie le vilebrequin au moment où chaque piston doit remonter. Nous voulions supprimer cela pour qu’il ne reste plus qu’un seul couple, celui demandé très exactement par le pilote à la poignée de gaz. Vous voyez donc que la théorie est complètement différente.

Moto Journal : qui a la paternité industrielle de ce type de calage vilebrequin ?
- T. Noshida : Je ne sais pas exactement. Ce que je sais, c’est que l’on trouve trace dans les archives Yamaha d’un tel brevet dans les années 1950. On le retrouve aussi sur la Yamaha TRX 850 avec son vilebrequin calé à 270°. Et enfin sur la M1 de Rossi depuis 2004.

Moto Journal : prenons votre système d’admission variable, il n’a pas apporté de supériorité majeure face aux autres 4 cylindres 1000 japonais. Le Cross Plane, vous en attendez quoi ?
- T. Noshida : ce n’est pas la même chose. L’admission variable est là pour apporter plus de chevaux. Le Cross Plane joue sur les qualités fondamentales, l’ADN du moteur. Nous avons joué sur la façon de délivrer les chevaux et je peux vous dire que l’avantage est énorme, surtout pour ceux qui nous appelons les “Sunday track racer » (pilotes occasionnels sur circuit). Ils vont clairement améliorer leur chrono dans un sentiment énorme de confiance.

r1_naked_02.jpg

Moto Journal : le Cross plane n’a pas permis à Valentino d’écraser outrageusement la concurrence non plus ?
- T. Noshida : c’est vrai, Valentino n’a pas vu ses chronos faire un bond en avant spectaculaire juste grâce au Cross Plane. Mais à chaque course, à chaque tour, et sur l’intégralité d’une saison, sur la totalité du package, le cross Plane a fait la différence avec Valentino. Pour la R1 et pour un pilote professionnel dans un championnat comme celui du Superbike France, la différence au chrono apporté par le cross plane sera toutefois moins importante que pour un pilote occasionnel qui lui fera un pas énorme dans ses chronos habituels.

Moto Journal : et en 106 chevaux, ça va apporter quelque chose ?
- T. Noshida : Oui, l’avantage reste toujours aussi intéressant. Au moment où le pilote va vouloir ouvrir les gaz, faire appel au couple et à une partie de la puissance, il aura plus de précision.

Moto Journal : Vous ne nous avez pas montré de courbes de puissance et de couple comparant l’ancien et le nouveau moteur de la Yamaha R1, ça donne quoi ?
- T. Noshida : Les valeurs de couple et de puissance maxi sont assez similaires. En revanche, je peux vous garantir que de 6 à 10 000 tr/min, le couple délivré par la R1 2009 est très nettement supérieur à celui de l’ancienne R1.

Moto Journal : à quel point y a-t-il eu échange entre le service compétition et l’équipe de la R1 ?
- T. Noshida : dès la fin 2004 avec le titre de Rossi sur la M1 Cross Plane, une bonne partie des ingénieurs MotoGP ont immédiatement été transférés vers l’équipe de la R1 de route.

Moto Journal : quelle a été la plus grosse difficulté ?
- T. Noshida : ça n’a pas été le développement, ni même la fabrication de la technologie Cross Plane. Le plus dur fut en fait de changer notre conception, notre philosophie du plaisir que devait délivrer un 4 cylindres en ligne. Avant, pour donner des sensations aux acheteurs de R1, on comptait sur la puissance pure, la prise de tours sauvage. Là, avec le Cross Plane, même en ouvrant les gaz en grand, le pilote ne plus provoquer par lui-même ce type de sensations car le caractère moteur est très doux. Au début, on s’est même dit que ce moteur risquait d’être ennuyeux. Nos pilotes d’essais se sont posés beaucoup de questions. Celle de savoir ce qui leur remuait le plus les trippes : un calage classique ou le Cross Plane.

 

r1_naked_20.jpg

Moto Journal : et quand ces doutes ont-ils disparu ?
- T. Noshida : dès l’essai du premier prototype il y a trois ans. On a comparé et pris la décision définitive de poursuivre sur la voie du Cross Plane.

Moto Journal : à propos d’ennui, si je vous dis qu’au ralenti, votre 4 cylindres sonne comme une Honda VFR, vous en pensez quoi ?
- T. Noshida : ça ne me fait pas plaisir …mais vous n’avez pas tort. Si on doit faire appel à nos références habituelles, c’est vrai que le 4 cylindres cross plane sonne comme un V4. Maintenant, je trouve quelques nuances et je trouve que notre moteur a sa propre sonorité.

Moto Journal : honnêtement, c’est avant tout les avantages tirés en compétition qui vous ont poussé à mettre en œuvre cette technologie ?
- T. Noshida : absolument pas. Cette nouvelle façon de délivrer la puissance est encore meilleure pour la motricité sur la route. A aucun moment, dans notre cahier des charges, nous avons eu comme objectif de gagner un quelconque championnat. Nous avons fait une moto pour les acheteurs de R1.

Moto Journal : à l’avenir, pensez-vous que les autres marques japonaises vont suivre ?
- T. Noshida : Kawasaki, je ne sais pas. Honda, je pense qu’ils ont tout intérêt à faire un V4 sur leur future CBR 1000RR. Quant à Suzuki, ils ont le choix et je ne sais pas quelle direction ils vont prendre : celui du V4 comme en MotoGP ou garder leur 4 cylindres en ligne comme sur la GSX-R 1000 avec une technologie de type Cross Plane.

r1_statics_04.jpg

Moto Journal : cette technologie est chère à produire ?
- T. Noshida : Oui. Il y a des pièces en plus comme le balancier d’équilibrage. Le vilebrequin forgé en une seule fois, alors que sa forme est de type tri dimensionnelle, a nécessité la mise en place de machines bien spécifiques.

Moto Journal : peut-on imaginer un calage Cross Plane sur une supersport 600 ?
- T. Noshida : Non pas pour l’instant. Les puissances et couples sont bien plus raisonnables que sur les grosses 1000 et au moment d’ouvrir les gaz, le pilote n’a pas du doute ni de retenue. Et puis, pour le coup, le changement de philosophie serait plus compliqué à opérer. La clientèle 600 est fascinée par ces moteurs qui s’expriment et s’envolent à très hauts régimes.


 441 vue(s)
 » 7 commentaires
Publié dans ESSAIS, NOUVEAUTES, VIDEOS
par Laurent Cochet le 19 janvier 2009

Hivernale Moto Journal 2009

_yud2913.jpgLes points de rendez-vous en concessions

Pendant deux semaines, l’équipe de Moto Journal (deux par relais de deux jours) sillonnera la France pour venir rouler à vos côtés. En ces temps de crise et de grand froid (qui a dit crise de foie ?), il est plus que jamais vital de s’aérer sur deux roues, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente. C’est ainsi que nous concevons la moto et que nous voulons la partager avec vous, au guidon ou un café chaud à la main. Plusieurs lecteurs nous ont demandé s’il fallait s’inscrire. Non, il suffit de se pointer sur le lieu et à l’heure des rendez-vous ci-dessous. Nous avons préparé des parcours mais libre à vous de nous faire découvrir des coins sympas autour de chez vous, seul nous importe d’honorer le rendez-vous suivant. Et si vous avez de la place pour héberger deux routards, il se pourrait qu’on débarque chez vous… pour refaire le monde sur deux roues jusqu’au bout de la nuit. Envoyez vos invitations à motojournal@motorpresse.fr.

Lundi 19 janvier
Départ de Paris : Aurélien /Jacky
Rendez-vous à 9 h devant la concession Paris Nord Moto (Kawasaki, Suzuki, Voxan, Aprilia, MV Agusta), 6 rue de Bruxelles
, 93600 Aunay-Sous-Bois.
Etape à Evreux
Rendez-vous à 14 h 30 devant la concession Coquard Moto (Suzuki), Z.I. N°1 Rue de Cocherel, 27000 Evreux.

Mardi 20 janvier
Départ de Caen Rendez-vous à 9 h devant la concession Asphalt Spirit (Harley-Davidson), 941 boulevard Charles Gros – ZAC Object’ifs Sud, 14123 Ifs.
Etape à Alençon Rendez-vous à 14 h 30 devant la concession Bockler Motos (Honda), 156/160 Avenue du Général Leclerc, 61 000 Alençon.

Mercredi 21 janvier
Départ d’Angers Rendez-vous à 9 h devant la concession Techniques Motos 49 (Ducati), Pôle Moto CA du Landreau – Rue du Landreau, 49070 Angers / Beaucouzé.
Etape à Rennes
Relais : Thomas / Valérie
Rendez-vous à 14 h 30 devant la concession Moto Passion 35 (Aprilia, Moto Guzzi), 37 bis rue du Manoir de Servigné, 35000 Rennes.
Jeudi 22 janvier
Départ de Vannes Rendez-vous à 9 h devant la concession Atlantic Motos/Stop & Go (Honda, Yamaha, Kawasaki, Piaggio), Z.C. Kerthomas, 56 000 Vannes.
Etape à Nantes Rendez-vous à 14 h 30 devant la concession Triumph Nantes (Village Motos), 
Le Forum d’Orvault, rue du Commandant Charcot, 
44700 Orvault.

Vendredi 23 janvier
Départ de La Roche-sur-Yon Rendez-vous à 9 h devant la concession Le Brasseur Moto Center (Yamaha, Ducati, BMW, Suzuki, Piaggio, Gilera, Peugeot), 31 rue Paul-Emile Victor, ZI Bell, route de Nantes, 85 000 La Roche sur Yon.
Etape à Niort
Relais : Bader / Thieb’s
Rendez-vous à 14 h 30 devant Dafy Moto, 6 bis av Jean Batiste Colbert, 79 000 Niort.

Samedi 24 janvier
Départ de Angoulême Rendez-vous à 9 h devant la concession ADN Motos (Honda), 8 Rue de Bordeaux, 16000 Angoulême.
Etape à Périgueux Rendez-vous à 14 h 30 devant la concession Périgueux Motos Sport (Suzuki) Boulevard de l’Avenir, 24 430 Marsac sur Isle.

Dimanche 25 janvier
Départ de Agen Rendez-vous à 9 h devant la concession Challenge One 
(BMW, Kawasaki), Zac Agen Sud, 
47 000 Agen.
Etape à Toulouse
Relais : Micou / Laurent
Rendez-vous à 14 h 30 devant la concession Boxer Bikes (Triumph, Ducati, Kawasaki, MV Agusta), 36, rue Georges Ohnet, 31 200 Toulouse.

Lundi 26 janvier
Départ de Carcassonne Rendez-vous à 9 h devant la concession X Bikes (KTM), Z.I Pont Rouge, BP 571, 11 000 Carcassonne
Etape à Béziers Rendez-vous à 14 h 30 devant la concession Danckaerts Motors (Aprilia, Derbi, Daelim, Keeway), 21 avenue Jean Moulin, 34 500 Béziers.

Mardi 27 janvier
Départ de Nîmes Rendez-vous à 9 h devant la concession Sport Moto Thome (BMW), Zone d’activité Euro 2000, 18, avenue de la Dame, 30132 Nîmes-Caissargues.
Etape à Aix-en-Provence
Relais : Mathias / Zef
Rendez-vous à 14 h 30 devant la concession RC Moto (Honda), 53 avenue de l’Europe, 13090 Aix-en-Provence.

Mercredi 28 janvier
Départ de Toulon Rendez-vous à 9 h devant la concession Road Spirit (Triumph), 428, rue Henri Deville Ste Claire, 83100, Toulon.

Jeudi 29 janvier
Départ de Saint-Etienne Rendez-vous à 9 h devant la concession 100% Moto (Ducati), 20, cours Gustave Nadaud, 42000 Saint Etienne.
Etape à Roanne
Relais : Pierre / David
Rendez-vous à 14 h 30 devant la concession Moto 42 (Yamaha), RN7
, 42 300 Mably.

Vendredi 30 janvier
Départ de Mâcon Rendez-vous à 9 h devant la concession Starter Motos (Yamaha, Kawasaki, KTM), RN 6
 ZAC des Combes
 71000 Varennes-lès-Mâcon.
Etape à Lons-le-Saunier
Rendez-vous à 14 h 30 devant la concession D.V. MOTOS (Honda), 335 Rue Blaise Pascal, 39 000 Lons-le-Saunier.

Samedi 31 janvier
Départ de Dijon Rendez-vous à 9 h devant la concession JB Motorcycles (Harley-Davidson, Buell, Ducati), ZAE Cap Nord, 15 rue Nourissat, 21 000 Dijon.
Etape à Chaumont
Relais : Alex / John
Rendez-vous à 14 h 30 devant la concession Chaumont Moto (Suzuki, MBK), 1, place de la loge, 52 000 Chaumont.
Dimanche 1er Février Départ de Toul Rendez-vous à 9 h devant la concession Motostop (Kawasaki, Derbi, Kymco, Piaggio), ZAC de Jonchery, 54200 Dommartin-lès-Toul (France)
Etape à Verdun Rendez-vous à 14 h 30 devant la concession Auto Moto Gervaise (Yamaha), Z.A. du Wameau, 55430 Belleville-sur-Meuse.

Lundi 2 février
Départ de Charleville-Mézières
Relais : Yud / Michaël
Rendez-vous à 9 h devant la concession Tourte Motos (KTM, Voxan, MV Agusta, Benelli, Derbi, Beta, Sherco, Sym, Kymco, Can Am), 3 rue des Hautes Chaussées, 08 000 Charleville-Mezières.
Etape à Charleroi Rendez-vous à 14 h 30 devant la concession A2 Motor (BMW), 14 rue Brisack, 6001 Marcinelle (Belgique).

Mardi 3 février
Départ de Douai Rendez-vous à 9 h devant la concession Aprilia Falcone Motos (Aprilia, Husqvarna, Daelim, Hyosung, Barossa), 1431 route de Tournai 59 500 DOUAI
Etape à Amiens Rendez-vous à 14 h 30 devant Moto Expert, rue Hélène Boucher, 80136 Rivery.

Arrivée à Paris
Rendez-vous à 18 h devant la concession S-One, 58-60 avenue de la Division Leclerc, RN 20, 91 160 Ballainvilliers. Nous avons fixé par erreur rendez-vous chez Michel Borie (Harley-Davidson, Buell), 29, rue Pierre et Marie Curie, 94 200 Ivry-sur-Seine, d’où nous comptons partir pour l’hivernale 2010. Mais c’est un peu tôt…


 198 vue(s)
 » 27 commentaires
Publié dans Uncategorized
par Dadum1 le 12 janvier 2009

Edito : moulins à vent

Le jour même où ce premier Moto Journal de l’année 2009 sort tout chaud en kiosque, commence à Valladolid la 28e édition de la fameuse concentration des Pinguinos (une leçon d’humilité pour nous qui lançons humblement notre seconde hivernale, à la fin du mois). Ce que l’Espagne compte de motards purs et durs affrontera donc les frimas de l’hiver pour converger dans le nord-ouest du pays.

une-mj-8-janvier-2008.jpgCe qui ne fait ni chaud ni froid au chef du gouvernement espagnol natif de ce coin de Castille, déterminé à traquer les deux-roues.

Nos amis motards espagnols n’en finissent pas de lutter contre les éléments, pour ne pas dire contre les moulins à vent.

Alors que leur lutte est perdue contre le virus français de la loi des 100 chevaux, qui s’est propagée de leur côté des Pyrénées, les parlementaires espagnols un rien zélés ont poussé le délire jusqu’à voter une taxe d’immatriculation fondée sur des seuils d’émisions de CO2 plus contraignants pour les motos que pour tout autre véhicule, épargnant le secteur automobile pour cause de relance.

Autre seuil relevé, celui de l’âge des jeunes compétiteurs, à l’inverse de la France.

Même la toute puissante Dorna, promoteur espagnol du MotoGP, vit des heures sombres, obligée qu’elle est de sortir le gros chéquier pour aligner le nombre minimum de pilotes sur la grille de son prestigieux championnat du monde.

On espère que le dix-huitième n’aura pas pour nom Don Quichotte.

David Dumain




 160 vue(s)
 » 1 commentaire
Publié dans HOT NEWS
par Dadum1 le 8 janvier 2009